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DVD A LA LOUPE


INCEPTION - EDITION ULTIMATE (2 BLU-RAY + DVD + COPIE DIGITALE)

Lui écrire montana62

Inception - Edition ultimate (2 Blu-ray + DVD + Copie digitale) DVD sorti le 03/12/2010


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie en salle : 21 juillet 2010

Nombre d'entrées : 4 915 637
Durée : 2 h28mn07s

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Nombre de visites :
4698


   

Le Film : 9/10

Résumé :  Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence.

Fiche technique : Film américano-britannique de Christopher Nolan. Scénario : Christopher Nolan, Direction artistique : Luke Freeborn, Décors : Guy Dyas, Directeur de la photographie : Wally Pfister, Montage : Lee Smith, Musique : Hans Zimmer, Production : Emma Thomas, Christopher Nolan

Distribution : Leonardo DiCaprio : « Dom » Cobb - l'extracteur, Joseph Gordon-Levitt : Arthur - l'organisateur, Ellen Page : Ariane - l'architecte, Ken Watanabe : Saito - le touriste, Marion Cotillard : Mallorie Cobb - l'ombre, Tom Hardy : Eames - le faussaire, Cillian Murphy : Robert Michael Fischer Jr - la cible, Dileep Rao : Yusuf - le chimiste, Michael Caine : Professeur Miles, Tom Berenger : Peter Browning, Lukas Haas : Nash, Pete Postlethwaite : Maurice Fischer.

Avis : Après le fantastique « Dark Knight », Christopher Nolan était forcément attendu, les teasers avec ces plongées urbaines et cet homme qui lévite interpellaient et titillaient furieusement notre curiosité, sa jungle cérébrale pouvait-elle captiver autant que sa jungle urbaine ?

Les premières minutes sont déjà sidérantes dans sa densité scénaristique, cette succession de niveau du sommeil vous met déjà en garde sur la nature du divertissement, vous contenter de regarder les images vous envoie direct dans les limbes de l’incompréhension, vous voilà prévenu.

Dom est un « détrousseur cérébral », capable de manipuler vos songes les plus précieux ou inavouables, le prologue ayant valeur de CV démontre ses capacités à interagir sur ses clients. Un problème de taille, ses capacités hors du commun s’adressent à une clientèle très fermée et surtout puissante, ce qui lui vaut de vivre loin des siens. Cependant si Dom semble maîtriser les scénarios très élaborés pour forcer le destin de ses clients, une seule chose lui échappe dans ses missions, sa conscience. Impossible d’aller plus loin sans lever certains voiles, la richesse du scénario puise sa source dans ses révélations, on est une fois de plus secoué à tous les niveaux face à une telle entreprise.

A scénario royal, casting magistral, avec évidemment en tête un Léonardo DiCaprio qui assoit de plus en plus sa suprématie dans le gotha des acteurs. Mais un tel film demande plus d’une poutre pour assurer l'édifice et les seconds rôles viennent renforcer sans problème la base. Que ce soit Joseph Gordon Levitt, Ken Watanabe, Tom Hardy ou Marion Cotillard, chaque interprète maçonne l’œuvre avec force et conviction entérinant un choix éclairé.

A la force du casting, vient s’ajouter la beauté des images avec ce paris qui se replie sur lui-même, cette ville irréelle ou cette toupie seul lien direct avec la réalité. Le film s’est vu octroyé 4 oscars techniques bien réels récompensant le formidable travail effectué, meilleurs effets visuels, meilleur son et montage sonore et la meilleure photographie pour Wally Pfister.

Hanz Zimmer vient également épauler le visuel fantastique avec des partitions déjà intemporelles dont il a le secret. Tout semble converger vers une œuvre parfaite et pourtant, Nolan commet la faute de goût, certes insignifiante sur l’ensemble du projet, mais à trop caresser la perfection, on peut se consumer sur des détails.

C'est cette scène dans la montagne, tout droit sorti d’un James Bond qui nous tombe dessus comme dans un mauvais rêve. Cette débauche d’énergie et d’action semble bien inutile reléguant la scène au rang de jeu vidéo qui porte préjudice en desservant l’intensité de l’épilogue. Est-ce pour répondre à un cahier des charges imposé ? Avec le plan final, on peut dire que l’on reste sur 2 interrogations.

Inception reste malgré tout un divertissement 5 étoiles, marquant indubitablement les esprits par sa richesse et sa complexité scénaristique. Le support permet de combler partiellement quelques lacunes sur les différents niveaux lectures. Sans problème ce film deviendra une référence en la matière et reste dans tous les cas un des musts de l’année 2010.


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L'Image : 3/3

Détails techniques : Format du cinéma respecté : 2.40 - 16/9 compatible 4/3

Avis : La copie est somptueuse, c'est un véritable régal de tous les instants. L'encodage VC-1 annonce des pointes dignes des meilleurs à ce jour, la première minute oscillant de 30 à 45 Mbps, c'est dire. Les contours sont d'une précision chirurgicale appuyé par un contraste en béton, la démonstration parisienne en est la meilleure preuve avec ses explosions au ralenti ou chaque détail est visible. La palette colorimétrique démontre toute sa richesse variant à souhait ses couleurs passant du brulant dans la maison de Saito au glacial lors de l'effondrement de cette ville imaginaire. Enfin la compression jouit d'une grande discrétion permettant de savourer pleinement le feu d'artifice visuel proposé

[ Voir le Top Image pour ce DVD ]


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : DTS-HD Master Audio VO - DD 5.1 Français, Allemand, Italien 640Kbps
Sous-Titrage : Anglais, français, néerlandais, italien, allemand.

Avis : On est en face d'un dilemme avec Warner, pourquoi limiter la VF en DD à 640Kbps alors que la copie ne fait que 42,49GO, pour des raisons budgétaires ? Dans tous les cas si le doublage français est plus qu'acceptable et les effets très convaincants, c'est dans le mixage que la piste marque ses faiblesses perdant cruellement en dynamisme. Les voix deviennent à peine audible dès lors que les effets interviennent, devant ce constat, la VO s'impose logiquement avec un surclassement à tous les niveaux.


L'Interactivité : 2/3

L'ergonomie des menus :
Le menu principal du disque 1 propose l’envoi du film, le choix de la version audio et des sous-titres, des chapitres (15) le mode extraction et la partie BD-live. L’interface de tous les menus se fond dans les images du film. Il est possible de changer à la volée la version audio et les sous-titres

  • - Le menu du second disque est très sommaire, derrière l’image figée représentant l’affiche du film on peut choisir soit la langue ou les bonus




  • Les bonus :

    On retrouve sur les bonus du disque 1 le menu "Mode extraction" composé de 2 volets :

  • En sélectionnant "Démarrer le mode extraction" un menu apparait nous invitant à infiltrer le mondes des rêves d'inception en parcourant les coulisses du film. Voilà une interactivité bien inutile puisqu'on retrouve la même chose sur le second menu "Passer à l'action". 16 mini-reportages composent ce qui se rapproche le plus d'un making-of. On démarre avec :
  • - "L'origine d'Inception" (3'23) explique succinctement la passion du réalisateur pour les rêves et la difficulté du projet à le coucher sur papier, cela prendra 8 ans.
  • - "Le château japonais : le rêve s'écroule" (3'32) Chris Corbould et Guy Dyas présentent la première scène spectaculaire dans le château japonais. L'occasion de découvrir le travail sur les décors et la mise en place du réveil avec l'envahissement de l'eau. Très intéressant d’un point de vue technique mais trop court.
  • - « Désintégration du café parisien » (3’09) Chris Corbould intervient pour détailler la difficulté à monter cette scène d’explosion en plein Paris. On apprend notamment le peu d’enthousiasme des riverains à voir ce genre de scène se passer dans leur quartier. Le sujet reste passionnant dans ses détails techniques.
  • - « Construire une architecture paradoxale » (2’30) C’est Guy Dyas qui se colle aux détails de cet escalier Penrose et bien sur de sa complexité.
  • - « Le train de marchandises » (3’04) Pour l’une des scènes les plus spectaculaires du film, la magie du cinéma nous est dévoilée. On découvre que ce n’est pas un effet numérique mais bel et bien un train fabriqué (certes allégé) et monté sur une remorque, seul les traces sur le bitume ne sont pas réelles. On déplore malheureusement un sujet bien trop court.
  • - « Embuscade dans les rues de la ville » (2’54) Derrière un titre trompeur le sujet traite en fait de la grande difficulté à filmer sous la pluie. On y voit des trésors d’imagination pour voiler le soleil, on partage ainsi les points de vue du Chef décorateur Guy Dyas, du directeur de la photographie Wally Pfister et bien sur de Chris Corbould. Toujours le même reproche, passionnant mais trop court.
  • - « le bar qui s’incline » (2’17) On voit l’énorme travail une fois de plus de Guy Dyas sur les décors et la reconstitution de ce bar sur vérin s’inclinant à près de 45°. Moins de 2 minutes pour expliquer une telle logistique est vraiment frustrant.
  • - « Les couloirs en rotation » (5’01) On y voit la conception et la fabrication de ce couloir rotatif mesurant près de 30 mètres de long et 9 de diamètres. L’occasion de voir également les acteurs se préparer physiquement et mentalement à cet environnement très particulier. Un sujet qui rentre enfin un peu plus dans les détails.
  • - « La forteresse dans la montagne » (3’03) Trois malheureuses minutes pour présenter ce qui constitue le plus gros décor du film situé à Calgary et parler des avalanches.
  • - Simulation de l’apesanteur » (1’36) Paul Franklin nous parle des effets spéciaux effectués pour simuler l’apesanteur. L’acteur Joseph Gordon-Levitt nous précise toute la difficulté à paraitre détendu dans ce type de scène alors que les câbles font un mal de chien. Bien trop court une fois de plus.
  • - « Les limbes : la conception de l’espace des rêves » (3’44) Le sujet parle du formidable travail effectué sur les graphismes, notamment l’inspiration des chutes de glacier illustrant l’effondrement des bâtiments. On voit également le travail de Guy Dyas effectué sur les décors au Maroc. Toujours évidemment le même reproche sur sa durée bien trop courte.
  • - « L’explosion de la forteresse » (2’07) Le sujet démontre que la technique ne tourne pas toujours comme on le voudrait. Ainsi la provocation de l’explosion dirige l’effondrement de la tour dans le mauvais sens, seule une partie de l’explosion est utilisable, il faudra donc reconstruire une tour à Los Angeles mesurant 14 mètres. Mauvaise surprise, la tour retombe du mauvais côté. le sujet est tellement bâclé par sa rapidité qu‘on a tout juste le temps de lire qu‘ils feront une combinaison de l’explosion grandeur nature et du modèle réduit
  • - La musique des rêves » (3’07) On y voit rapidement le travail d’Hans Zimmer, on commence par l’électronique et ses immenses tables de mixage puis on se retrouve en face des cuivres et enfin le guitariste Johnny Marr. Sujet toujours hélas aussi court, heureusement le DVD2 rend un peu plus hommage au travail de ce formidable compositeur.
  • - « Le partage des rêves » (3’41) Ce sujet nous offre la conclusion d’un projet formidable, c’est bien sur Nolan qui s’y colle évitant dans l’ensemble la complaisance. On suit une succession de photos illustrant le reportage avec un petit message malgré tout qui interpelle puisque le réalisateur précise qu’en revoyant le film on peut s’apercevoir de détails intéressants que les gens ont mis dans le film.
  • L’ensemble des reportages constituant (44’11) parait finalement bien maigre pour un tel film. Pratiquement rien au niveau de la pré-production, des acteurs invisibles en dehors de quelques mots de DiCaprio et de Joseph Gordon-Levitt. Même si on découvre une partie cachée de la face technique, on reste vraiment frustré par son survol.
  • Pour la partie BD-Live, après un chargement assez long et une sélection de son pays, on peut découvrir 6 bandes annonces de film en blu-ray ou au cinéma.

  • - Pour le second disque, Derrière un menu très sommaire, on trouve l’image figée représentant l’affiche du film

  • - Le premier menu propose « les coulisses du film » On se dit qu’on va enfin avoir un véritable making-of, hélas ce n’est pas le cas.
  • - Le premier sujet « Les rêves : le cinéma du subconscient » (44’29) L’acteur Joseph Gordon-Levitt nous propose une plongée virtuelle dans les rêves et l’inconscience. On nous parle de Freud et de nombreuses anecdotes jalonnent ce sujet qui reste passionnant même si seul le rêve fait partie du dénominateur commun avec le film.
  • - Inception : la mission cobol (14’33) On suit une aventure du groupe sous forme de comics animés, le résultat est franchement moyen et ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Les bulles sont en anglais avec tout de même un sous-titrage en français.
  • - le second menu propose la bande originale du film (38’38) qu’on peut apprécier en HD avec notamment l’un des morceaux phares « Dream is collapsing » (2’25) ou le très énergique « Monbasa » (4‘56) avec une intro nous rappelant furtivement celle de « Heat » 
  • - Le troisième menu nous propose une galerie d’art conceptuel nous permettant de redécouvrir déjà des croquis présentés dans le reportage « Passer à l’action »
  • - Toujours dans le troisième menu on découvre « Archive d’art promotionnel » présentant une série d’affiches promotionnelles plutôt réussie.
  • - La dernière partie se consacre aux 3 bandes annonces (4’50) du film, pour ma part je garde une préférence pour la première, titillant furieusement notre curiosité et pour terminer 13 spots Tv (11’28)
  • Au final l’originalité prime sur la densité avec en point positif la possibilité de s’écouter toute la bande originale et de percer un peu le mystère de notre encéphale. On regrettera par contre un « squelettique » making-of malgré ses 45 minutes qui ne rend pas tout à fait hommage à l’incroyable travail technique. On note également l’absence de commentaires et le point de vue des acteurs.
  • N’oublions pas que le packaging propose une version SD, disposant du DD encodé à 384 Kbps pour les 3 versions proposées (Anglais - Français et Espagnol). La partie Bonus est par contre fortement raccourcie puisqu’elle ne reprend que 4 modules du reportage « Passer à l’action » (l’origine d’inception - le château japonais - construire une architecture paradoxale - le train de marchandises) totalisant 11’28 minutes.


  • Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Un packaging qu’on peut qualifier d’original mais divisant sérieusement les collectionneurs de Blu-ray. Puisqu’en effet le format correspond en tout point à celui du SD traditionnel, pour ceux ne disposant que de blu-ray, forcément ça dénote. Pour ma part je préfère largement ce format plus propice à élargir le visuel, car il faut bien reconnaitre que cet insignifiant boitier bleu a peu d’allure pour tout collectionneur digne de ce nom. Pour en revenir au Steelbook, le visuel présente notre groupe en plein Paris avec ce quartier qui se rétracte. Le dos propose ce même groupe au travers d’un pan de mur écroulé d’où s’écoule de l’eau. Une page volante se retrouve scotchée sur le boitier, on déplore des informations confuses avec une première partie qui a plus l’air de faire la promo au contenant qu’au contenu. Le reste est rempli de logos, on ne propose pas l’inventaire des bonus et on doit se contenter d’une unique vignette pour illustration. En ouvrant le boitier on découvre nos 3 galettes, pour la version SD à gauche et les 2 Blu-ray empilés à droite. En retirant les disques on découvre une 3ème photo illustrant le groupe devant une ville se recroquevillant avec pertes et fracas.



    La sérigraphie

    Même si Warner a voulu faire dans l’originalité en effaçant les couleurs, on reste frustré devant cette sérigraphie bafouée par d’immondes logos. Seule la version SD s’en tire honorablement avec une image illustrant un labyrinthe. Pour les Blu-ray la première choisit de montrer son titre au travers des immeubles d’une ville tandis que la seconde se focalise sur le seul élément permettant de garder ses repères, la toupie.


    Note Finale : (17/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 22/03/2011 à 07:27 par montana62 : Oui idem pour moi nicofeel, the dark Knight constitue pour nolan à ce jour, son film le plus abouti
    - le 22/03/2011 à 07:15 par nicofeel : Euh j'oubliais un mot : mon "Christopher Nolan" préféré reste The dark knight.
    - le 22/03/2011 à 07:14 par nicofeel : Bravo pour cette loupe de qualité et bien développée. Pour ma part,mon "Christopher Nolan" reste The dark knight.
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