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DVD A LA LOUPE


SUPERMAN RETURNS - EDITION COLLECTOR / 2 DVD

Lui écrire ninnin4

Superman returns - Edition collector / 2 DVD DVD sorti le 12/01/2007


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie en salle: 12 juillet 2006
Nombre d'entrées : 1 479 901.

Durée du film: 2 h 34 min.
Réalisateur: Bryan Singer

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Nombre de visites :
2800


   

Le Film : 9/10

Résumé : Pendant les cinq années où Superman était à la recherche de sa planète d'origine, les choses changeaient sur sa planète d'adoption. La Terre a continué de tourner sans lui. Lois Lane a maintenant un fils, un fiancé et un prix Pulitzer pour son article intitulé "Pourquoi le monde n'a plus besoin de Superman". Et Lex Luthor est en train de monter un plan pour détruire des milliards de vies...

Avis :  Superman is back !C’est un peu normal non quand les rares succès de ces dernières années en provenance d’Hollywood sont des adaptations de comics américains. Pour les meilleurs, il y a eu « Blade » puis « Spider-man ». Christopher Nolan a remis en selle avec brio « Batman » et la palme d’or revient aux deux premiers « X-Men » par lesquels Brian Singer donnaient ses lettres de noblesse au genre en lui donnant à la fois intelligence et dimension adulte sans toutefois léser le capital action propre à ce type de production. Il semblait donc logique que la Mecque du cinéma ressorte de ses placards poussiéreux ce bon vieux Superman auquel l’excellent Richard Donner avait donné ses lettres de noblesses en 1978. Pour certains, ce film et la saga qui en a découlé sont cultes et ils lui vouent une admiration sans faille. Pour d’autres, l’ensemble a considérablement vieilli, car son héros bien trop lisse et toujours au service de la nation sonne faux plus que jamais en ces heures ou l’Amérique s’enlise dans des conflits inutiles et commerciaux sous l’éternel prétexte ‘America save the world’. Moi qui ai découvert ces films (le 1 et le 2) au début des années 2000, je m’étais plutôt rangé dans la deuxième catégorie. J’avais été séduit par la qualité technique et scénaristique de ce premier volet mais énormément déçu par le manque de profondeur des personnages en général, de Clark Kent plus particulièrement mais aussi le côté kitsch de l’ensemble que ce soit l’histoire d’amour entre Clark et Loïs ou cet affreux costume moulant et brillant faisant de Christopher Reeves plus une icône gay que le Batman de Joël Schumacher.
J’attendais avec beaucoup d’appréhension cette version de Bryan Singer. Son désistement du tournage de « X-Men 3 » au profit de ce film pour un salaire faramineux m’avait quelque peu refroidi. Cette saga était en quelque sorte son bébé et j’avais du mal à admettre qu’il le refile à n’importe qui, personne qui d’ailleurs massacra cette formidable série comme le fit David S. Goyer avec l’ultime volet de la trilogie « Blade ». Je pensais que cet homme avait vendu son âme au diable et que ce « Superman returns » ne serait qu’un blockbuster inutile de plus et qu’il allait être un mauvais pas dans la carrière d’un jeune réalisateur prodige jusqu’alors, homme qui en 4 film, s’était constitué une filmographie a faire baver même les plus grand car du brillant « Un élève doué » en passant par le cultissime « Usual suspects » et les géniaux « X-Men », tout était parfait

La première chose qui frappe au visionnage de ce retour de Superman,, c’est la volonté de Singer de coller au plus près de la mythologie originelle et ce sans jamais dénaturer le propos de ce qui a été fait auparavant. Sans être un connaisseur absolu de la saga, je dirai que ce fil est en fait une suite directe du second opus (que les fans me châtient si je me trompe).Au niveau scénaristique, on apprend qu’il s’est bien passé quelque chose entre Kent et Lane mais celle-ci ne se souvient plus du rapprochement entre son collègue et son super héros d’amour. Lui en quête de vérité, est parti à la recherche de ses origines donc sur la planète Krypton. Ce voyage dura 5 ans et il n’y découvrit que des fragments et aucun autre survivant. Durant ces 5 années, de l’eau a coulé sous les ponts. Lois, toujours aussi aventurière, continue de se jeter dans la gueule du loup) et s’est notamment mariée, au neveu de Perry White. Lex Luthor a réussi, grâce à une vieille mais très riche notable de Metropolis, à sortir de prison et le décès prématuré de cette pauvre femme lui a permis de remettre sa fortune et sa volonté de construire son propre monde à flots. Sur ses entrefaites, Superman revient, complètement démoralisé et découvre que sa donzelle d’antan a écrit un article ‘Le monde peut se passer de Superman’ qui lui a valu un pulitzer. Nouveau coup dur pour notre héros qui ne s’est plus vraiment où il en est. Bon, mes explications peuvent paraître un peu ironique mais il faut avouer que la partie scénario est fort bien traitée. Sans vouloir marcher sur les pas de « Batman », Singer a réussi à donner une épaisseur psychologique à son héros chose qui faisait gravement défaut à celui de Richard Donner. Partagé entre le doute l’amour, la jalousie, la volonté de faire le bien mais de récupérer sa ‘promise’, il navigue entre état de mélancolie et de rage parfois qui le font devenir plus humain que jamais et qu’au final, son peuple pourra revivre parmi les Hommes (ceux qui ont vu le film comprendront). L’histoire nous apprendra aussi qu’être super héros n’exclu pas le fait d’avoir besoin de se faire aider et que l’amitié est peut être la meilleure arme du monde pour se défaire des vilains qui cherchent la guerre.
Il reste cependant dommage que devant de tels efforts pour approfondir le personnage de Superman, celui de Loïs Lane soit resté aussi fadasse que dans la saga originale, autant sur le plan de l’interprétation que celui donné par le script. L’insipide mais pourtant très jolie Kate Bosworth, ne parvient pas à donner quelconque épaisseur à son personnage et celle-ci, passe une fois de plus son temps à se jeter corps et âme dans la gueule du loup et on ne trouve, mise à part la présence d’un fils et d’un mari aucun changement réel dans sa personnalité et plombe, par sa présence ainsi que celle de son mari, l’habitué aux rôle de cocus (Ally McBeal Saison 5, X-Men 1 & 2) James Marsden, bien trop manichéen et inutilement stoïque face à l’amour de sa femme pour le héros en collants bleus qu’il n’en est absolument pas crédible. Ce sont d’ailleurs les scènes où ils apparaissent tous les deux qui créent une certaine longueur en milieu de métrage et qui font que ce film n’est pas la réussite à 100% (mais quand même à 90) tant espérée comme avaient pu l’être des 2 films des mutants super héros.
Par contre Lex Luthor explose l’écran ici. Exit le rigolard Gene Hackman des premiers opus. On conserve ici le chauve aux moumouths extravagantes et adaptées aux situation mais on donne une véritable présence à ce bad guy qui devient littéralement l’incarnation du mal, machiavélique au possible comme le prouve son mariage avec la riche mais trop âgée notable de Metropolis et surtout, le génial Kevin Spacey, qui physiquement s’inscrit dans la droite lignée du Popeye de « French Connection » trouve ici un rôle à sa mesure, marquant à mon avis les esprits aussi durablement que son interprétation de Verbal Kint dans « Usual Suspects ».

Le tour de force de Singer sur ce film, aura été d’offrir à sa mise en scène un lyrisme, une flamboyance comme jamais. Il prouve qu’il est un artiste qui sait faire ses preuves à chaque épreuve, qu’il ne s’endort pas sur ses lauriers pourtant dorés. Le film est tout simplement visuellement superbe et ce jeune réalisateur a su créer un nouveau monde au super héros. L’image est bien plus sombre que dans la saga originale. Exit l’aspect kitch et rutilant du costume de superman, laissons place à des couleurs plus ternes, plus à l’image de la tristesse du héros. Il en est de même pour les décors, bien moins clinquants dans notre cas. Ils sont immenses, superbes, très bien mis en valeurs grâce à l’outil numérique mais aussi du studio où les maquettes sont de mises.
Il flotte sur cette aventure un souffle divin au niveau du traitement technique, un peu comme l‘a été « Superman » à son époque. Il faut avouer que ce dernier conserve une grâce indéniable même aux yeux des plus récalcitrants mais il avait fini par lasser par sa surenchère d’action et de volonté de montrer Clark Kent en vol. Singer aurait pu se laisser aller à la facilité et livrer un blockbuster boursouflé d’action. Il en avait les moyens, il en avait la capacité technique. Et bien que ceux qui s’attendent à une succession de cavalcades fassent demi tout. « Superman Returns » ne compte en tout et pour tout que 3 scènes d’action….Mais quelles scènes ! Quel brio ! Quelle linéarité dans le montage. C’est tout simplement époustouflant sans toutefois verser dans la démesure. Tout est fait pour donner une dimension épique à l’aventure. Singer a préféré mettre en valeur son image que les exploits du héros. A chaque fois il le resitue dans son environnement comme pour donner une dimension poétique à son œuvre
Pour ce faire, l’outil numérique est parfaitement utilisé, permettant des tours de force guère pensable d’une autre façon On retrouve notre héros en train de secourir un avion en flamme (volonté d’introduire le super homme dans l’Amérique actuelle et ses peurs paniques ????) ou s’introduisant dans l’écorce terrestre. Les scènes au dessus de la terre sont tout simplement magiques et celles de survol de la ville (bien moins niaises et sur jouées que dans celui de 1978) sont irréprochables<

Au final, je tiens à dire que « Superman returns » est quand même une petite merveille qui parvient à se hisser sans aucun problème au niveau des meilleures réussites d’adaptation de comics. Entre moments de pure bravoure superbement mis en images et d’autres permettant une mise en abîme du personnage pas si infaillible que ça, le réalisateur a su trouver le juste milieu entre obligations marketing (de l’action à revendre) et une volonté d’auteur (donner une épaisseur psychologique aux personnages et faire passer des messages sous entendus) pour livrer un film diablement intelligent au lyrisme rarement vu auparavant. Mais Singer n’a pu égaler sa performance de « X-Men 1& 2) car si les interprétations de Brandon Routh et Kevin Spacey sont irréprochables, les personnages de Loïs Lane et de son mari souffrent d’un manque cruel de profondeur et les scènes où ils apparaissent font l’objet de certaines lourdeurs pas très bienvenues. A voir et revoir néanmoins et que ceux qui étaient récalcitrants aux collants bleus d’hier se jettent dessus. Ils ne le regretteront pas !


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format vidéo : 16/9 - Ratio : 2.40:1

Avis : C’est un petit peu la déception du dvd. Car on était en droit d’attendre un top image sur toute la durée du film. Or si la compression s’avère irréprochable dans les scènes diurnes, les nocturnes posent plus problème avec une baisse évidente de contraste à ces moments là et une compression qui laisse apparaître quelques artéfacts, notamment sous l’eau. Dommage.


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 en français & anglais - Sous Titres : français

Avis : De la pure démo qui vous arrache les membranes des enceinte, que ce soit dans les graves (utilisation à bon escient du caisson de basse) et des aigus…. La dynamique est extraordinaire, la spatialisation parfaite, le doublage français excellent et corrige ainsi le manque de travail sur l’image. Mais bon…où est passé le DTS bordel !!!!!


L'Interactivité : 3/3

L'ergonomie des menus :
Très beaux menus en 16/9ème, sonorisés et surtout chaque changement de page est assurée par des transitions . Les pages de menus prennent toute la hauteur de l’écran et les inscriptions se retrouvent dans la partie basse de la page.


Les bonus :

DVD 1

  • 2 bandes annonces dont celle de « fourmi malgré lui » introduisent les menus


  • DVD 2 Making of très peu promotionnel de 174’ qui s’attarde sur tout le tournage en s’intéressant plus particulièrement aux talents de chacun, les exploits techniques, le tout ponctué, entre les images du tournage d’interviews.
  • 15’ de prises de vue du tournage. Bof !
  • 11 scènes inédites d’intérêt variable mais dont certaines se révèlent presque indispensables (celles de la ferme)
  • Module sur la recréation de Marlon Brando grâce aux outils numériques
  • Quelques bandes annonces
  • Une édition collector comme on les aime, complète à souhait !



    [ Voir les Bonus Cachés pour ce DVD ]

    Les Visuels : 0/1



    La pochette / Le packaging

    Une fois de plus chez Warner ces derniers temps, le packaging est décevant avec un simple boîtier amaray noir dans lequel s’insèrent les disques sur chacune des faces internes. C’est d’autant plus dommage que la jaquette du boîtier (et par la même occasion du surétui cartonné puisqu’elles sont identiques) est très belles, représentant en plongée Superman au dessus de la Terre, à l’écoute des malheurs des peuples. Dessus est uniquement inscrit dans un bandeau rouge tout en haut l’appellation de l’édition, ensuite le nom du réalisateur en tout petit et enfin le titre…c’est tout. Ah ! si les sérigraphies n’en comportaient pas plus de ces maudites inscriptions…..



    La sérigraphie

    Très très belles sérigraphies qui illustrent pour l'une: Superman le torse bombé, pour l'autre Lex Luthor, Kryptonite à la main. Les logos et autres mentions sont toujours situés dans des parties neutres de l'image, évitant de se (trop) juxtaposer aus photos. par contre, sur le disque des bonus, la surcharge des mentions en de multiples langues, gâchent le tout .

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (17/20)

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