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DVD A LA LOUPE


RIO BRAVO

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Rio Bravo DVD sorti le 05/09/2001


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie en salle : 21 Octobre 1959
Nombre d'entrées : 3 643 000 env.

Durée du film : 2 h 16 min.

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Nombre de visites :
2421


   

Le Film : 9/10

Résumé : Un shérif arrête le frère de l'homme le plus puissant de la région. Il n'a pour alliés qu'un adjoint ivrogne, un vieillard boiteux, un gamin et une joueuse de poker, et contre lui une armée de tueurs.

Avis : Avec "Rio Bravo", Howard Hawks nous concocte un western en huis-clos, au milieu d'une petite ville de l'ouest où la grande rue principale sépare le saloon du bureau du shérif, lequel sert aussi de prison. Pas de grandes chevauchées, pas d'indiens, juste un combat déséquilibré entre quatre hommes qui veulent faire respecter l'ordre et une bande de hors-la-loi qui veut délivrer l'un deux. La montée de la tension est progressive jusqu'au combat final qui constitue le morceau de bravoure de ce film devenu mythique, considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands westerns de tous les temps.

Le shérif John T. Chance (John Wayne) a fort à faire pour faire régner l'ordre dans sa petite ville du comté de Présidio, au Texas, près de la frontière mexicaine, d'autant plus qu'il ne peut compter que sur l' aide de son adjoint "Dude" (Dean Martin), en permanence imbibé d'alcool et qui n'a plus la moindre crédibilité, et celle du vieux "Stumpy" (Walter Brennan), courageux mais bien diminué physiquement. Cela ne l'empêche pas d'arrêter Joe Burdette (Claude Akins), pris en flagrant délit de meurtre. Le problème est que celui-ci est le frère du puissant Nathan Burdette (John Russell), qui dispose à sa solde d'une armée de tueurs bien décidé à faire sortir de prison le frère du patron. De plus la ville est assiégée pour s'assurer que le shérif ne puisse escorter le criminel afin d'être jugé par un tribunal. Il n'y a pas grand monde en ville d'assez courageux pour aider Chance, seul le jeune Colorado (Ricky Nelson), un as de la gâchette à peine sorti de l'adolescence, lui proposant son aide…

Le scénario, plus basé sur des dialogues que sur l'action, va s'attacher à suivre chacun de ces personnages dont les comportements vont évoluer en fonction d'évènements qui font petit à petit grimper le suspense, mais avec beaucoup de passages intimistes reliés à la vie quotidienne de l'époque. La touche glamour est assurée par Angie Dickinson qui incarne Feathers, une joueuse de cartes amoureuse du shérif, ce qui ne va pas forcément faciliter la tâche de ce dernier. Dean Martin interprète avec un réalisme saisissant un ivrogne devenu une vraie loque qui navigue entre lâcheté et héroïsme. John Wayne reste dans son registre habituel du héros américain droit et courageux dont on sait qu'il ne faillira pas, joué avec beaucoup de naturel. Face à lui, Angie Dickinson ne paraît pas toujours à l'aise dans ses répliques, et son idylle avec un shérif beaucoup plus âgé qu'elle semble un peu artificielle, mais cette présence féminine équilibre assez bien le scénario, sans parler du côté relativement audacieux de la dernière apparition, en guépière noire, de la belle, juste avant le générique final. Comme souvent dans les westerns des années 50, le fil de l'histoire est coupé par des chansons sur un air de guitare, ici interprétées par Dean Martin et Ricky Nelson, et même si cela a tendance à ralentir encore un rythme pourtant déjà pas très rapide, cela permet de s'immerger dans l'ambiance folklorique du grand ouest américain.

Le manichéisme du bon shérif Chance contre les méchants frères Burdette est atténué par les personnages plus complexes que sont Dude, Stumpy et même Feathers. Un léger comique de situation sert également à détendre l'atmosphère, avec les démêlés entre Carlos, le patron mexicain de l'hôtel (Pedro Gonzales-Gonzales) et sa charmante épouse Consuela. La réalisation est plutôt sobre, avec des plans à hauteur d'homme sans effets de plongée ni gros plans autres que les visages cadrés. On se focalise donc sur l'essentiel, mais on peut regretter une esthétique peu élaborée, à l'image des décors assez simplistes et peu variés. Mais ceci ne nuit pas au caractère prenant du film, dont une grande partie revient aux mérites du scénario et des dialogues de Jules Furthman et Leigh Brackett, et à l'excellente partition musicale de Dimitri Tiomkin, qui place ici plusieurs fois le fameux air du deguello, lequel sera repris par John Wayne quand il filmera son "Alamo". Ce grand classique fera l'objet de deux variations très proches, toujours réalisées par Howard Hawks avec John Wayne dans le rôle principal, "El Dorado" en 1967 et "Rio Lobo" en 1970.


L'Image : 2/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 1.78:1

Avis : L'image, à l'origine en 1.85:1, a été légèrement recadrée pour coller exactement au format 16/9. Les couleurs sont vives et bien saturées, les contrastes correctement gérés même lors des nombreuses scènes sombres, et la définition est bonne avec toutefois quelques scènes moins précises. Sans que ce soit vraiment gênant, la compression présente par moments de légers défauts.


Le Son : 1.5/3

Détails techniques : Dolby Digital 1.0 en Français, Anglais et Italien - Sous-titres : Français, Anglais, Allemand, Arabe, Bulgare, Espagnol…

Avis : Si la bande mono d'origine est claire et sans distorsion, elle manque évidemment d'ampleur, en particulier pour restituer la très belle partition musicale. La spatialisation n'aurait pas apporté grand chose dans les nombreuses scènes de dialogue, mais aurait donné du relief au combat final.


L'Interactivité : 0.5/3

L'ergonomie des menus :
Les menus sont fixes et muets, et ne bénéficient que d'un graphisme très sommaire. Le film est finement découpé en 41 chapitres, mais les vignettes ne permettent d'atteindre directement qu'un chapitre sur trois. On peut changer de langue et sous-titres à la volée.


Les bonus :

Le strict minimum, dommage vue la notoriété du film et les nombreux documents d'époque existant. Mais il faut reconnaître que la durée du film ne devait pas laisser beaucoup de place sur le disque.

  • Bande annonce en 16/9 VO.

  • Les Visuels : 0/1



    La pochette / Le packaging

    Boîtier amaray noir. Le visuel reprend l'affiche originale du film, une peinture figurative en couleurs comme cela se faisait beaucoup à l'époque, toute à la gloire de John Wayne, mais qui est limite de constituer un spoiler.



    La sérigraphie

    Seul le titre est imprimé en noir sur le fond argenté du disque, dans les trois langues disponibles en audio. Les logos et textes légaux font le pendant du titre par rapport au rond central.


    Note Finale : (13/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 21/02/2008 à 08:30 par dale cooper : Belle critique pour un film merveilleux et culte en ce qui me concerne. Dommage que la note finale ne soit pas plus élevée.Il est vrai que cette édition n'est pas mauvaise mais montre quand même ses limites, c'est pourquoi je me suis commandé le blu-ray sur amazon.com . Je sais que le travail de restauration n'est pas aussi important que sur La Prisonnière du Désert mais ce sera tojours mieux que l'édition SD.

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