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DVD A LA LOUPE


THE DEVIL'S REJECTS - EDITION COLLECTOR / 2 DVD

Lui écrire Niko06

The devil's rejects - Edition collector / 2 DVD DVD sorti le 15/02/2007


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Seven7 / Metropolitan Filmexport
Distributeur :
Seven7 / Metropolitan Filmexport

Date de sortie en salles : 19 juillet 2006
Nombre d’entrées : 29.000 env.

Durée du film : 1 h 47 min.


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Nombre de visites :
1939


   

Le Film : 9.5/10

Résumé : Depuis la mort de son frère, le shérif Wydell ne vit plus que pour se venger de l'épouvantable famille Firefly. Un beau matin, décidé à les éliminer sans pitié et au mépris de la loi, il encercle leur maison eavec ses hommes. Seuls Otis et sa soeur Baby parviennent à s'échapper et se réfugient dans un motel perdu. Ils attendent de retrouver leur père, Cap'tain Spaulding, et tuent sans hésiter quiconque se dresse sur leur chemin. Aucun des deux camps n'arrêtera avant que l'issue soit définitive et absolue.

Avis : Il est amusant de voir comment certains films obtiennent le statut tant convoité de film dit « culte ». Le premier film de Rob Zombie, titré chez nous la maison des 1000 morts, est de ceux-là, malgré ses nombreux défauts. C’est sûrement grâce à la personnalité de son auteur, l’impressionnant rockeur Rob Zombie (Robert Cummings dans la vraie vie), homme au physique de guerrier vicking leader du groupe de métal White Zombie, dissout en 1998, et surtout un artiste complet puisqu’en plus de la musique (il a également composé pour le cinéma) et donc aujourd’hui du cinéma c’est un illustrateur de talent, un long métrage d’animation qu’il a écrit et qu’il produit est d’ailleurs en préparation (the haunted world of el superbeasto) et ça a l’air franchement pas mal ! C’est donc un personnage à l’apparence sauvage et à l’imaginaire complexe, et c’est également un grand amoureux de cinéma. Cela ainsi qu’un univers ultra référentiel et une réalisation complètement déjantée a fait que la maison des 1000 morts est considéré comme un film culte dans de nombreux pays.
Ayant conquis le public ainsi que les producteurs (la maison des 1000 morts a rapporté un max à la MGM) après avoir franchement galéré pour pouvoir monter son 1er long-métrage qui aurait du être le 3ème the Crow… ça aurait été autre chose que l’infâme daubasse sortie directement en vidéo, Zombie obtient le financement pour créer la suite, et c’est ainsi que naquit the devil’s rejects. En effet il s’agit au départ de la suite directe de la maison des 1000 morts mais c’est à un autre genre qu’il nous invite. Si son 1er film est un pur délire visuel, jouissif mais pas effrayant du tout, la séquelle s’annonce comme un contre-pied car de l’aveu même du réalisateur, réaliser une suite n’est intéressant sur le plan artistique que si l’on s’éloigne de l’original. Cette réflexion montre à quel point l’artiste possède le goût du risque et de la remise en question, et le résultat est un vrai bonheur malsain. Un bonheur car Zombie réussit son pari, livre un film à la réalisation beaucoup plus soignée et posée que son précédent film, malsain car c’est l’œuvre d’un cinéphile amoureux du cinéma bis, et donc des œuvres bizarres et controversées qui peuplent le genre. Et c’est précisément pour ça que je suis tombé amoureux de ce film, après m’être pris une bonne claque dans la gueule !

Quand un réalisateur fait un film, bien qu’il s’agisse souvent de fictions imaginaires, il y met souvent beaucoup de sa personne, de sa vie et donc de sa culture. Il n’est donc pas étonnant que certains soient rebutés par un léger aspect de déjà vu dans ce film car il reprend des codes cinématographiques souvent utilisés mais oubliés depuis, les codes du cinéma d’exploitation des années 70, certainement une des plus belle décennie de cinéma dont 2 œuvres ont profondément marqué Rob Zombie : massacre à la tronçonneuse et la horde sauvage. Et on retrouve dans the devil’s rejects tout ce qui faisait le cinéma de cette époque, un sujet politiquement incorrect, un traitement réaliste, une morale douteuse, des personnages impressionnants, du sang, du sexe et le tout mélangé dans un cocktail détonnant, de quoi donner des vertiges aux membres des comités de censure. On trouve tout ça dans the devil’s rejects, et bien plus encore mais c’est pour souligner à quel point Zombie a voulu faire un film nihiliste à l’ancienne, et qu’il a réussi. Il est pourtant difficile de défendre le film en restant objectif, tant il va à l’encontre de la morale, cette belle invention qui gouverne la culture… En y réfléchissant, je pense qu’en plus de vouloir faire un revival d’un genre qui l’a construit artistiquement, le réalisateur a voulu faire un bon gros fuck à cette morale et à l’industrie bien trop sage du cinéma, et que ces gens-là sont tellement stupides qu’ils n’ont pas vu la partie immergée de l’iceberg, ils n’ont vu qu’un film d’horreur de plus, du genre de ceux qui rapportent un max aux studios en ce moment alors qu’il y a encore quelques années c’était impensable d’en produire un… ils n’ont rien compris, tant mieux !
Je vais maintenant vous donner 8 raisons de voir ce film, des points qui font que je l’aime vraiment et qui j’espère vous donneront envie :

1) The devil’s rejects n’est pas un film d’horreur ! Il s’agit d’un film hybride, mélange de road-movie, de western et de film d’horreur, 3 genres qui ont donné un sacré paquet de bons films et typiquement ancrés dans les années 70. L’hommage à cette époque va jusque dans l’utilisation de pellicules 16mm, ce qui donne un grain et un aspect très réalistes et vintage au film.
2) Rob Zombie, à la manière de Tarantino, autre cinéphile reconnu adepte de séries B, permet à des acteurs oubliés de venir faire leur show dans des moments aussi jouissifs que nostalgiques. Par exemple cette bonne vieille trogne de Ken Foree (immortalisé pour son rôle dans Zombie de Romero) joue un proxénète black tout droit sorti d’un Bronx fantasmé et associé à son homme de main joué par le cultissime Michael berryman (la colline a des yeux de Wes Craven). Egalement on trouve Elizabeth Daily (vue dans pee wee’s big adventure mais surtout (mé)connue pour sa voix enfantine dans de nombreux dessins animés comme les razmockets) qui joue une prostituée fan de star wars, Ginger Lynn (star du porno des années 80), et tout plein d’autres acteurs qu’on a tous vu dans des séries B ou Z.
3) Pour enfoncer le clou sur le casting, les têtes d’affiches sont impressionnantes. Bill Moseley (inoubliable Chop Top de massacre à la tronçonneuse 2) campe un Otis qui ferait passer Charles Manson pour un enfant de chœur, Sid Haig (second couteau récurent apparu dans de nombreuses production Corman et exhumé par Tarantino pour jouer dans Jackie Brown au milieu d’autres has beens) en capitaine Spaulding qui tombe le masque de clown et n’en est que plus effrayant, Sheri Moon Zombie, la femme de Rob aussi détraquée mentalement que terriblement attirante et aussi William Forsythe, acteur de seconds rôles, qui donne vie à ce shérif qui a perdu sa foi en la loi et qui devient un véritable prédateur. Ajoutons à cela l’incroyable tronche de gangster mexicain de Danny Trejo et on obtient un des casting de « gueules de cinéma » des plus impressionnants !
4) Parcque même s’ils sont réussis et qu’ils ont permis une renaissance du film de genre, la colline a des yeux (2006) et wolf creek ne sont que des enfantillages comparés à ce film monstrueusement violent et surtout qui s’assume complètement comme tel. Zombie aurait très bien pu réalisé ce film dans les années 70, il en a autant dans le slip qu’en avait Hooper quand il a fait son massacre.
5) Parcqu’en une seule scène, dans le motel, Rob Zombie réussit à créer une tension terrible, à la limite du soutenable. Une scène qui transpire la peur, l’humiliation et la folie. Quand une nymphomane hystérique et un tueur en série qui dort avec des cadavres rencontrent un petit groupe de musique country, ça donne un grand moment de cinéma. Cette scène trouvera un écho lors de la torture des 3 par le shérif, qui devient lui aussi un être abject.
6) Car c’est toujours intéressant quand on est spectateur d’avoir honte de ce qu’on ressent. En effet, ces personnages sont de vrais animaux, des êtres inhumains qui violent, tuent, et collectionnent les cadavres mais à plusieurs reprises on éprouve de la sympathie pour eux. Certes à un degré moins grave que dans tueurs nés, où l’identification est dangereuse mais tout de même on ressent des choses très contradictoires.
7) Si comme moi la vue d’une partie du postérieur de Sheri Moon dans la maison des 1000 morts vous a presque empêché de dormir, vous serez ravis d’apprendre que dans sa suite on en a pour son argent (j’avoue c’est pas une raison très objective mais tout de même il en a de la chance ce Rob !!!)
8) Enfin comment ne pas frissonner devant cette longue scène qui commence par de longs plans aériens suivant une route sur fond du free bird de Lynyrd Skynyrd, sans doute le morceau le plus emblématique de ce que représente le rock américain, quand la musique s’emballe, la course contre la mort de nos rejetons du diable s’accélère, l’émotion est là, on sait qu’on va les quitter mais leur dernière charge est une relecture moderne du final de la horde sauvage. Comme dans le chef d’œuvre de Peckinpah, le final de the devil’s rejects est inoubliable.

Alors vous êtes convaincus ? Sérieusement ce film est une vraie bénédiction, le genre de film rare de nos jours, de par son côté libre et sans limites. En espérant que Zombie retrouve cette grâce pour sa version d’Halloween, et en attendant sa participation au GrindHouse de Rodriguez et Tarantino (ils ont vraiment un truc en commun avec Quentin !) sous la forme d’une fausse bande annonce d’un film intitulé The Woman Werewolf and the SS… ça ne s’invente pas ! Donc merci monsieur Zombie de faire des films pour ceux qui aiment le cinéma, et pas seulement celui qu’approuve les différents ministères de la culture.


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format Video : 16/9 – Ratio : 1.77:1

Avis : Tourné en grande partie en 16mm, avec de nombreux changements de couleurs (rien à voir toutefois avec la maison des 100 morts), des surexpositions, etc… le transfert n’était sûrement pas le plus facile. Metropilitan réussit à nous offrir une image superbe, très proche de l’image cinéma, bien qu’un peu plus lisse mais reste toujours assez granuleuse et bien glauque, comme le souhaitait le réalisateur.


Le Son : 3/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 en anglais et français et DTS 5.1 (mi-débit) en anglais et français – Sous-titres : français (optionnels)

Avis : Premier constat, les 2 pistes françaises, DD et DTS sont à oublier car si le doublage ridicule (tutti putain d’frutti… à vomir!) peut encore passer pour ceux que ça ne gêne pas mais ces 2 pistes sont d’une platitude affligeante… des effets sont supprimés, les voix sont beaucoup trop mises en avant, il y a un manque de relief, un manque de puissance, bref c’est mauvais. Par contre les 2 pistes anglaises sont extraordinaires ! La DD est déjà impressionnante, l’immersion est totale. La piste DTS est encore au-dessus, les fusillades, la musique, les ambiances désertiques et autres, c’est exceptionnel.
Ma note ne prend en compte que la VO.


L'Interactivité : 3/3

L'ergonomie des menus :
Des menus bien glauques et crasseux avec l’ambiance sonore qui va avec, des images du film. Les titres des bonus portent des noms bien explicites à part pour les bandes annonces où chaque film est représenté par un dessin… étrange


Les bonus :

Une interactivité monstrueuse, malgré la perte d’un commentaire audio par les acteurs du film, certainement à cause de la présence de 2 pistes DTS, le 2ème disque renferme un bonus au moins aussi indispensable que le film.

  • Commentaire audio de Rob Zombie : vraiment passionnant, il prouve par cet exercice qu’il n’est pas le sauvage que son image montre. C’est un vrai artiste, très critique sur son travail et qui est donc forcément intéressant à écouter.
  • Bandes annonces de l’éditeur
  • 30 jours en enfer (2h26) : LE supplément de cette édition, un documentaire qui revient sur l’intégralité du tournage, tout y est ! C’est bien entendu un document de valeur, le genre de journal de production qu’on ne voit quasiment jamais. Le seul qui était de ce niveau en bonus sur un dvd c’était pour une nuit en enfer.
  • scènes (dé)coupées : 11 scènes coupées, toutes n’avaient effectivement pas leur place dans le film. La plus incroyable est celle avec Rosario Dawson mettant en scène son meurtre par le Dr Satan… une scène excellente mais qui n’allait pas avec l’esprit réaliste du film.
  • Programmes TV : il s’agit de l’ensemble des émissions tv que l’on peut voir dans le film, des talks shows, un show musical ainsi que les clips de Captain Spaulding !
  • Hommage à Matthew McGrory : interview émouvante du comédien géant décédé peu après le tournage
  • Le pire des rebuts : un bêtisier, une scène coupée du making-of et une galerie de photos pour conclure une édition très riche en bonus


  • [ Voir les Bonus Cachés pour ce DVD ]

    Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Un boîtier amaray vert translucide enfermé dans un fourreau pas très épais mais à la texture… différente, on dirait une toile ! La jaquette reprend une des affiches du film au recto, le verso est dans le même esprit que toute la collection metropilitan, c'est-à-dire très coloré et vraiment bien mis en page. On aurait quand même préféré un digipak...



    La sérigraphie

    Les sérigraphies s’inscrivent tout à fait dans l’esprit du packaging et donc du film, les illustrations sont un mélange d’ambiance poisseuse et d’imagerie de l’enfer, c’est très réussi et surtout c’est de grande qualité.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (19/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 02/03/2007 à 13:34 par SebsokK : Moi perso elle me donne encore plus envie de voir le film que je ne l'ai déjà... c'est à dire beaucoup... J'attends qu'il baisse... :p
    - le 28/02/2007 à 14:31 par ninnin4 : Bravo à toi Niko06 por cette excellente critique en tout point parfaite....Elle donne envie de revoir ce film que j'i certes apprécié mais qui ne m'a pas tant enthousiasmé que ça....

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