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DVD A LA LOUPE


LE SERPENT - EDITION COLLECTOR / 2 DVD

Lui écrire surfeur51

Le serpent - Edition collector / 2 DVD DVD sorti le 24/07/2007


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Wild Side Vidéo
Distributeur :
Universal Pictures Video

Date de sortie en salle : 10 janvier 2007
Nombre d'entrées : 792 000 env.

Durée du film : 1 h 56 min.

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Nombre de visites :
2183


   

Le Film : 8.5/10

Résumé :  Vincent Mandel, photographe de mode, voit sa vie s'effondrer à cause d'une manipulation orchestrée par un ancien camarade de classe, Joseph Plender. Meurtre, sexe et chantage vont conduire Vincent dans une véritable descente aux enfers... Il n'a plus qu'une solution pour s'en sortir, battre Plender à son propre jeu.

Avis : Adapté d'un roman de Ted Lewis, "Plender", et réalisé par Eric Barbier, "Le serpent" est un thriller psychologique noir, bénéficiant d'une intrigue assez élaborée, d'une photographie recherchée, et du jeu parfait de deux grands acteurs, Yvan Attal et Clovis Cornillac, dont le face à face rejette un peu dans l'ombre les performances pourtant convaincantes du reste du casting. Si le roman original tirait son titre du nom du harceleur (qui était présenté sous un jour plus positif que dans cette adaptation cinématographique ), celui du film fait référence au serpent tatoué sur le dos du même personnage, et véhicule l'image de la bête venimeuse qui mord sournoisement.

En instance de divorce, Vincent Mandel (Yvan Attal) est surtout soucieux d'éviter que sa femme Hélène (Minna Haapkylä) ne reparte en Allemagne avec leurs enfants, dont il serait alors de fait définitivement séparé. Dans ces circonstances, où le moindre prétexte sert à l'autre partie pour parvenir à ses fins, l'accusation de viol de la part de Sofia (Olga Kurylenko), un mannequin avec qui Vincent a fait des photos de mode, est particulièrement mal venue. Mais ce n'est rien à côté de ce qui attend notre homme, alors qu'un ancien camarade de classe, oublié depuis bien longtemps, organise en sous-main une machination destinée à le détruire complètement. La première partie du film montre les rouages de cette manipulation diabolique et éclaire petit à petit les mobiles qui poussent Joseph Plender (Clovis Cornillac, qui s'essaye avec succès dans un rôle de psychopathe) à s'acharner ainsi contre Vincent. Si l'appât du gain semble le moteur initial, il apparaît bien vite que c'est d'une vengeance haineuse qu'il s'agit, remontant à des faits oubliés de Vincent, mais qui ont marqué Joseph à vie. Si le scénario de Trân Minh Nâm reste essentiellement axé sur l'aspect policier des choses, il prend néanmoins le temps d'aborder les différentes facettes de personnages moins manichéens qu'on ne pourrait a priori le craindre. Malgré le côté répugnant des actes de Joseph, le spectateur compatit au traumatisme vécu par lui lors de son adolescence, et le personnage de Vincent apparaît au fur et à mesure de l'histoire comme de moins en moins "clean". La deuxième partie va voir Vincent prendre le taureau par les cornes et chercher à sauver sa peau en retournant contre son ennemi ses propres armes… Dans cette lutte inégale qui l'oppose à Joseph, Vincent pourra néanmoins compter sur l'aide de Sam (Simon Abkarian), son avocat, et d'une autre victime de Joseph, Cendras, joué par un excellent Pierre Richard dans un rôle assez différent de ses prestations habituelles.

La mise en scène est soignée, même si Eric Barbier, avec seulement trois réalisations en quinze ans, reste peu prolifique. Le rythme est plutôt vif, ponctué par quelques belles séquences d'action, le suspense restant toujours présent. Les cadrages sont originaux, utilisant plongées et contre-plongées, avec quelques trouvailles astucieuses comme le reflet d'Olga dans l'œil de Vincent lors de sa chute, où les vues depuis l'intérieur du "coffre-prison", et la photographie sombre mais léchée de Jérôme Robert se marie parfaitement avec l'atmosphère lourde et angoissante du film. Le caractère potentiellement osé de certaines scènes est contrebalancé par un montage vif avec des vues-flash sur lesquelles la caméra ne s'attarde pas, ce qui n'empêche pas de déconseiller le film aux enfants et aux âmes sensibles malgré son caractère affiché "Tous publics". Salué par la critique et la plupart des spectateurs qui l'ont vu, ce thriller, qui se compare sans rougir à de nombreuses productions américaines du même genre, n'a pourtant connu qu'une audience moyenne et vaut largement la peine d'être découvert en DVD par les amateurs de romans noirs.


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 1.85:1

Avis : Très belle image, avec une colorimétrie souvent accentuée sur le vert, conforme aux choix du directeur artistique, et des contrastes bien marqués, soulignés par des noirs intenses. La définition est parfaite, et la compression pratiquement invisible. Cette qualité technique est bien sûr au service d'une photographie recherchée, parfaitement en phase avec le côté sombre du scénario.


Le Son : 3/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 et DTS 5.1 en Français - Sous-titres : Français pour sourds et malentendants.

Avis : Nombreux effets de toute nature, parfaitement rendus par les cinq enceintes, le caisson de basse étant utilisé à bon escient, ce qui ne veut pas dire avec modération... Les dialogues restent toujours bien séparés. La bande son est très dynamique, et on est plongé dans l'ambiance du film, la musique originale de Renaud Barbier, le frère du réalisateur, étant parfaitement appropriée et très présente.


L'Interactivité : 2.5/3

L'ergonomie des menus :
Au lancement du disque, on obtient les bandes annonce de "Le labyrinthe de Pan" (VO), "Molière" (VF), "Angel" (VO), "U" (VF), et "Perhaps Love" (VO), toutes en 16/9. Les menus sont animés et sonorisés. Le film n'est découpé qu'en 12 chapitres, et l'on peut changer de piste audio et mettre les sous-titres à la volée.


Les bonus :

Edition à deux disques assez complète. Sur le disque 1 :

  • Filmographies d'Eric Barbier, Yvan Attal, Clovis Cornillac et Pierre Richard, sur pages au format 16/9.
  • Liens Internet vers les sites de l'éditeur et du film, que l'on retrouve également sur le disque 2.

  • Sur le disque 2 :
  • Making of : documentaire de 26 minutes en 4/3, essentiellement constitué d'images prises pendant le tournage, avec des interviews des différents protagonistes. Peu promotionnel, ce making of est assez intéressant.
  • Le venin de l'enfance : Entretiens avec Eric Barbier, Yvan Attal, Clovis Cornillac et Pierre Richard (21 minutes en 16/9), pendant lesquels le réalisateur et les acteurs principaux nous font part de leur vision du film et des personnages. Barbier revient sur son tout premier film ("Le brasier"), mal accueilli par le public lors de sa sortie en 1991.
  • Scènes coupées présentées par le réalisateur, pour un total de 7 minutes, en 4/3, format cinéma respecté. La scène la plus intéressante montre le père d'Hélène (qu'on ne voit jamais dans le montage final), qui est aussi le patron de Vincent.
  • Comparatif story-board/film commentés par le réalisateur sur trois scènes du film (10 minutes au total en 16/9) : la séance de photos de mode, la chute d'Olga et la scène chez Danalogic.
  • Décryptage d'une manipulation : Module de 15 minutes, en 16/9, sur le harcèlement et la manipulation, présenté par trois spécialistes de la question, avec des analyses de caractère sur les rapports harceleur-victime.
  • "La Face perdue" : Court-métrage N&B de 24 minutes (4/3, 1.85:1), réalisé par Eric Barbier, inspiré d'une nouvelle de Jack London qui se passe en Russie juste après la première guerre mondiale, et qui fait déjà référence au thème de la torture et de la vengeance. Dialogues en russe avec sous-titres français.
  • Diaporama muet (3 minutes) de 31 photos prises pendant le tournage.

  • Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Boîtier amaray noir à deux alvéoles, inséré dans un étui cartonné. Les visuels sont identiques sur l'étui et la jaquette (il s'agit de la reprise de l'affiche du film), mais avec des effets métallisés et un léger relief sur l'étui.



    La sérigraphie

    Les sérigraphies sont originales, avec une impression en silhouette noires des deux personnages principaux sur le fond argenté, et légèrement brossé, du disque. Yvan Attal figure sur le disque du film, et Clovis Cornillac sur celui des compléments. Le rond central reste argenté brillant, les textes et logos, bien qu'assez nombreux mais petits et bien placés, gênent peu.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (18/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 07/05/2008 à 19:05 par drouvre : Je suis 100% d'accord avec la note. Les visuels (notamment de l'œil) sont vraiment bien choisis. La piste DTS donne très très bien.

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