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DVD A LA LOUPE


GODZILLA (BLU-RAY + COPIE DIGITALE)

Lui écrire montana62

Godzilla (Blu-ray + Copie digitale) DVD sorti le 17/09/2014


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie en salle : 14 mai 2014
Nombre d'entrées : 1 361 689 environ
Durée du film : 2h03mn07s

Achat du DVD : Comparer les prix avec le moteur

Nombre de visites :
1691


   

Le Film : 6.5/10

Résumé : Godzilla tente de rétablir la paix sur Terre, tandis que les forces de la nature se déchaînent et que l'humanité semble impuissante...

Avis : Godzilla, symbole du syndrome post-atomique japonais revient pour la 30ème fois sur les écrans. C’est la seconde fois qu’un réalisateur non-japonais s’attèle au projet. Roland Emmerich à la fin des années 90 pointait largement du doigt les français et leur entêtement sur les essais nucléaires. Pour cette dernière version, Gareth Edwards fait un retour aux sources en rendant hommage à Dame nature.

Avec une des meilleures bandes-annonces proposées cette année, les attentes étaient grandes même si la culture du kaiju Eiga ne déchaine pas les passions en France. Le « monstre » n’est pas le résultat de la folie humaine, il se nourrit d’uranium, mais les réserves s’appauvrissant la cohabitation devient difficile. Après la découverte d’un squelette et d’un cocon indiquant qu’une bête s’en est extraite, nous nous retrouvons au japon. Un important « séisme » va être le point de départ de cette 30ème aventure. Tout fraichement auréolé pour la série Breaking Bad, Bryan Cranston retrouve une blouse de scientifique. Il n’est plus là pour fabriquer de la méthamphétamine mais pour déceler la provenance de ces secousses anormales. L’intrigue fait ensuite rapidement table rase de son casting pour se consacrer uniquement à la véritable star, Godzilla.

Au rayon des satisfactions, Gareth Edwards a la bonne idée de distiller par petits plans furtifs les apparitions des monstres. Un reflet sur la vitre d’un bus, l’entrebâillement des portes, tout est fait pour contenir la confrontation inéluctable. Le point d’orgue est sans doute cette chute libre en parachute sur San-francisco, magnifiquement mis en scène et qui avait fait le buzz dans la bande-annonce. A grand renfort de CGI, le réalisateur tente de nous imprégner cette culture du kaiju Eiga en rendant hommage à 60 années d’une franchise vouée au « dieu » Godzilla.

Cette version 2014 a les atouts d’un excellent divertissement . On ne s’ennuie pas, les effets spéciaux sont splendides, le choc des monstres est bien au rendez-vous.

Malheureusement, l’ode à la nature et son équilibre s’entrechoque avec certains fondamentaux américains. Au milieu du chaos total, la survie hallucinante des protagonistes rend la beauté des images éphémère par ses clichés grotesques.

Si la star du film reste bien cet animal préhistorique, l’abondance des CGI et la pauvreté du scénario relègue l’acteur au simple rang de spectateur. Pas mal d’ingrédients manquent également à l’appel, humour, suspens et émotion. Il faut voir la passivité d’Aaron Perry Johnson sur quelques moments clés sans spoiler pour s’en persuader facilement.

Il est difficile malgré tout d’être catégorique, car la dernière partie rattrape au vol ce sentiment de passivité linéaire. On a l’impression au final de ne pas avoir absorbé cette culture japonaise ou tout simplement s’être laissé trop emporter par la beauté des images sans en saisir la philosophie.

La faute à qui ou quoi ?

Impossibilité de combiner effets spéciaux, bon scénario et casting de choix ? Sans dénigrer le moins du monde ces excellents acteurs que sont Juliette Binoche et Bryan Cranston, on doit reconnaitre qu’au vu du résultat, les acteurs font office de « second couteau ».

A l’image de bon nombre de productions actuelles, trop d’effets tuent l’intérêt. Le divertissement pop-corn dans sa facilité, fissure certains repères en rendant trop passif le spectateur. Le genre montre t-il ses limites ?
Malgré un casting hétéroclite, le résultat est loin d’être à la hauteur de nos espérances. La faute en incombe plus au scénario qu’à l’interprétation. On passera sur l’éclair Juliette Binoche et sur un Bryan Cranston un peu trop limité vu le contexte. Par contre on reste franchement déçu d’un Ken Watanabe sous-employé et juste cantonné à avoir l’air ébahi. Enfin Aaron Perry Johnson et Elizabeth Olsen n’ont pas encore l’étoffe pour supporter sur leurs épaules une telle production.

Le cinéma a pour vocation de distraire mais aussi d’être rentable. Et à ce niveau, le job est fait avec des recettes largement excédentaires, engrangeant plus de 500 millions de dollars dans le monde. En France avec un peu plus de 1,3 million de spectateurs, le film fait office de joli succès.

Au final, ce Godzilla qui dilate nos pupilles nous embrouille l’esprit. Il mérite rapidement un second visionnage pour évacuer les doutes et une bande-annonce trop accrocheuse. Dans l’immédiat cela reste un plaisir visuel fascinant mais frustrant.


L'Image : 3/3

Détails techniques : Encodage MPEG4-AVC - Format2.40

Avis : L'encodage affiche une moyenne correcte pour ce master HD, on oscille souvent vers les 25 Mbps. Néanmoins, on s'aperçoit que le disque affiche un peu moins de 40 Go, ce qui laissait encore une belle marge. Comme toutes les copies récentes, difficile de trouver de gros défauts. Le gros boulot se situe au niveau du contraste qui rend une belle lisibilité malgré un film se situant dans la pénombre plus de la moitié du film. On apprécie les effets spéciaux quasi invisibles, en dehors peut-être de cette scène de destruction de la centrale au japon. Une copie dans tous les cas donnant un maximum de confort et de plaisir visuel


Le Son : 3/3

Détails techniques : Anglais DTS HD Master Audio 7.1 - Français DTS HD Master Audio 7.1 - Italien Dolby digital 5.1 bridé à 448 Kbps

Sous-titres : Anglais, Français, Italien, Néerlandais, Finnois, Danois, Islandais, Norvégien, Suédois.

Avis : Enfin ! Le cas est trop isolé pour ne pas le souligner, Warner se décide enfin à proposer une VF en DTS-HD. Les puristes et les insatisfaits pourront toujours avancer que la VO dispose d'un mixage bien plus fluide, et des effets plus profonds. Normal puisque la VF propose une moyenne de 2500 à 3000 Kbps quand la VO propose le double. Néanmoins, on est en présence d'une copie qui permet de tirer partie de son ensemble Home-cinéma suffisamment pour sa fâcher avec le voisinage. La scène de tsunami est un régal dans la profondeur des effets et le caisson est vraiment à la fête.


L'Interactivité : 1.5/3

L'ergonomie des menus :
On retrouve le menu typique chez Warner : Démarrer le film -Chapitres au nombre de 13 - Audio - Sous-titres et Bonus


Les bonus :

Le menu propose une image fixe de la "bête". Après les publicités vantant le Digital HD Ultraviolet et MyWarner on découvre la bande-annonce de "edge of tomorrow" (2'28).

  • 2 sujets composent l'ensemble des bonus. Tout d'abord :

  • Monarch : déclassifié découpé en 3 modules


  • - Opération Lucky Dragon (2'44) : Un préambule au film où l'opération Lucky Dragon consistait à éradiquer le monstre en faisant croire à des essais nucléaires dans le pacifique tout en cachant l'existence de la bête. Fun mais pas franchement utile

  • - Monarch : le dossier M.U.T.O. (4'29) : Une organisation est chargé de localiser et surveiller ces Mutants Ultimes Terrestres d'Origine inconnue. Encore un sujet parallèle qui s'amuse à compléter le film sous forme de reportage.

  • - La révélation Godzilla (7'25) : Sous forme de journaux télévisés, la révélation des monstres est faite au monde entier appuyés par des extraits du film.

  • 3 modules qui n'ont aucun intérêt en dehors de prolonger le film pour ceux qui se bercent 24h/24h de la culture japonaise Godzilla.

  • Le légendaire Godzilla : découpé en 4 modules

  • - Godzilla : force de la nature (19'18) : On attaque enfin les vrais bonus et le making-off. On fait un petit retour en arrière sur le monstre et la naissance de ce "héros" symbolisant le syndrome post-atomique du japon. On y apprend que l'information était filtrée outre-atlantique suite aux retombées radioactives au japon. Le moyen pour ce pays d'exorciser ces attaques dévastatrices était de symboliser ce mal par un monstre radioactif. Après ce retour à l'histoire, on plonge directement dans le projet. On fait un tour de toute l'équipe technique, les effets se chevauchent aux explications du réalisateur et des superviseurs d'effets spéciaux. La notion de spectateur et d'acteur négligeable face à ces monstres est largement expliquée. Bryan Cranston enfonce les portes ouvertes sur la difficulté des acteurs de mimer des attitudes et expressions face aux écrans verts. Cette notion de spectateur en fait touche également l'équipe technique y compris le réalisateur. On se rend compte à quel point ils deviennent dépendants des effets spéciaux, et seules les premiers rushs permettent de rassurer quant au rendu final. La maitrise est au final très limitée et ce genre de production démontre combien le numérique a pris la main sur une oeuvre de ce genre. Ce sont bien les hommes qui se mettent au service des effets, il faut s'y faire.

  • - Un niveau de destruction jamais atteint (8'24) : L'accent est plutôt mis sur la multitude de plateaux recréés. Le réalisateur préférant capter la lumière naturelle pour une meilleure intégration des plans numériques, on découvre un pan du boulot incroyable sur les décors.

  • - Dans le vide : le saut H.A.L.O. (5'00) : Il était logique d'intégrer dans ce making-of une des scènes clés du film d'autant qu'elle était l'élément moteur de la bande-annonce. pour casser le mythe. On apprend au final et compte tenu des moyens matériels dont ils disposaient, que tous les parachutistes étaient en fait recréés numériquement. Ne disposant pas de l'appareil désiré, les troupes devaient sauté sur un matelas et faussaient grandement l'attitude naturelle d'un saut.

  • - Vieil ennemi : les M.U.T.O. (6'49) : ce sujet traite de la création des autres monstres. Tout le monde apporte un cours avis, mais on sent déjà un sujet redondant par rapport au 1er sujet traité.


  • Au final 40 minutes sont consacrées exclusivement aux effets employés dans le film, logique puisqu'ils vampirisent complètement l'oeuvre. Mais les 4 sujets oublient pas mal d'étapes à commencer par la post production et la partie musicale d'Alexandre Desplat. II n'y a pas de mystère, au vu de l'intervention de l'équipe et des acteurs (sauf juliette Binoche), cela reste très axé sur la promotion, mais néanmoins la richesse des images permet d'éviter l'ennui et de découvrir l'envers du décor.


  • Les Visuels : 0/1



    La pochette / Le packaging

    le recto reste fidèle à l'apparition de Godzilla, malgré son énormité, il tente de rester assez discret. Le verso par contre est une catastrophe d'un point de vue érgonomie. Les synopsis, photos et bonus occupent 1/4 de l'ensemble. La partie technique se trouve coincée entre l'énorme générique et mentions légales, il faut en plus sortir la loupe. A l'intérieur du boitier amaray traditionnel, on y retrouve à gauche la fiche permettant d'acquérir la version numérique et à droite le disque. Le résultat a une fois de plus pour vocation de décourager les derniers collectionneurs.



    La sérigraphie

    On peut apprécier une fois de plus l'absence de sérigraphie, Warner se contentant d'un fond noir. Dommage, car les mentions légales étaient plutôt discrètes et les logos n'étaient pas trop envahissants. Mais les caractères blancs sur fond noir ne sont peut-être pas ce qui se fait de mieux en matière de discrétion. On déplore une fois de plus l'absence totale d'intérêt de la firme pour le support, choix volontaire ou oubli récurent ? Dans tous les cas décourageant pour ceux qui respectent l'oeuvre par un achat légal et conséquent...


    Note Finale : (14/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 26/10/2014 à 10:57 par montana62 : c'est toujours un plaisir d'avoir un retour de connaisseurs ;)
    - le 25/10/2014 à 16:01 par Ivenpast : Belle loupe, très juste en plus.

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