DVD & Blu Ray Les blogs
Tous DVD Blu-ray

Compte DVDpasCherien
login

 | Inscription | Mot de passe ?

DVD A LA LOUPE


SLIVER (VERSION NON CENSURéE)

Lui écrire surfeur51

Sliver (Version non censurée) DVD sorti le 06/04/2006


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Paramount
Distributeur :
Paramount

Date de sortie en salle : 25 Août 1993
Durée du film : 1 h 43 min.

Achat du DVD : Comparer les prix avec le moteur

Nombre de visites :
3935


   

Le Film : 6/10

Résumé : Après un divorce éprouvant, Carly Norris, jeune directrice de collection chez un éditeur new-yorkais, emménage dans un immeuble high tech. Quelques jours plus tard, Carly apprend qu'un des habitants de l'immeuble, Gus Hale, a fait une chute mortelle et qu'il est le troisième occupant à mourir dans des circonstances inhabituelles...

Avis : Clairement annoncé comme un thriller érotique, avec une affiche volontairement racoleuse, "Sliver" avait a priori plusieurs atouts pour connaître le succès: Sharon Stone voyait à l'époque sa cote monter en flèche après le succès mérité de "Basic Instinct", le scénariste Joe Eszterhas était également à nouveau de la partie en adaptant un roman de Ira Levin à qui on devait déjà "Rosemary's Baby", et l'australien Phillip Noyce était à la réalisation, après les excellents "Calme Blanc" et "Jeux de guerre". Dire que "Sliver" est complètement raté est excessif, mais il est incontestable qu'il n'a pas répondu aux attentes, ni du producteur Robert Evans, ni des spectateurs, sans doute parce que justement on en attendait trop, et qu'il aligne pas mal de clichés, quelques invraisemblances et surtout fait l'objet d'un traitement trop superficiel des personnages. Il bénéficie par contre de décors somptueux, d'un suspense correct sinon exceptionnel, et d'une magnifique musique qui met le spectateur parfaitement dans l'ambiance.

Si le film est une enquête pour déterminer qui tue les occupants de l'immeuble (appelé Sliver, d'où le titre) où vient d'emménager Carly, le thème sous-jacent est le voyeurisme, celui autorisé par l'achat par tout un chacun d'une longue vue permettant d'épier les occupants des autres immeubles aux alentours, et celui, beaucoup plus sophistiqué, consistant à installer des caméras dans les autres appartements. Il apparaît vite que tout l'immeuble de Carly est doté d'un réseau permettant à un mystérieux voyeur d'espionner les scènes les plus intimes qui se déroulent chez ses voisins. Le voyeur est-il l'assassin, et s'il ne l'est pas, ne possède t-il pas la clé du mobile des meurtres ? Alors que la police mène l'enquête, ignorant tout du réseau de caméras, Carly est courtisée par deux hommes, l'écrivain Jack Lansford (Tom Berenger) et le jeune et séduisant Zeke Hawkins (William Baldwin), qui vont vite apparaître au spectateur comme les deux principaux suspects. C'est une des failles du scénario, car si rien ne permet de trancher entre eux jusqu'au dénouement final, la surprise ne sera quand même pas bien grande. Sharon Stone échange son rôle de garce sulfureuse dans "Basic Instinct" contre celui d'une victime potentielle, mais elle n'est guère plus frileuse ici et se livre sans rechigner à plusieurs scènes chaudes, dont une séance de masturbation dans sa baignoire qui a fait couler beaucoup d'encre lors de la sortie du film. Néanmoins, elle ne se contente pas de nous faire profiter de sa plastique irréprochable et sait également montrer un réel talent pour la comédie. Si cette dernière remarque vaut également pour Tom Berenger, excellent dans un rôle inquiétant et énigmatique, on sera un peu plus sévère pour William Baldwin, dont le jeu d'acteur est loin d'atteindre celui de son frère Alec, même si le couple qu'il forme avec Stone bénéficie d'un bonne alchimie (alors que les deux comédiens n'ont pas arrêté de s'opposer pendant tout le tournage…). Au niveau du casting, on notera aussi la brève apparition de Polly Walker, excellente dans le rôle de Vida Warren, la voisine d'en face de Carly qui semblait connaître bien des secrets avant de devenir l'une des victimes du tueur.

"Sliver" aurait été bien meilleur si son scénario s'était polarisé sur le côté thriller, avec une intrigue plus élaborée comme celle de "Basic Instinct", ou bien s'il s'était entièrement concentré sur l'étude du voyeurisme (fantasme typiquement américain déjà illustré au cinéma avec le fameux "Fenêtre sur cour" d'Hitchcock), comme le faisait le roman d'Ira Levin dont s'est inspiré Eszterhas. Mais en courant deux lièvres à la fois, le caractère des personnages n'est pas assez fouillé pour rendre vraiment passionnant l'un ou l'autre aspect. Le film se laisse regarder néanmoins sans déplaisir, car la réalisation de Noyce est très correcte et quelques passages sont réellement accrocheurs, de sorte que l'on ne s'ennuie jamais. Mais la chute finale, décevante et téléphonée, ajoute encore à l'impression d'une belle occasion un peu ratée.


L'Image : 2/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 2.10:1

Avis : L'image est plaisante, avec des couleurs naturelles qui manquent un peu de vivacité, et un beau contraste. La définition est très correcte malgré un peu de grain sur les scènes sombres. La compression a été faite avec soin. La photographie est réussie en mettant en exergue les immeubles de luxe de Manhattan, les parcs de New York, et l'anatomie des actrices (il faut dire que c'était un des buts affichés du film qui joue évidemment aussi sur le voyeurisme des spectateurs).


Le Son : 2/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 en Anglais, Dolby Surround en Français et en Allemand - Sous-titres : Français, Anglais, Allemand, Danois, Hollandais…

Avis : La VO 5.1 est un peu plus ample et dynamique que la VF surround, mais le peu d'effets arrières et une utilisation modérée du caisson de basses gomment une bonne partie des différences techniques. Les dialogues ressortent bien dans les deux versions. La musique de Howard Shore est excellente, et elle constitue, avec la partition de "Unfinished Sympathy" de Massive Attack, une des forces du film.


L'Interactivité : 0/3

L'ergonomie des menus :
Menus fixes et muets. Le film est découpé en 13 chapitres (un peu juste), et on peut changer de langue et sous-titres à la volée.


Les bonus :

Pas le moindre bonus. Et même si le film n'est pas inoubliable, on aurait pu espérer quelque chose sur cette édition sortie récemment.


Les Visuels : 0.5/1



La pochette / Le packaging

Boîtier amaray noir. Le visuel s'inspire des éléments de l'affiche du film, mais montés différemment, le graphisme particulier du titre n'étant de plus pas repris.



La sérigraphie

Une impression très fine pour la sérigraphie qui reprend la partie la plus "chaude" du visuel de la pochette. Le rond central est imprimé, le trou étant positionné pour ne pas gêner. Ce n'est malheureusement pas le cas des deux logos d'âge, bleu et rouge, qui détruisent l'harmonie, alors que les textes et logos techniques étaient judicieusement placés.


Note Finale : (10.5/20)

Commentaires concernant cette critique

il n'y a pas encore de commentaire sur cette critique

si vous souhaitez poster un commentaire : connectez-vous


Achat du DVD :

Retour à la fiche de l'éditeur de ce DVD

Aller plus loin

Nous contacter
Signaler un bug
Partenariat | Affiliation
Souscrire aux fils RSS
Facebook-Rejoignez nous

DVDpasCher.net Tous droits réservés © 1998-2020