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DVD A LA LOUPE


BLOW-UP

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Blow-up DVD sorti le 20/10/2004


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Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie en salle : 01 Mai 1967
Durée du film : 1 h 46 min.

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Nombre de visites :
2314


   

Le Film : 9/10

Résumé : Dans un parc de Londres, un photographe surprend ce qu'il croit être un couple d'amoureux. Il découvre sur la pellicule une main tenant un revolver et un corps allongé dans les buissons...

Avis :  Palme d'or à Cannes en 1967, "Blow Up" fait partie de ces films d'auteurs à la fois géniaux par leur originalité et agaçants par leur hermétisme. Peinture de la société londonienne des années 60, il apparaît aujourd'hui délicieusement rétro mais constitue un témoignage remarquable sur une époque marquée par la mode, la musique et la libération des mœurs. Truffé de scènes devenues culte, il reste le film le plus connu, et le plus marquant, de son réalisateur, Michelangelo Antonioni.

Ce film est souvent présenté comme une enquête policière, où un photographe découvre un meurtre en examinant après coup des photos prises dans un parc londonien. Ce thème sera repris quinze ans plus tard par De Palma dans "Blow out" (l'allusion est évidente), une bande son ayant remplacé les négatifs des photos. Mais si dans le remake, on a une vraie intrigue, Antonioni ne se sert de ce prétexte que pour disserter sur la réalité et sa représentation, la scène finale des mimes jouant au tennis éclairant les objectifs du réalisateur, cet épilogue n'apportant par contre aucune solution à l'énigme du meurtre. Il faudra près d'une demi-heure pour voir poindre la scène qui lance l'intrigue, celle des photos dans le parc, toute la première partie nous présentant le monde branché de la mode des sixties outre-manche, à travers le personnage de Thomas, un photographe cynique et désœuvré qui traite les femmes, et en particulier les mannequins qui posent pour lui, guère mieux que du bétail. David Hemmings a acquis une grande notoriété à travers ce rôle, mais ne retrouvera jamais dans un autre film un succès aussi marquant. Dans cette première partie, on suit le photographe, désabusé, à travers ses pérégrinations dans Londres pour trouver des sujets à photographier et ses séances de photos de mode en studio. Tout cela est filmé avec un grand souci d'esthétisme, avec une recherche poussée de l'utilisation des couleurs, mais sans raconter pratiquement aucune histoire. Puis vient la scène du parc, les photos prises, et les tentatives insistantes de la femme prise en photo pour récupérer les négatifs, au point d'intriguer Thomas qui va finir par examiner les négatifs en poussant les agrandissements au maximum (blow up signifie agrandir une photo en anglais). Et si les agrandissements révèlent des détails invisibles, il les rend aussi très subjectifs dès que la taille du grain refait disparaître la réalité. Il ne reste plus à Thomas qu'à s'interroger sur ce qu'est cette vérité, celle que l'on perçoit ou celle de photos d'autant plus fugitives qu'elles finiront par disparaître pour de bon. En marge du thème principal, deux scènes restent en mémoire, celle où Thomas assiste à un concert de rock des Yardbirds, avec une critique du fétichisme des fans à travers l'épisode du morceau de guitare, et la scène érotique où il batifole avec deux mannequins venus le solliciter, et qui fit passer Jane Birkin du rang d'inconnue au rang de star du jour au lendemain pour avoir montré son intimité, pourtant de manière extrêmement fugitive. Pour l'époque, c'était à la fois une première dans le cinéma grand public et une audace vis à vis de la censure, qui paraît bien banale aujourd'hui.

Le caractère un peu hermétique de ce film est aussi marqué par une certaine désincarnation des personnages qui restent presque anonymes. Les mannequins joués par Jane Birkin et Gillian Hills apparaissent au générique comme "la blonde" et "la brune", et Vanessa Redgrave qui joue la femme du parc est seulement "Jane", et restera mystérieuse jusqu'au générique final, son compagnon dans le parc n'étant même pas nommé. Au final, on est assez désorienté, car on ne connaît presque rien des personnages, même l'arrogant Thomas gardant tout son mystère. Au final, il reste des images beaucoup plus que des dialogues, des interrogations sur l'illusion et la réalité, et l'impression qu'il ne s'est rien passé, ou du moins que personne n'est capable de dire ce qui s'est passé. Il est difficile de conseiller ce film aujourd'hui, car il apparaîtra daté et son rythme lent risque d'en rebuter beaucoup. Mais c'est aussi le témoignage d'une époque et d'un style de film où le cinéma est vu comme de l'art en lui-même, sans forcément vouloir transmettre au spectateur un autre message que celui de laisser défiler des images, comme quand on regarde une galerie de tableaux de maîtres dans un musée et que l'on imagine une histoire derrière chacun d'eux.


L'Image : 2/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 1.85:1

Avis : Vu l'âge du film, le master est remarquable avec peu de défauts de pellicule. Les couleurs, qui ont fait l'objet de beaucoup de recherche de la part du directeur de la photographie Carlo Di Palma, sont bien restituées, avec des contrastes marqués. La définition est plutôt bonne, mais la compression laisse apparaître du fourmillement dans les zones claires uniformes. Le film est remarquable pour son aspect artistique, avec de nombreuses trouvailles esthétiques aussi bien lors des séances de photographie en studio que lors des pérégrinations de Thomas dans un Londres très typique des années 60.


Le Son : 2/3

Détails techniques : Dolby Digital 2.0 en Français, Anglais et Italien - Sous-titres : Français, Anglais, Italien, Allemand, Arabe…

Avis : Le film est présenté avec les pistes mono d'origine, restaurées donc de bonne qualité technique, permettant de retrouver le film tel que l'ont découvert les spectateurs à sa sortie. L'ensemble est forcément plus plat que des films plus récents, encore que le sujet ne se prête guère à des effets sonores particuliers. Une remasterisation 5.1 aurait néanmoins pu donner un peu plus d'ampleur à la musique du jazzman Herbert Hancock, pas vraiment mise en valeur, et quelques effets à la partie de tennis de la fin du film. Les dialogues sont clairs, aussi bien en VO qu'en VF.


L'Interactivité : 1.5/3

L'ergonomie des menus :
Les menus sont fixes, le menu principal étant sonorisé. Le graphisme utilise des couleurs très (trop?) vives rappelant le style de l'affiche et reportant à la recherche de l'utilisation des couleurs dans le film. Le film est découpé en 26 chapitres et on peut changer de langue et sous-titres à la volée.


Les bonus :

Plutôt succincts, ces bonus ne donnent un aperçu de la réalisation qu'à travers les commentaires. Quelques documents d'époque auraient sûrement pu être retrouvés, vu la notoriété du film.

  • Commentaires du critique de cinéma Peter Brunette, en VO. Très pertinents, ces commentaires présentent les différentes interprétations que l'on peut faire des différentes scènes, et apportent un éclairage sur la perception du film à l'époque de sa sortie. Il est regrettable que ces commentaires ne soient pas sous-titrés, mais il faut noter que la diction lente et précise de Peter Brunette permet à un anglophone moyen de comprendre l'essentiel de ses propos.
  • Possibilité de regarder le film avec la bande musicale seule. Ce genre de bonus est toujours agréable pour les fans de musique de films, mais il faut patienter pendant les scènes de dialogue.
  • Bande annonce du film en 16/9 VOst. A noter qu'il s'agit d'un diaporama, en avance rapide, d'images extraites du film
  • Bande annonce originale du film en 4/3 VOst. Plus classique, avec des extraits des scènes.

  • Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Le visuel est inspirée de l'affiche du film , mais sur cette dernière, le titre du film, au lieu d'être blanc, avait le graphisme que l'on trouve sur la sérigraphie. De même les silhouettes de David Hemmings et du mannequin Veruschka (qui joue son propre rôle) étaient en couleur et non en N&B.



    La sérigraphie

    La sérigraphie est très originale avec un fond rouge uniforme, toute l'illustration étant faite à travers le titre dont les lettres utilisent des images du film. Si les textes légaux sont remarquables de discrétion, c'est beaucoup moins vrai en ce qui concerne les logos, et spécialement de celui autorisant à la fois la vente et la location (donc inutile…). L'impression est très fine et inclut le rond central.


    Note Finale : (15/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 06/02/2007 à 10:21 par Alexis : J'avais jamais tilté sur Blow up et Blow out ... Marrant.

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