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DVD A LA LOUPE


LE MéDAILLON

Lui écrire Ivenpast

Le médaillon DVD sorti le 18/08/2004


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : M6 Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

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Acteurs: Jackie Chan

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Nombre de visites :
2953


   

Le Film : 5/10

Résumé : A Hong Kong, l'inspecteur Eddie Yang fait la rencontre d'un mystérieux enfant, Jai, pourchassé par le redoutable Snakehead. Ce que ce dernier convoite, c'est un étrange médaillon qui a le pouvoir de rendre immortel et que possède le jeune garçon. L'infâme Snakehead parvient à enlever l'enfant et le ramène dans son château en Irlande. Epaulé d'Arthur Watson, un agent d'Interpole un peu gaffeur, et de Nicole James, son ancienne co-équipière, Eddie se lance alors sur les traces de Jai et de son ravisseur.

Avis : Jackie Chan est un acteur plus que prolifique qui au cours de sa (très) longue carrière a su établir les bases d'un personnage de cinéma charismatique, sympathique astucieux et se refusant continuellement à la violence gratuite, au sexe et aux effusions de sang inutile.

Les plus âgés d'entre nous se souviendront du double âge d'or de ce comédien hors norme. Le premier étant celui des hyènes intrépides et autres drunken master, le second correspondant à la période post cannonball avec des pépites comme opération Condor et Mister Dynamite (voire pourquoi pas Nicki Larson et Twin Dragons) nonobstant évidemment la tétralogie Police Story.
Depuis, ce brave petit bonhomme a réussi à faire carrière aux USA pour plus ou moins de bonheur. De cette reconversion faste (au nombre de films produits) ressortent M Nice Guy, le Smoking, les Rush Hour et enfin le Médaillon.

Las, l'inventivité de ce dernier n'a cessé de se dégrader au fur et à mesure que les boites de production US ont engrangé les billets verts du box office.
Le médaillon, dont est sûrement issue la série animée Jackie Chan (excellente d'ailleurs) appartient malheureusement à cette catégorie.

Le pitch de départ est simplissime : un artefact, un gosse mystique, une vieille légende ,de grands pouvoirs en jeu et un policier tombant comme un cheveu sur la soupe dans le marasme (que ceux qui pensent lirent le synospsis de Golden Child lève la main . Oui, toi, devant ton pc, n'hésites pas!).
Avec un tel point de départ et notre Red Richards asiatique, pourquoi pas? On peut s'attendre à de bonnes scènes de kung fu comédie comme Chan en a le secret. De plus, le casting n'est pas trop effrayant. Dans le désordre, on a la potiche rescapée d'une ancienne histoire d'amour (La brune dont le nom m'échappe), le comique faire valoir et pour bien faire British (Lee Evans) et un mentor quasi absent uniquement là pour faire avancer le smilblick (Rhyes Davis dont la feuille d'impôts, malgré tout le respect que je témoigne à cet acteur, devait être plus sallée cette année là). Le méchant est évidemment blond, aux yeux bleux et veut être immortel (ça me rappelle Bullet Proof Monk cette histoire... comme quoi, y a que les gravures de mode qui peuvent s'assoir sur le trône maléfique de maître du monde. Oui, bon, Lex Luthor est l'exeption qui confirme la règle. Quoique d'un autre côté, un tyran aux manettes peut donner de bonnes choses, dixit le comics Fatalis Imperator chez Marvel).
Bref ,tout ça pour dire que le spectacle, avec les sfx d'aujourd'hui, aurait du être satisfaisant.

Néanmoins, ce n'est pas le cas. Ce film pêche par trop de défauts majeurs. Le scénario est lourd et poussif et le seul but de ce dernier est de nous conduire directement à l'affrontement final en semant de ci de là deux trois petites bagarres au but sous entendu de laisser à Chan le temps de faire l'apprentissage de ses pouvoirs. Le film peut alors de fait se diviser en quatre grandes parties : Jackie court après des méchants et se retrouvent dans les affaires DU méchant en mettant la main sur l’objet number one de son désir. Ensuite, Jackie , se paie un tour du monde sans queue ni tête (on ne voit vraiment pas pourquoi l’action se déroule sur trois continent) de moins de 10mn (le reste du film respectant la même double unité de lieu) pour ensuite se faire un remake plus glorieux du coup d’éclat de DeNiro dans 15 minutes (pas facile de vouloir tout dire sans révéler quoique ce soit !). Pas d’inquiétude cependant, Chan est la tête d’affiche et l’action se poursuit naturellement dans un vaste n’importe quoi sentant le mauvais remake de Smallville avec des personnages incroyablement ouverts et tolérants sur les miracles et la véracité des légendes étrangères…. On termine enfin sur le territoire du bad guy, un château évidemment et sur l’aboutissement complètement débile de l’histoire d’amour sous jacente qui nous a gonflé durant tout le film.
Le scénar dans son ensemble est donc bancal mais tolérable pour un gosse de dix ans, destination de public évidente du film. Cependant, un gosse de dix ans justement, élevé aux LOTR, Comics et autres joyeusetés culturelles n’est pas forcément idiot. Les scénaristes se payent tout de même le luxe de boulettes tellement énormes qu’on a du mal à y croire : comment se fait il que la femme de Lee Evans soit au courant de la vie True Lies de son mari et que de surcroît, elle soit capable d’en remettre aux meilleurs marines en situation de crise ? Comment se fait il que le méchant soit aussi c.. et nous fasse croire qu’il cherche ce foutu artefact depuis une centaine d’année ? Comment se fait il que Chan aie pu bénficier d’un traitement de faveur avec un médaillon forcément entier alors que le méchant a eu le même cadeau avec seulement la moitié de ce dernier ? Et surtout, qui va pouvoir croire que Lee Evans est un agent d’Interpol (le tour de force le plus digne de respect je l’avoue) ?

Carburer à l’orangina rouge n’est pas la seule explication possible….

L’autre défaut majeur reste le manque de souffle des combats. On aurait pu facilement pardonner cet écart mais quand on sait qui s’est occupé des chorégraphies…. Sammo Hung ne s’est guère foulé cette fois ci . Certaines bastonnades du Flic de Shangaï valaient à elles seules l’ensemble des scènes d’action de ce pop corn movie !
Au final donc, on en peut que soupirer devant la triste exploitation du personnage de Chan qui n’aura guère briller (quoique… voir la section bonus / scènes coupées) dans ce semi navet et se rabattre sur Le Smoking, qui ne vole guère plus haut mais qui est plus nerveux. Mais si, vous savez, le film qui suit le scénario suivant : Chan se retrouve dans des affaires qui le dépasse, met la main sur un mystérieux artefact, pardon costume, se tape le tour du monde, non de la ville, excusez moi, connais un dramatique retournement de situation, file dans le repaire du bad guy et y gagne un combat aux retournements téléphonés.
Bizarre….
Ca ne vous rappelle pas quelque chose ?


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 2.35:1

Avis : Le transfert est d’excellente qualité. L’ensemble est parfaitement saturé , aucun artefact ne vient gâcher la vision du métrage. Les ambiances de chaque camp sont bien respectées : dominantes sombres pour le bad gui (habillé en partie avec du rouge pompéï !) et très claires pour Chan et son scooby gang. Les scènes d’action sont fluides et les SFX sont dans l’ensemble bien incrustés (techniquement parlant s’entend).


Le Son : 2/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 en français et en anglais - Sous-titres : français detail> En VO comme en VF, le confort d’écoute est bien présent, les dialogues se détachent clairement et la musique joue son rôle d’ambiance, même si elle ne se force pas beaucoup. L’ensemble bénéficie d’une spatialisation correcte, même si on reste loin de l’impact d’un 300 ou d’un Batman Begins.. <

Avis : En VO comme en VF, le confort d’écoute est bien présent, les dialogues se détachent clairement et la musique joue son rôle d’ambiance, même si elle ne se force pas beaucoup. L’ensemble bénéficie d’une spatialisation correcte, même si on reste loin de l’impact d’un 300 ou d’un Batman Begins..


L'Interactivité : 2.5/3

L'ergonomie des menus :
Le menu principal propose le lancement du film, le choix de la version audio, un lien vers le menu Chapitres et enfin un lien vers la section bonus. Le menu est séparé en deux parties d’égale importance, celle de gauche se concentrant sur un florilège de scènes extraites du métrage, celle de droite permet d’accéder aux différents sous menus et entre les deux est présenté le médaillon dans une petite animation. La transtion d’un menu à l’autre est animée.
Le menu Chapitrage reprend le même désign général et est divisé en trois grandes parties de 4 chapitres chacune (les chapitres peuvent se changer à la volée durant le film) . Chaque vignette reprend le passage du film concerné, est animée et surtout présente une image détériorée comme celle de vieux films. L’effet est léger mais apporte un certain cachet.
Le menu des bonus est très laid dans le choix de sa partie animée. Les images défilent dans une tonalité rouge rendant l’ensemble quasi illisible. Dommage.


Les bonus :

Les bonus sont peu nombreux et assez énervants. Je m’explique : leur qualité est évidente, ce qui est rageant, c’est de voir ce qu’aurait pu donner un autre montage du Médaillon avec un film qui approcherait alors les deux heures au lieu de cette blgue de potaches de 88mn. Ces bonus sont les suivants :

  • Une galerie de photos sur laquelle on ne peut avoir aucun contrôle, puisqu’il s’agit d’un module de type déroulant sur fond musical. Gadget et inutile en sus.
  • Une Bande annonce en français , relativement bien construite puisque ne montrant que le meilleur du métrage. Son transfert et de qualité équivalente à celui du film
  • 29 mn ( !) de scènes coupées dont 90% auraient du purement et simplement ne pas quitter le métrage final. Via de nombreuses scènes, de nombreux points sombres sont éclaircis (origines du médaillon, motifs profonds de chaque personnages, les allusions bienvenues de la femme de Lee Evans sur sa double vie) et surtout, Lee Evans se voit gratifier de nombreuses scènes à l’humour absurde comme lors de la première course poursuite à pied où Jackie Chan arrive complètement essoufflé. L’ensemble gagne en cohérence (les nombreux voyages à travers le monde par exemple) et en fluidité…. Tout en insistant sur les nombreux non sens du film ou erreurs de montage. Quel gâchis ! Et un director’s cut ne semble pas à l’ordre du jour….
  • L’autre morceau de ce dvd reste le reportage d’une heure ( !) sur la carrière de Jackie Chan produit lors de la sortie de Rush Hour 2. Passionnant de bout en bout, extrêmement riche en images d’archives et en extraits d’autres métrages, vous saurez à peu près tout ce qu’il faut connaître sur la carrière de cet acteur hors du commun. Bien meilleur que le film en fait (dont il n’est pas une seule fois fait mention !)


  • En somme, une édition qui ne se prend pas la tête mais dont les suppléments justifient à eux seuls l’achat de la rondelle. Assez rare pour être signalé.


    Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Boîtier amaray transparent classique mais jaquette double face présentant au verso un décor avec les chapitres à gauche et des colonnes de temple à droite où s’insèrent parfaitement le dvd



    La sérigraphie

    Sérigraphie réussie que celle de ce Médaillon. Le rond central imprimé ne gâche en rien la tonalité générale avec ce Jackie Chan à la définition très nette sur fond de stelle japonisante. Les mentions légales sont quasi invisibles puisque participant à la dynamique de cercle rond central / galette / stèle. Le titre est bien placé et correctement proportionné . Seul bémol, les logos , bien que n'empiétant pas sur le personnage central , sont un peu voyants.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (12.5/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 31/05/2012 à 07:36 par Ivenpast : quand tu veux alexis, tu me restitues la paternité de mes textes!

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