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DVD A LA LOUPE


FULLTIME KILLER - EDITION 2 DVD

Lui écrire Niko06

Fulltime Killer - Edition 2 DVD DVD sorti le 07/08/2003


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : CTV
Distributeur :
TF1 Vidéo

Date de sortie en salles : 4 décembre 2002

Durée du film : 1 h 35 min.


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Nombre de visites :
2805


   

Le Film : 8/10

Résumé : O est un tueur professionnel solitaire. Il est le meilleur. Personne ne connait son visage. Il limite ses contacts avec le monde extérieur au minimum.
Tok est un tueur extraverti. Les meurtres qu'il commet, il les transforme en spectacle. Il aime son métier. Son seul but : devenir le meilleur - Son unique obstacle : O - Le seul moyen : affronter O et le détruire. Mais Tok doit d'abord débusquer O le solitaire. C'est une femme, Chin, qui réunira les deux hommes. Une femme que les deux hommes aiment et qui provoquera involontairement le duel final.

Avis : Il est intéressant de se replonger aujourd’hui dans la filmographie de Johnny To, réalisateur devenu « hype » grâce à sa présence dans des festivals prestigieux comme Cannes ou Berlin, Mecques des cinéphiles du monde entier (lol) et dont les derniers films, de vrais chefs d’œuvre du film noir, n’ont été distribués en France que dans 6 salles, parisiennes… cherchez l’erreur ! Même si la majorité des français découvrent ce réalisateur aujourd’hui, il faut savoir qu’il fait des films depuis 1980, qu’il a donc fait partie de la nouvelle vague de cinéma HK avec John Woo et Tsui Hark (il a d’ailleurs tourné pour la Film Workshop de Tsui Hark) et il a monté sa propre société de production, la Milkyway Image, en 1996 qui a produit depuis 40 films, la majorité réalisés officiellement par Johnny To, le reste officieusement car à l’image de Tsui Hark il aime tout contrôler. Tout ça pour dire que ce n’est pas un débutant le bonhomme !!! C’est depuis la rétrocession de HK à la Chine, et le départ des autres grands réalisateurs vers les USA, un des réalisateurs les plus puissants là-bas.
Ayant aujourd’hui une réputation d’ « auteur » alors qu’avant il avait l’image d’un réalisateur très malin pour flairer le bon coup commercial, il a montré au monde en 2001, grâce à ce fulltime killer, qu’à l’image d’un Christophe Gans ou d’un Quentin Tarantino, que lui aussi avait une culture cinématographique importante et qu’il aimait le cinéma international.

En lisant les quelques lignes du résumé ci-dessus, on peut se dire, à raison, que s’il y a une quelconque originalité dans ce film, ça n’est pas au niveau du scénario. C’est clair que l’histoire de 2 tueurs qui s’affrontent, un triangle amoureux, un dénouement que l’on devine dès le départ comme tragique, il n’y a rien d’innovant là dedans. Mais sous l’apparence d’un polar ultra convenu, genre dont les spectateurs à HK sont très friands, jusqu’à l’overdose, Johnny To va s’appliquer à expérimenter une nouvelle fois, et surtout à ce faire plaisir ! Et par la même occasion il nous fait vachement plaisir à nous, spectateurs amateurs de cinéma d’action, de cinéma asiatique, de polars français et américains, amoureux de cinéma et cinéphiles. Le scénariste Wai Ka-Fai, crédité également comme co-réalisateur, et collaborateur de longue date de Johnny To, a transformé cette histoire classique en hommage au cinéma qu’ils vénèrent tous les 2.
Ainsi tout au long du film on trouvera des références à Terminator (Tok avec son fusil à pompe), à crying freeman (le personnage de O fortement inspiré du freeman, Chin que Tok compare à Emu), Point Break (Tok qui attaque la limousine avec un masque de bill Clinton, l’affiche dans le vidéoclub), fenêtre sur cour (O qui surveille Chin à la jumelle), time and tide (fusillade dans l’immeuble), Léon (quand Tok apprend à tirer à Chin), Melville, Suzuki, etc… Il se rend même un hommage personnel lors de la scène au cinéma qui diffuse son chef d’œuvre, the mission ! Et si on regarde bien, la construction de la scène finale fait vraiment penser à un jeu vidéo, genre doom ou quake. C’est donc de nombreuses références qui sont ici brassées, de nombreux genres, de manière pas toujours fine comme sait si bien le faire Tarantino (mais bon, lui c’est son gagne pain de faire du recyclage, même si c’est génial !), mais toujours en respectant les œuvres originales et en démontrant tout son amour pour cette culture, en fait on a l’impression que Johnny To livre un bilan sur l’évolution du polar mondial, en remerciant à sa manière tous ceux qui y ont contribué.

Mais fort heureusement fulltime killer ne se résume pas à ces seules références, fort heureusement car dans le cas contraire on aurait à faire à un film totalement élitiste et hermétique au spectateur lambda qui n’aurait pas vu les films cités. Ce n’est donc pas le cas car avec fulltime killer, To nous livre un polar comme seul Hong Kong sait le faire de nos jours. On appréciera donc l’affrontement de 2 tueurs à gages, l’un japonais interprété par un Takashi Sorimachi dont la classe n’a d’égale que la froideur et la névrose, l’autre chinois interprété par Andy Lau qui cabotine comme jamais. Le calme et la méthode du japon contre l’énergie et l’ambition de la Chine… Ce duo qui se déteste autant qu’il s’aime et s’admire devient rapidement trio, avec le personnage de Chin (Kelly Lin), femme au caractère et à l’histoire complexe qui sera tiraillée par l’amour qu’elle porte aux 2 tueurs si différents, cet amour qui les mènera à leur destin tragique, mais comment peut-il en être autrement quand 2 tueurs s’affrontent ? Egalement en temps que narrateur après qu’il se soit fait éjecter de fort belle manière du récit, on trouve un flic d’Interpol interprété par le toujours excellent Simon Yam, touchant comme policier complètement dépassé par le duel de titans que se livrent les 2 assassins. Sa confrontation directe avec Tok changera à jamais sa vie, et le narrateur deviendra Chin lors de la dernière partie… mais chut ! J’en ai déjà trop dit !
En plus de ces personnages complexes et fascinants, que serait ce type de film sans une mise en scène de haut vol ? Et Johnny To filme tout son petit monde qui se déchire avec une virtuosité bluffante. Aux traditionnels plans à la grue qui montent au milieu des rues de Hong Kong (signature officielle là-bas !) s’ajoute une photographie haut de gamme, l’une des plus belles de la Milkyway. Il faut voir ces scènes de flashbacks incroyables, les lieux où se passent les assassinats, où la couleur est différente selon le pays, l’opposition perpétuelle entre le noir et la lumière (l’appartement que loue O comme couverture est très éclairé alors que son appartement, sa réalité, est plongé dans l’obscurité… Plus que des effets de style, la mise en scène se met vraiment au service de l’action, c’est comme ça que fonctionne le cinéma dans ses meilleurs moments !

Pour finir, un mot sur la musique, beaucoup moins efficace que dans the mission où elle était pourtant beaucoup plus « cheap », mais avec une chanson tout simplement magnifique, where my heart belongs par Alla Kadysh.
Film qu’on peut considérer comme un regard sur le polar, comme un « coming-out » cinématographique de Johnny To qui avoue ses influences internationales, Fulltime killer est avant tout un vrai polar, dont la mise en scène et l’évolution des personnages et de leurs relations réussit à transcender un script qui pouvait paraître simple, une réussite de plus pour monsieur To et pour la Milkyway.


L'Image : 2/3

Détails techniques : Format Video : 16/9 – Ratio : 1.85:1

Avis : L’image est en général très belle, avec des couleurs éclatantes et une définition exemplaire. Le transfert est en 16/9. On note toutefois quelques légers problèmes comme une compression pas toujours efficace, des arrières-plans fourmillent de temps en temps et on trouve quelques défauts de pellicule, qui se traduisent par l’apparition de points blancs. Rien de dramatique mais le master n’est pas parfait.


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : DTS 5.1 en cantonais, Dolby Digital 5.1 en cantonais et français – Sous-titres : français (imposés)

Avis : Oublions la piste française qui ne présente que peu d’intérêt, même si elle est relativement efficace le doublage enlève toute la subtilité des dialogues, les personnages ne parlant pas la même langue… Les pistes cantonaises sont excellentes, coup de cœur pour la DTS qui est tout simplement impressionnante de dynamique et de puissance. Rien que la scène de la fusillade (avec Tok en sniper) vaut le coup pour une démonstartion de home cinéma. Bluffant ! A noter également que certains dialogues ne sont pas sous-titrés, ce qui peut poser un léger problème de compréhension, vu que le cantonais est peu utilisé chez nous…


L'Interactivité : 3/3

L'ergonomie des menus :
Les menus des 2 disques sont animés et présentent des images du film sur fond de la belle chanson du film. Il est amusant de noter que les couleurs des menus correspondent aux couleurs des sérigraphies des disques (le personnage de O avec du bleu pour le film, Tok et du rouge pour les bonus).


Les bonus :

L’ensemble des bonus se trouve sur le second disque de bonus, on y trouve :

  • Making of (25 min) : assez informatif mais incomplet puisque seuls les personnages, certaines scènes et la genèse du projet sont abordés. Rien sur la musique ou la lumière par exemple…
  • Tournage (23 min) : images du tournage des scènes les plus spectaculaires du film (attaque masquée, métro, etc…), très instructif.
  • Interviews (40 min) : 2 interviews de Johnny To et une d’Ady Lau qui reviennent sur le processus créatif du film, sur les références présentes, sur leur relations et sur le cinéma de HK en général. Excellent paliatif au manque de commentaire audio.
  • Diaporama : 2è photos du film, du tournage et des affiches
  • Bandes annonces : bandes annonces française et hongkongaise du film ainsi que d’autres films édités par CTV (Volcano high, 2009 lost memories, Bangkok haunted, Memento mori, JSA, Tattoo, Fausto 5.0 et Girls&Sex)


  • [ Voir les Bonus Cachés pour ce DVD ]

    Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Un boîtier amaray transparent avec une jaquette plastique transparente également, c’est pas le plus simple pour scanner mais ça donne un côté original au packaging, un peu comme celui d’Hollow Man. On voit donc les disques à l’intérieur, et même si l’ensemble n’est pas pratique, c’est plutôt réussi.



    La sérigraphie

    Les sérigraphies reprennent l’idée d’opposition présente dans le film, que ce soit pour les personnages ou pour la mise en scène. Ainsi le disque du film nous montre le personnage de O sur un fond bleu, celui des bonus le personnage de Tok sur un fond rouge, les 2 en train de se servir de leur arme. Les images sont volontairement granuleuses, la définition est excellente et le rond central imprimé. Les mentions légales sont bien présentent mais ne gênent pas l’esthétique de l’ensemble.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (16.5/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 21/02/2007 à 11:43 par ninnin4 : Film aussi excellent que ta critique et qui s'est dynamité tout seul avec une fin trop hollywoodienne. Par contre, quel pied face à toutes les citations cinéphiliuqe qu'egraine J.T tout au long de son film. Encore bravo à toi Niko06
    - le 21/02/2007 à 09:29 par asiafan : j'ai aussi beaucoup aimé et ta note est juste; il aurait été encore meilleur sans cette fin prévisible et exagérée.

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