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DVD A LA LOUPE


SIX FEET UNDER : SAISON 1

Lui écrire Ivenpast

Six Feet Under : Saison 1 DVD sorti le 26/11/2003


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Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

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Nombre de visites :
2146


   

Le Film : 9.5/10

Résumé :  La vie des membres de la famille Fisher bascule lorsque le père meurt dans un accident, laissant ainsi la direction de la société de pompes funèbres qu'il a fondée à ses deux fils.

Avis : Profitant d’un certain crédit de points Warner, j’ai commandé la première saison. Un coup de foudre ! Les ricains sont quand même les maîtres en matière de série (nous, récemment, à part le lamentable Plus Belle la Vie, je vois pas ou on a innové, si on peut ici parler de création…). Réussir le tour de force de faire un show sur la mort en gardant assez de distance et de respect pour pouvoir en sourire et réfléchir à notre propre destinée…

La force de la série, outre son atout de base novateur, réside, il faut le dire, dans la famille Fisher. Quelle famille !

Nathaniel Fisher père, échappé de Fusion (j’essaie de la caser où je peux) est remarquable de cynisme et de détachement face à la vie ,qu’il soit vivant ou mort d’ailleurs, et reste malgré tout un pilier sur lequel peut se raccrocher sa famille dans les moments les plus sombres.

Les deux fils Fisher s’opposent et se complètent mutuellement, permettant pour David d’aborder avec respect et intelligence le phénomène d’homosexualité dans un pays plus que puritain (qu’il peut être malheureux dans la première saison avec ce qu’il considère d’abord comme une tare puis ensuite comme quelque chose d’inhérent et d’indissociable de lui-même) et pour Nate de se retrouver avec une vie qu’il a désespérément tenté de fuir pour finalement s’y perdre.

Ruth est totalement décalée dans cet univers quasi masculin et s’accroche à des valeurs d’un autre temps jusqu’à être judicieusement dégrisée par Kathy Bates et déniaisée (si je puis dire) par son nouveau compagnon, haut en couleur.

La jeune sœur pourrait paraître pour l’individu le moins névrosé de la caste mais possède à elle seule suffisamment de soucis pour ne pas jurer dans le tableau, démontrant une adolescence difficile qui se poursuit, mais avec plus de bonheur, dans l’âge adulte. Elle se prend en main tout en restant fidèle aux siens, et ce n’est pas une sinécure (entre une première voiture corbillard, et des expériences sexuelles et artistiques traumatisantes avec un jeune voyou qui se confirme dans ce rôle dans Ce que veulent les femmes d’ailleurs).

Les étrangers de la famille Fisher pourraient représenter un ancrage dans le monde réel des vivants. Il n’en est rien. Le jeune Diaz se révèle être un partenaire aux dents longues qui étouffe pour une famille qu’il défend bec et ongles (la perte de sa belle mère réserve des moments forts avec sa femme), les deux femmes de Nate Jr sont aussi folles l’une que l’autre dans leur domaine (l’une dans les hautes sphères du surmoi nonobstant un frère sérieusement atteint et des parents adeptes du je te défonce psychiquement avant de bouffer tes restes, l’autre pour la vie quotidienne, simplement entre telle marque de lessive et telle façon de langer la petite,c’est elle qu’il faudrait pulvériser contre un feu de signalisation).

Le petit camarade de jeu de David est un véritable phare illuminant sa route de par une lueur tantôt blafarde, tantôt flamboyante, représentant une fondation solide pour vivre sa vie loin des macchabées (e pourtant, il reste en prise avec des remises en questions permanentes, accentuées par le meurtre d’un délinquant duquel il ne se remet pas).

A ces personnages fouillés et exposés au possible sans jamais sombrer dans la démagogie de bas étage, il faut ajouter des histoires personnelles fortes (celles des morts) qui ne cessent de modifier et de transformer la vie de nos croquemorts (je songe en particulier à l’assassinat homophobe dont doit s’(occuper David et qui le traumatise particulièrement avant de finir par être rédempteur pour son âme) et des incursions de l’absurde agréablement parsemées (qu’il s’agisse de Dave chantant en passant l’aspirateur, des pubs un tantinet décalées des premiers épisodes ou bien encore des pensées intérieures des persos bien plus finement amenées sur le devant d la scène que dans Ally McBeal où il ne s’agissait que d’un ressort comique. Ici, ces petites échappatoires sont salutaires pour le spectateur et pour les héros).

Je n’insisterai pas car pour le moment je n’ai vu que les saison 1 et 2. Toutefois, quelle baigne dans le paysage triste et marécageux des séries tv aujourd’hui (entre Dawson et Une nounou d’enfer, entre Texas Rangers et Friends, quelle baffe ! Dommage cependant que les chaînes françaises estiment que nous soyons trop bêtes pour nous diffuser de bonnes séries à des heures d’écoute raisonnables. Les sopranos et SFU on été démembrées par France 2, Babylon 5 ne sera visiblement jamais diffusée sur le réseau public et Scrubs, hilarante série sur le quotidien d’un jeune interne qui prend le même chemin sur la 6 qui, quand il s’agit de séries phares (Deseperates Housewives) nous rabat les oreilles de pub alors que quand il est question de séries moins connues nous les diffusent en catimini. Lamentable).


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format Vidéo : 4/3 - Ratio : 1.33.1

Avis : Le transfert est récent, mais pour de la tv, on est vraiment face à de la grande qualité. HBO et Warner soignent leurs rejetons : tonalités froides de rigueur et compression parfaite afin de (re)découvrir la série dans les meilleurs conditions. Pas un artefact à signaler et la colorimétrie est d'enfer (voir les pubs des premiers épisodes et le générique.


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : français et anglais en dolby 5.1 / Sous-titres : français, anglais, arabe, néerlandais, polonais, norvégien, sudédois, finnois et islandais

Avis : Le son est intimiste à souhiat et les dialogues se détachent nettement du backgroun musical. La VO comme la VF sont de qualité. La bande son est agréable et envellopante tout en réussissant le tour de force d'être très discrète. Bravo.


L'Interactivité : 1.5/3

L'ergonomie des menus :
Le menu principal comme les sous menus sont extrêmement épurés et classieux, dans la suite logique de la série. Certains d’entre eux sont animés ou bénéficient d’une transition du même style. L’accès aux chapitres et aux différentes versions est très clair. La qualité de l’image et de l’éclairage forcent le respect. A noter, lors du choix de l’épisode, vous aurez droit à un résumé , à une corute vidéo vous rappelant ce qui s’est passé dans l’épisode précédent , une autre pour ce qui reste à venir dans le prochain. Un plus non négligeable pour une série TV


Les bonus :

Les bonus sont peu nombreux et une bonne partie d'entre eux ne jouent que le rôle de gadget : fiches techniques et résumés. En contre partie, les featurettes vraiment intéressantes ne sont pas légion. Le point faible de cette édition. Dans le détail, on aura :

  • Les coulisses du tournage avec des interviews d’acteurs et de producteurs ayant travaillé sur la série. Sympathique mais trop formaté pour emporter l’adhésion.
  • Commentaires audio par Alan Ball, le créateur de la série. Non sous titrés comme d’habitude chez Warner qui nous a fait le coup sur TOUS ses dvd mais qui commence à changer de manière de voir les choses pour la HD, à l’instar du Blu Ray des Goonies qui est enfin accessible pour les non anglophones.
  • Scène coupée du 1er épisode avec commentaires.
  • Anatomie du générique, ou comment l’emploi d’un corbeau ou d’une tête de mort ont failli être problématiques… Passionnant module quoiqu’il en soit.
  • Nominations et récompenses, 2 morceaux musicaux comprenant un remix du générique signé kidd Loco, biographies, Index de la saison et lien interactifs : autopromotion sans grand intérêt.


  • [ Voir les Bonus Cachés pour ce DVD ]

    Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    A se damner. Warner a laissé tomber les coffrets à la friends ou à la Smallville pour nous concocter un véritable objet de collection. Le coffret imposant en soi s’ouvre de manière peu conventionnelle et nous offre le digipack de la première saison via un système de levier. Les aplats illustrés sont de toute beauté. Mais rendez vous compte par vous-même en cliquant sur le lien ci-dessous, qui ne peut que faire regretter une réédition en coffret cartons avec boîtiers slim.

    [ Voir le Top Packaging pour ce DVD ]



    La sérigraphie

    Les sérigraphies consacrent chacune un des personnages principaux de la série. Richesse des photos, luxe des détails et d’une précision laser, agréable disposition de l’iconographie donnant à l’ensemble une note quasi familiale, one se régale, nonobstant une absence surprenante de logos pour la Warner. Un must de l’éditeur.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (17.5/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 12/11/2008 à 10:46 par maximus : de loin ma série préférée. comme ca a été dit, lance toi et regarde les autres saisons, elles sont largement à la hauteur (et quelle fin effectivement).
    - le 12/11/2008 à 06:27 par Ivenpast : merci de vos réactions positives à tous les deux et continuez de réagir... pendant que j'essaie de trouver la suite!
    - le 10/11/2008 à 21:42 par Bridoli : Mon cher Ivenpast je partage tout à fait ton commentaire (y compris sur les diffusions Françaises ...). Je ne peux que te conseiller de voir les autres séries et en particulier la dernière avec son final en apothéose. Salutations Cinéstiques.
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