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DVD A LA LOUPE


LA CITé INTERDITE

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La cité interdite DVD sorti le 24/10/2007


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : M6 Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie en salle : 14 Mars 2007
Nombre d'entrées : 772 469

Durée du film : 1 h 54 min.

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Nombre de visites :
4282


   

Le Film : 8/10

Résumé :  Chine, Xème siècle. En défiant l'Empereur, une femme va faire basculer le cours de l'Histoire.

Avis : Tout comme dans "Le secret des Poignards Volants", Zhang Yimou place l'intrigue de son nouveau film durant la période de la décadence de la dynastie Hou Tang, minée par la corruption et les intrigues, le scénario, proche des tragédies grecques, ne mettant cependant en scène que des personnages totalement fictifs. Gardant une certaine dose d'art martiaux, "La Cité Interdite" est en fait essentiellement un huis-clos entre les murs de la cité impériale, se focalisant autour de la famille régnante, l'empereur, sa femme et ses trois fils. La majeure partie du film se déroule presque comme une pièce de théâtre (de fait, le film est adapté d'une pièce des années 1920, intitulée "La tempête"), rehaussée par des décors et costumes dont le luxe et la somptuosité se veulent le reflet d'une dynastie riche et puissante. La bataille gigantesque qui met aux prises l'armée fidèle à l'empereur et celle rassemblée par ceux qui veulent le renverser, donne une autre connotation à la fin du film, sans sacrifier à l'esthétisme dont Zhang Yimou s'est fait la spécialité. Film chinois le plus cher à ce jour, "La cité interdite" éblouit par sa magnificence mais déçoit par une intrigue simpliste qui ne dépasse guère le drame familial, où la jalousie et l'ambition se servent de la trahison pour arriver à leur fin. Inceste, poisons et vieux secrets familiaux vont nourrir l'affrontement entre deux époux que désormais tout sépare.

De retour à Pékin après une longue absence, l'Empereur Ping (Chow Yun-Fat), retrouve l'Impératrice Phoenix (Gong Li), le prince héritier Wan (Ye Liu), fils de sa première femme, morte trop tôt, et les princes Jai (Jay Chou), le fils aîné de Phoenix et Yu ( Junjie Qin), le cadet. Alors que Ping fait empoisonner lentement Phoenix avec l'aide de son médecin personnel Jian (Dahong Ni), Phoenix entretient une liaison avec Wan, lequel est aussi amoureux de Chan (Man Li), la fille de Jian. Consciente des agissements de son mari, mais prisonnière d'un protocole rigoureux, Phoenix va fomenter avec Jai un complot contre l'Empereur, et faire resurgir de lourds secrets liés à l'épouse du médecin (Jin Chen)…

Le film est l'occasion d'assister au quotidien de cette famille déchirée mais qui sauve les apparences devant ses milliers de serviteurs. Zhang Yimou a fait de nombreuses recherches pour assurer la meilleure authenticité possible à ce qu'était la vie au palais à cette époque où les puissants disposaient d'un luxe ostentatoire inimaginable. Les décors parés d'ors, draperies et pierres précieuses donnent aux scènes d'intérieur une esthétique clinquante et surchargée marquant les excès d'une dynastie décadente. La partie arts martiaux est traitée avec un certain réalisme, et quand on voit les assassins de l'Empereur voler dans les airs, ils sont accrochés à des vrais filins bien visibles et ne défient plus la pesanteur comme les combattants dans les films précédents du même réalisateur. La gigantesque bataille finale a été réalisée en utilisant à la fois un millier de figurants et des effets spéciaux numériques, la "lisibilité" des combats étant assurée par les armures toutes de couleur or pour les assaillants et toutes de couleur argent pour les défenseurs. Mais si le spectacle est visuellement impressionnant, il manque d'âme, peut-être parce que l'on a du mal à éprouver de l'émotion devant une chorégraphie trop bien réglée et qui manque, là, de réalisme. La partie dialoguée constitue le corps du film, avec seulement les huit personnages déjà cités entre lesquels tout se joue, et dont les caractères vont être plus ou moins fouillés. Le casting est très bon, comprenant deux des plus grands acteurs chinois. Gong Li, magnifique, est absolument parfaite dans un rôle tout en nuances, incarnant une femme déchirée par la passion et intriguant en coulisses pour sauver sa vie, et Chow Yun-Fat tenant avec conviction un rôle difficile, un peu à contre-emploi.

"La cité interdite" reste bien dans le style flamboyant de Zhang Yimou et dans la continuité de ses films d'action médiévaux précédents. Mais un manque de souffle au niveau de l'intrigue principale, et un excès de grandiloquence au niveau de la scène d'action principale peuvent laisser derrière eux une légère déception, classant le film un peu meilleur que "Le secret des Poignards Volants", mais moins réussi que "Hero".


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 2.35:1

Avis : Si les couleurs et les contrastes sont irréprochables et rendent parfaitement les fastes du palais impérial, on sera un peu plus réticent sur la définition qui n'est pas toujours parfaite. La compression a été réalisée avec soin. Sur le plan artistique, Zhang Yimou est connu pour son esthétisme recherché, et ici il ne déroge pas à ses habitudes. On peut aimer ou pas la surcharge multicolore des décorations du palais, mais il faut reconnaître que c'est parfaitement rendu. Les effets spéciaux sont quant à eux bien intégrés à l'image.


Le Son : 3/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 et 2.0 en Français et en Mandarin et DTS en Français- Sous-titres : Français

Avis : La qualité est excellente, avec une bonne utilisation des enceintes arrières pour donner du relief à l'ambiance sonore, et du caisson de basses lors des scènes les plus spectaculaires. La musique de Shigeru Umebayashi est parfaitement rendue, mais n'est pas aussi marquante que ce qu'on pouvait espérer pour ce genre de film. Les pistes 2.0 sont évidemment bien plus plates.


L'Interactivité : 1.5/3

L'ergonomie des menus :
Au lancement du disque, on a les bandes annonces de "L'ennemi intime", "Les oubliées de Juarez", "Hitcher" et "Je déteste les enfants des autres". Les menus sont animés et sonorisés. Le film n'est découpé qu'en 12 chapitres, mais on peut changer de piste audio et mettre les sous-titres à la volée.


Les bonus :

Du très classique sans vraie originalité.

  • Making of, de 22 minutes en 16/9 VOst. Le réalisateur insiste sur le contraste qu'il a voulu montrer entre le luxe et la corruption de la dynastie Tang. Il resitue le film dans son contexte historique. Puis, de manière très classique et un peu promotionnelle, on passe en revue les acteurs principaux, les lieux de tournage, les costumes, et le tournage des scènes d'actions.
  • Première à Los Angeles. Documentaire très promotionnel de 3 minutes au format 4/3 en anglais sous-titré.
  • Bandes annonces de "La cité interdite", "Ghost Rider", "Bad Times" et "Coast Guards" en 16/9 VF.

  • Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Boîtier amaray transparent, avec la liste des chapitres imprimée au verso de la jaquette, et inséré dans un étui cartonné. Les visuels sont identiques sur l'étui et la jaquette, avec reprise de l'affiche du film. L'étui bénéficie d'une impression mi-glacée mi-mat du plus bel effet, et d'un titre en relief.



    La sérigraphie

    La sérigraphie reprend la partie basse du visuel principal, avec l'Impératrice Phoenix qui s'avance devant le palais impérial. Les textes légaux, en pourtour du disque, sont petits et très discrets, les logos un peu moins, mais ils sont bien groupés pour ne pas détruire l'équilibre artistique de la photo.


    Note Finale : (16/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 20/01/2008 à 13:39 par asiafan : Je n'ai pas eu la même perception de ce film grandiose: pour moi ce décors représente parfaitement l'empereur, tout dans l'excès (pouvoir absolu, vanité, arrogance, ...). Ce décors se devait d'être outrancier. Le manque d'action peut surprendre mais le but n'était pas le film de kung-fu mais l'affrontement de 2 personnages forts entrainant les autres dans leur duel. Ca m'a passionné, plus que Hero. Je révise cependant aujourd'hui ma qualification de chef d'oeuvre (il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis) mais en lui donnant toujours une place primordiale dans l'oeuvre du maître chinois. (et Gong Li est toujours aussi géniale!) Mais comme d'habitude, c'est un avis et il n'entame en rien la qualité de ta critique.

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