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DVD A LA LOUPE


THE MONSTER SQUAD

Lui écrire Ivenpast

The monster squad DVD sorti le 04/07/2007


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Editeur : Opening
Distributeur :
GCTHV (Gaumont/Columbia/Tristar Home Video)

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Nombre de visites :
2534


   

Le Film : 7.5/10

Résumé : Un groupe de gamins, passionnés d'histoires de monstres, sont les seuls à avoir compris que les plus grands monstres de cinéma ont envahi leur ville. Ils décident alors de prendre les choses en main et de se servir de leurs connaissances cinématographiques pour les combattre. La chasse aux monstres est ouverte...

Avis : Ce monster squad est un film rare. Il est déjà redoutablement difficile à trouver mais en plus, il ne passe quasiment jamais à la télévision, alors qu’il serait tout indiqué dans une soirée spéciale Halloween avec pourquoi pas Les Goonies. Car ces deux films sont les fers de lance d’un genre qui est maintenant tombé en désuétude, et j’insiste bien sur le mot vu les productions aseptisées auxquelles les jeunes sont confrontés aujourd’hui : le film pour ado respectueux des adultes et qui ne se moque pas d’eux. Les années 80 ont été un riche vivier insondable de films du genre Le Dragon du Lac de Feu, Ferris Bueller, les Gremlins (récemment chroniqué) Les Goonies donc ou encore Tron et autres Codes Lisa…

Ce genre particulier est toujours basé sur des stéréotypes de base : les adultes sont légèrement crétins (le proviseur de Ferris Buller, le redoutable patron de Tron), ils ne comprennent en rien (le principal de Monster squad) , ils ne croient pas au surnaturel (Le Dragon…, les Gremlins) ou aux délires d’un ado et j’en passe, ce qui fait qu’au final, ce sont toujours deux à cinq amis formant une bande qui sauve la ville (Monster Sqaud) ou qui réussissent à faire ce qu’ils veulent sans aucune conséquence (Ferris Bueller). Et pour ne rien gâcher, pour nous, génération 80, le film se clôt généralement sur une note de gaieté folle due à l’inventivité des personnages principaux qui nous permettent d’avoir le sourire aux lèvres pour la journée après avoir soigneusement cajolé sa rondelle avant de la ranger.

Pour revenir à Monster Squad,donc, le pitch est simple . Réalisé par des fans, Fred Drekker en tête et Shane Black en coulisses (Robocop 3 qui reste un bon tvfilm (les dents vont grincer, mais tant pis) pouvant par exemple clôturer en beauté la série du même nom rétroactivement /les participations en tant qu’acteur dans Predator, mais surtout les scénarii des armes fatales pour Black), le film se propose ni plus ni moins que de réunir les 6 plus grandes figures du cinéma d’horreur de papy et de papa : Dracula, Frankenstein, Le loup Garou, la Momie, la crétaure du lac Noir et enfin Van helsing qui n’aurait loupé la fête pour rien au monde (pensez donc, au lieu de se fatiguer à courir après tout ce petit monde dans des centaines de films des années 20 à aujourd’hui (du Dracula de Browning au métrage éponyme de Sommers) , on lui propose de se les faire tous en une seule fois ! Le projet est ambitieux est relèverait presque de l’utopie la plus folle, tant les histoires de droits sur les monstres précités risquaient d’être ardues (bien que tous possédés par Universal en fait qui n’assumera pas le projet). C’est un peu comme si aujourd’hui, on pouvait dans une même saga confronter l’univers de Star trek et Star Wars (l’Enterprise combattant une étoile noire conçue par des Borgs ayant pactisé avec l’Empire accompagné de toute une flotte rebelle, Falcon Millenium en tête ….) ou bien celui de Robocop et Terminator ou de Alien et Predator (déjà fait mais au résultat décevant) ou pourquoi pas , soyons complètement fous , une invasion d’une ville par des Critters ou des Gremlins ou un Marvel VS Dc en live ! Mais arrêtons là le délire (ou prolonger le sur les post d’en bas , les avis les plus barrés étant aussi les bienvenus type les Schtroumpfs contre Cobra ou bien Cat’s Eyes contre Belphégor) et revenons à Monster Squad.

Les auteurs finissent par pondre un scénario ultra ambitieux, les Goonies marchent plutôt bien (c’est un euphémisme) au cinéma et finalement, le projet se monte après des coupes drastiques dans l’histoire d’origine. Stan « predator / Jurassic Park / Terminator » Winston prend les manettes des effets spéciaux et le tout entre en tournage. Pour relier et crédibiliser tous ces intervenants entre eux, on conçoit une histoire fil rouge d’amulettes que tout le monde veut avoir pour une histoire de domination du bien sur le mal ou inversement mais dont tout le monde se fout au final complètement, l’intérêt principal résidant dans les monstres eux-mêmes.

Le film s’ouvre donc sur un affrontement entre Dracula et Van Helsing riche de promesses, à l’esthétique gothique indispensable et avec un recours au monde du dessous plutôt bien mis en scène, ,car il faut savoir que Dracula, véritable émissaire du diable bénéficie de pouvoirs sacrément étendus dans ce métrage puisque pouvant appeler à lui tous les monstres dont il a besoin , sans compter la capacité de maîtriser l’électricité et de projeter des rayons d’énergie à la Superman (deuxième opus version Lester). Au final, les uns et les autres perdent et sont projeter dans un mini trou noir ouvert par l’amulette citée précédemment et par une incantation lue par une jeune vierge, en allemand. On se retrouve ensuite projeté 100 ans plus tard, en plein dans les années 80 avant que tout ne recommence. Les 10 premières minutes restent donc efficaces et on s’installe confortablement. Le métrage se poursuit avec une présentation un peu longuette des jeunes personnages principaux : le rondouillard craintif, le cerveau de l’équipe et son sidekick nonobstant une sœur jeune, très jeune et donc gênante et un chien (adorable beagle) sans oublier l’adolescent rebelle (comprenez avec blouson de cuir, cigarette au bec dans la cour de récré et yeux se fixant sur tout ce qui bouge à environ 1m / 1m20 de haut) . Las, à moins d’être particulièrement ouvert et patient, on s’ennuie un petit peu durant ce ¼ d’heure où il faut bien l’avouer, il ne se passe pas grand-chose. Quoique. Le Monster Club est amorcé, le principal permet une mise en garde et une dénonciation sous jacente des dangers de la pédophilie ce qui souligne l’esprit ouvert des jeunes de l’époque sur les aspects les moins reluisants de leur société alors qu’aujourd’hui, avec une pandémie de dévaince, on veut faire croire aux gamins que le monde n’est qu’un vaste repaires de bisounours abrutis part les rediffusions en boucle des télétubbies en mal de tectonick.

La machine finit par repartir avec l’arrivée de Dracula et de Frankenstein dans le même avion (on passera sur le fait que leur présence à bord n’est expliquée nulle part) qui finissent par s’évader de l’appareil et faire appel à leurs copains qui s’emmerdent. Pour éviter des problèmes avec Universal, on se base alors sur les mythes plutôt que sur leurs adaptations, ce qui, sans transition, nous amène au traitement des monstres (le reste du film se basant sur la préparation des plus jeunes aidés d’un ancien marginal pour lutter contre le gang monstrueux et emporter la victoire à la fin. C’est un film pour jeunes, pas pour sadiques, ne l’oublions pas) Et il faut bien laisser un peu de surprises au lecteurs qui voudraient à leur tour voir le film, sans compter que Dvdrama a réalisé récemment un bon dossier reprenant en détail les zones que je laisse volontairement dans l’ombre pour éviter la redite).

Les monstres dans ce film ne bénéficient pas tous du même traitement que ce soit dans leur arrivée ou dans leur exécution (tous les monstres se prennent une tannée en règle, je ne pense pas faire de spoiliers en divulguant l’info). Le plus maltraité du lot reste la créature du Lac Noir . Son arrivée se fait dans une flaque d’eau agrandie, c’est à se demander s’il n’a pas attendu là qu’on aie besoin de lui. Il n’est guère expressif et son seul coup d’éclat dans le film consiste à sortir des égouts et à se faire dessouder en un coup par le craintif de l’équipe qui connaît alors son heure de gloire dans un rapport de force inversé des plus attendus mais des plus savoureux. Esthétiquement parlant, le faciès est bien réussi, s’inspirant de Prédator et parvenant à foutre les pétoches …. Par une nuit sans lune, avec coupure secteur sur tout le quartier et le tout dans une ruelle naturellement sombre alors que vous portez des lunettes noires. Passons. Sa présence résulte plus du délire de fans que d’une utilisation vraiment utile. Histoire d’avoir l’élément eau dans l’équipe (terre pour loup garou / air pour Dracula et feu-électricté pour Frankenstein). Le monstre de Frankenstein bénéficie d’un traitement moindre. Dans le film avec karloff, ce brave Franky était un être torturé, désirant simplement la paix et voulant se trouver un coin tranquille où on en le regarderait pas de travers. La peur qu’il provoquait se lisait d’ailleurs plus dans les yeux d’autrui qu’à travers lui véritablement, en faisant un anti héros tragique (bon ,d’accord il tue, mais une guêpe quand vous l’asticotez, elle pique aussi, non ?) . Ici, il est réduit au rôle de neuneu à la botte on ne sait comment de Dracula qui le traite d’ami (vu la chambre d’hôtel qu’il lui réserve, on se demande comment il aurait étét traité s’il avait été un ennemi mais bon….) rendant de fait le Franky de feu la série Beetleborgs presque crédible. On appréciera plus ou moins que le monstre se lie aussi facilement d’amitié après le remake d’une scène célèbre avec la pupille du Monster Squad qui aura eu besoin d’un assemblage de cadavres pour exister véritablement aux yeux de son frère. Reste la scène du masque et la scène finale qui sont tout de même touchante. Comme quoi, un meurtrier (n’oublions pas la provenance originelle du cerveau) peut aimer les petites filles et les lapins en peluche. La momie est plutôt réussie. Bazardée l’histoire d’Imothep et son passif historique. Ici, une simple momie de musée suffit. Guère expressive, plutôt effacée , on ne retiendrait guère sa prestation si ce n’est dans son élimination enfin portée à l’écran alors qu’elle constituait une pulsion de geek et pour son faciès remarquable. Le loup garou bénéficie d’un traitement supérieur. Visuellement très réussi, c’est lui qui a bénéficié de tous les honneurs : histoire fouillée, transformation (seule perso à transformation du film d’ailleurs) flippante (avec giclée de bile et yeux blancs + craquements sonores dus aux déplacement des os) sans compter l’apparence finale… Le must du film , sans compter qu’il est exécuté à au moins trois reprises, de la simple balle de revolver à la grenade dans le pantalon et qu’il se relève toujours. Je ne dirais rien sur ses dernières paroles, attendues mais toujours poignantes. Reste Dracula et ses trois femmes (qui sont toujours aussi bêtes, se laissant planter sans encombre et sans résistance par le rebelle de service) . Dracula garde le costume de Lugosi. Soit. Mais il n’en possède pas le charisme ni la cruauté. Il se balade durant le film comme un sorcier plus qu’un vampire. On apprécie cependant sa mutation du début du film et surtout SON quart d’heure de gloire qui laisse un regret amer dans la bouche, car s’il avait été comme cela durant tout le film, et si les autres monstres avaient aussi joué le jeu, on aurait eu droit à un film culte ! mais budget is budget et il faudra s’en contenter. Donc, à la fin, Dracula n’en peut plus, Dracula pète les plombs et dessoude toute une escouade flics en moins de temps qu’il n’en faut pour dire supercalifragilist sexpelialidocious , sans compter une aura électrique à la DBZ et une mauvaise humeur qui transparaît viscéralement. Mais la fin du film est déjà là et les jeunes doivent gagner/ la vierge fait son boulot et tout le monde est content quand l’armée débarque enfin dans une ville ravagée avec des cadavres partout mais dont tout le monde semble se soucier comme de ma collection de Strange. Car c’est aussi cela les années 80’s : l’insouciance.

Monster Squad reste donc un film bancal mais emprunt de tant de générosité et de bonne volonté qu’on ne peut que se laisser aller pour une soirée en famille (avec une paire de crocs en plastiques et un gant en écaille pour effrayer le gamin de 8 ans qui se sera plongé dans l’histoire avant de lui dire bonne nuit).


L'Image : 1/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 2.35:1

Avis : L’image n’est pas parfaite, loi de là. Souffrant d quelques problèmes de compression, on soulignera une pâleur fréquente et un manque de netteté évident sur l’ensemble du film. Les contratses sont parfois mal maîtrisés et les faux raccord sont légions. Mais le film est sympa et court, alors on arrive à faire abstraction et comme une autre édition n’est pas à l’ordre du jour, faudra bien faire avec. Meilleure donc qu’une VHS, mais guère plus.


Le Son : 1/3

Détails techniques : Dolby 1.0 en français et en anglais – Sous-titres : Français

Avis : Le son est propre mais souvent étouffé. Il faudra souvent tendre l’oreille pour capter l’ensemble des dialogies qui sont de suite écrasés lors de passages musicaux. Mais après quelques minutes, on s’habitue. La VF n’est pas avare du dialecte de l’époque pour notre plus grand bonheur, la censure jeunesse n’ayant alors pas autant de pouvoir qu’aujourd’hui.


L'Interactivité : 0/3

L'ergonomie des menus :
Le menu principal est fixe , encadré de photos du film mais propose une animation un peu grotesque des principaux monstres. La lisibilité est cependant parfaite. Le menu chapitre bénéficie du thème musical du film et offre un accès par vignettes. Le choix des versions s’effectue sur un menu fixe et muet.


Les bonus :

Il n’y a aucun bonus, pas même la bande annonce et c’est regrettable quand on connaît la richesse sur deux dvd de l’édition zone 1.


Les Visuels : 0.5/1



La pochette / Le packaging

Le pack propose un fourreau assez rgide identique à la jaquette. Le tout est un peu flou et mal orchestré, Dracula ayant la part trop belle et la momie et la créature du Lac Noir étant partis en vacances. De plus , le jeune héros ne possède pas tous ces attributs dans le film . La montagne de crâne reste sympa.



La sérigraphie

Reprise partielle de la jaquette somme toute réussie pour la sérig se centralisant sur le jeune protagoniste. Les mentions légales ont fait les délices du Loup garou.

[ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


Note Finale : (10/20)

Commentaires concernant cette critique

- le 21/09/2008 à 06:33 par Ivenpast : merci !
- le 15/09/2008 à 11:13 par ninnin4 : Une chose à dire : belle critique

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