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DVD A LA LOUPE


VIVRE, MOURIR, RECOMMENCER (EDGE OF TOMORROW) - ULTIMATE EDITION (BLU-RAY 3D + BLU-RAY + DVD + COPIE DIGITALE)

Lui écrire montana62

Vivre, mourir, recommencer (Edge of Tomorrow) - Ultimate edition (Blu-ray 3D + Blu-ray + DVD + Copie digitale) DVD sorti le 22/10/2014


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie en salle : 4 Juin 2014 Nombre d'entrées : 1 239 848 entrées Durée du film : 1h53mn

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Nombre de visites :
2238


   

Le Film : 8/10

Résumé : Dans un futur proche, des hordes d'extraterrestres ont livré une bataille acharnée contre la Terre et semblent désormais invincibles: aucune armée au monde n'a réussi à les vaincre. Le commandant William Cage, qui n'a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l'espace de quelques minutes et se retrouve projeté dans une boucle temporelle, condamné à revivre le même combat et à mourir de nouveau indéfiniment…

Avis : Basé sur le light novel d’Hiroshi Sakurazaka « All you need is kill », edge of tomorrow propose une relecture de la boucle temporelle dans un exercice de style loin d’être gagné à l’avance.

Doug Liman (Fair game, Mr and Mrs smith, La mémoire dans la peau) plus habitué au thriller et après une incursion ratée dans le fantastique avec Jumper, rentre de manière bien plus convaincante dans la science-fiction.

La terre menacée par des extra-terrestres, en matière de S-F ce n’est pas vraiment une première. Une boucle temporelle permettant d’affiner la même journée ou de modifier le cours des choses, là encore des références comme « Un jour sans fin », déjà vu » ou source code » parcourent le 7ème art. Enfin si quelques curieux ont découvert la B-A, fort bien faite du reste, on peut ajouter à la liste du déjà vu « Starship troopers » pour ses bidasses prêts à en découdre face à des adversaires,  les mimics, largement clonés sur ceux de « Matrix ».

Comment faire du neuf avec du vieux ?

Le scénario, pierre angulaire d’une œuvre qui pour trouver la réussite doit bénéficier de plusieurs ingrédients, démontre que cloner n’est pas forcément plagier. La terre est aux abois et pour détruire l’invasion extraterrestre, il faut des recrues. Ce rond de cuir communiquant (Tom Cruise) n’avait pas prévu de faire partie du scénario de débarquement. Et dans boucle temporelle, il y a bien temporelle qui nous rappelle que l’histoire peut se répéter. En l’occurrence, le monde libre table sur un débarquement en France, plus aérien que naval, pour repousser l’ennemi. Notre couard de service, plus chair à canon qu’autre chose, va faire les frais d’un désastre militaire annoncé et bien fondé. Et comme pour le punir de sa lâcheté, le pauvre doit subir à répétition, dans cette fameuse boucle, la même journée avec le même résultat. A moins que…

Tom Cruise, l’acteur rompu aux combats et ayant gagne à peu près tout ce qui pouvait l’être sur cette terre dans sa filmographie, se voit ainsi endosser le rôle du pleutre. Certes, dans le remake « la guerre des mondes », son courage était déjà mis à mal et pouvait dire merci à nos bon vieux virus. Mais ici, Doug liman roublard à souhait, ouvre un double volet pour prendre à contre-pied le spectateur : la dérision et un héros au féminin.

La difficulté pour maintenir l’attention dans ce type de spectacle, est d’éviter la redondance. Les pièges narratifs inhérents sont ainsi évités grâce à une évolution type plateau jeu vidéo. Dès qu’on connait un danger, on l’évite et on passe au suivant. Ici, pas de scénario-tiroir, on passe de boucle à voyage temporel. Ce raccourci salvateur dans son déroulement permet de maintenir l’intérêt et le rythme, la dérision se chargeant de marquer chaque étape gagnée.

Quant à Rita, femme-formatrice et icône de la résistance humaine, elle n’est heureusement pas là pour faire de la figuration. Elle est la clé ou plutôt l’élément déclencheur de cette fenêtre courte mais possible d’un mot qu’on n’oserait même pas prononcer tant l’adversaire semble supérieur : victoire ! On se délecte au propre comme au figuré à la voir mettre des coups de pied aux fesses de Tom Cruise, l’élément est trop rare pour l’occulter.

A la roublardise du scénario on peut ajouter des effets spéciaux réussis. Parfaitement maitrisés et distillés pour se mettre au service de la trame et des acteurs, le piège de la profusion est ainsi évité. Doug Liman a choisi de tabler avant tout sur l’efficacité narrative et prouve de manière éclatante que l’humain peut encore dominer la technique.

Bien sur si cette mécanique semble parfaitement huilée, l’acteur vedette n’y est pas étranger. Rompant l’image du héros traditionnel en écornant au passage largement la sienne, ce cher Tom, beau-joueur , consent à partager l’écran pour notre plus grand plaisir. Même en interprétant un personnage peu sympathique au départ, ce diable d’acteur réussit une nouvelle fois son pari. Cette réussite a de quoi agacer, mais le fait de faire souvent les bons choix finira bien un jour par convaincre les plus sceptiques. Il est vrai qu’avec un physique encore presque juvénile (52 ans le bonhomme) et une réussite outrageante dans sa carrière, il a de quoi en fâcher plus d’un.

Emily Blunt réussit à faire jeu égal avec l’acteur vedette. La combinaison du soldat efficace au charme destructeur fait mouche. Rendre un instructeur militaire sexy avec un physique aussi affuté n’était pas si évident. Derrière un jeu sobre balayant toute caricature, elle contraint son partenaire à plus de retenue ce qui est presque antinomique quand on s’appelle Tom Cruise. Exit ses larges sourires hollywoodiens et pectoraux fraichement retravaillés, on est ravi ! On notera enfin des seconds rôles de luxe avec un Bill Paxton transformé et un Brendan Gleeson appliqué.

Doug liman réussit-il le tir parfait pour cette entrée en matière dans la S-f ? Un épilogue plus que tiré par les cheveux vient entacher un scénario jusque là en béton. On reste également dans les contraintes du cercle familial et son cahier des charges, le sang et le sexe doivent se faire tout petit (houla ce cher Tom ne va pas apprécier). Il n’était pas question de renouveler le débarquement du soldat ryan, la trame ayant choisi délibérément la dérision. Cette volonté de divertir dans un large créneau, ôte à l’évidence la case suspens. La dernière partie a beau se muscler, on est loin de s’accrocher au fauteuil. Pour autant ce choix assumé a suffisamment de liant pour nous faire oublier certains ingrédients.

Au box office, un constat est fait : Tom Cruise n’est plus prophète dans son pays. Doté d’un budget très lourd de 178 Millions de dollars, les recettes réussissent tout juste à doubler cette somme. Pire les USA totalisent à peine 100 Millions, voilà des résultats qui peuvent faire revoir à la baisse les futures prétentions de la star. En France, le film réussit à jouer des coudes sans toutefois afficher un gros succès avec un peu plus de 1,2 million d’entrées.

Au final, malgré un suspens allégé et un épilogue abscon, Edge of tomorrow constitue un divertissement S-F de 1er ordre. L’œuvre grâce à une durée raisonnable et un rythme bien maitrisé permet de passer un excellent moment. Même si cette boucle temporelle n’a pas tous les atouts pour devenir intemporel, la furieuse envie du replay nous guette !

A mon kik...


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L'Image : 2.5/3

Détails techniques : MPEG4-AVC - Format 16/9 2.40

Avis : En 2D l’encodage tient une moyenne de 27 Mbps, dépassant souvent la barre des 30, le disque étant rempli à 43,48 Go contre 35,62 Go pour le 3D. Ayant découvert le film en 2D au cinéma, je pouvais me concentrer un peu plus en découvrant les effets de la 3D. Deux évidences, une profondeur moyenne, acceptable mais loin de ce que l’on est en droit d’attendre. Pas mal de passages restent flous en arrière plan, c’est donc à ce niveau une petite déception. Par contre on est gâté concernant les jaillissements, plus d’une fois on a le réflexe de fermer les yeux vu le nombre de projectiles qu’on se prend au visage. Le sable se déverse également par paquet dans notre salon, à ce niveau il n’y a pas photo, les jaillissements l’emportent largement sur la profondeur. Sinon la copie offre des couleurs chaudes, un piqué précis et un contraste solide, pas de gros défaut notable. Pour résumer, une 3D dispensable car n’amenant pas franchement de plus-value.


Le Son : 3/3

Détails techniques : DTS-HD Master Audio 7.1 : Anglais et Français - Dolby digital 5.1 640Kbps : Italien et Espagnol - DD 5.1 640 Kbps : Audio description en Anglais uniquement

Sous-titres : Anglais, Français, Italien, Néerlandais, Espagnol, Danois, Finlandais, Islandais, Norvégien, Suédois

Avis : Remercions Warner de proposer une version HD pour la VF. En dehors d’un débit « allégé », une moyenne de 2 500Kbps par rapport au double en VO, on notera comme différence un dynamisme moins imposant que la VO. Mais en dehors de ce détail qui n’est pas forcément flagrant par moment, c’est un pur régal auditif. La scène de débarquement joue sacrément avec notre installation, ça crépite de partout avec des survols dans la pièce qui ne vont pas forcément ravir le voisinage. Si vous hésitez à investir dans un home-cinéma, c’est le moment avec ce top audio.


L'Interactivité : 2/3

L'ergonomie des menus :
Un menu traditionnel chez warner, Démarrer le film, chapitres au nombre de 13, audio, sous-titres et enfin bonus


Les bonus :

On reste sur une image fixe du couple vedette dans une définition moyenne.
5 sujets sont proposés :

  • Opération chute libre - la montée d'adrénaline (2'34) : juste un extrait du film sans intérêt

  • Le débarquement (8'59) : Un reportage bien trop court qui cible la partie plage de débarquement. Entièrement recréée artificiellement, on suit le boulot de la pyrotechnie sur cette plage factice et quelques plans furtifs de la préproduction. Intéressant mais bien trop court surtout que l'équipe vient trop souvent polluer le sujet en complaisance.

  • Armée du futur (8'25) : le sujet se concentre sur l'armure (exo-squelette) que portent la plupart des acteurs. On découvre que les costumes pèsent entre 38 et 54 kg, ce qui représente un véritable défi physique. l'illusion est bien sûr de démontrer que cette armure aide le soldat, alors que c'est l'inverse. La préparation physique est obligatoire pour endosser et supporter pendant des heures ce costume, il suffit de voir Tom Cruise après la scène pour deviner l'effort demandé. Un bon reportage même si les promos des acteurs clôturent inutilement le sujet.

  • Des créatures d'un autre monde (5'38) : On suit la conception des aliens et la difficulté d'innover vu le passé du 7ème art à ce niveau. On rentre à ce niveau purement dans la technique, mais on s'aperçoit que les images proposées sont pour la plupart déjà découvertes sur les 2 autres reportages. Enfin Tom Cruise prouve tout son professionnalisme en assurant parfaitement la promotion dans un déluge de complaisances qui commence à être irritant. Un sujet bâclé.

  • Au bord du gouffre avec Doug Liman (42’37) : On attaque enfin le plat principal et consistant. Tout commence par des échanges de balles de tennis, on se demande ce que ça vient faire sur un making-off. En fait le réalisateur justifie cette pratique par l’effort physique qui l’attend lui et son équipe. On sent que ça tourne beaucoup autour de l’acteur vedette, sa réputation de gros bosseur motive cet entrainement qui permettra d’être à la hauteur de l’acteur. Le ton est donné, un tournage 7 /7 jours, l’entreprise sera loin d’être de tout repos. On voit le gros boulot de la pré-production, mais surtout on découvre un scénario qui va subir moult modifications, chacun donne son avis et aussitôt la scène est tentée. D’emblée ce qui rassure, c’est le naturel de toute l’équipe, ils sont là pour montrer qu’ils bossent et non pour assurer la promo, ça, ça sera pour plus tard. Ces 42 minutes passent à la vitesse de l’éclair, on sent un réalisateur très atypique, l’art d’improviser tout en voulant maitriser et parfois l’équipe a du mal à suivre l’objectif. Heureusement, le 2ème réalisateur est là pour recadrer certaines choses, leur 3ème collaboration permet de se répartir les tâches, l’artistique et le pragmatique. Néanmoins on ressent « l’emprise » de Tom cruise à tout instant, pour chaque acteur, le défi est de tenir la route face à ce monstre du cinéma d’action. Etant lui même producteur de pas mal de projets, il sait que le temps c’est de l’argent et il démontre comment en économiser. Voilà un making-off qu’on suit avec grand intérêt, les premiers sujets étaient au final la partie technique indispensable à connaitre même si le traitement laisse plus la place à la promo. Ici on reste dans l’humain la plupart du temps. un excellent reportage même si on aurait aimer en voir plus !

  • Scènes coupées (7’38) : On termine par 7 scènes coupées, des plans furtifs ou des scènes non terminées au montage, difficile de se faire un avis mais elles n’amènent pas à l’état brut une quelconque plus-value.


  • On dispose d’un peu plus d’1heure avec les 4 reportages pour se faire une idée du projet, c’est peu au vu du résultat. Il manque une bonne demi-heure au making-off pour étancher la soif de découverte mais il faudra s’en contenter.


    Les Visuels : 0/1



    La pochette / Le packaging

    Saluons Warner qui a le mérite de repousser toujours plus loin les limites du mépris que cette société a envers les collectionneurs. Il est indéniable que les graphistes ont du passer des nuits blanches pour réussir à retravailler une affiche qui sans être originale était au moins acceptable. On a ainsi 3 visuels sensés symboliser un titre français traduisant à sa façon l’œuvre. « Vivre – Mourir – recommencer » il faut avouer qu’il est difficile de trouver un titre plus accrocheur. Heureusement qu’ils n’ont pas eu à traduire le disney « maléfique », on aurait pu avoir « jolie fille devenue méchante sorcière » ou « Belle avant, méchante après ». Bravo warner, non vraiment bravo également pour ce verso illisible de la jaquette, ou seul 1 /4 est consacré pour les informations les plus intéressantes à condition de disposer d’une loupe. C’est tellement plus important de retrouver le générique et les mentions légales. Le sur-étui tente bien de sauver les meubles avec l'ajout de quelques photos, mais l'intention n'y est pas. En ouvrant le boitier amaray on retrouve sur la gauche la traditionnelle fiche Ultra Violet, une reconnaissance de leur part pour notre achat qui permet de bénéficier d'une copie digitale utile, au cas ou le blu-ray et dvd ne suffiraient pas. On dispose également en allant sur l'application Mywarner de bonus supplémentaires, seule condition, avoir le mobile qui n'est pas comme le mien un collector ou une tablette.... Pour résumer l’ensemble de ce packaging : Hideux !



    La sérigraphie

    En ouvrant le boitier on découvre les galettes et oh surprise point de visuel ! Bravo tout de même à l’effort appréciable effectué pour une reconnaissance de la version 3D en blanc et 2D en noir pour les Blu-ray. Pour la version DVD très utile, on retrouve également le noir. Encore une fois, on s’interroge sur l’utilité de retrouver ces 3 galettes sans parler de la copie digitale, 2 versions Blu-ray se suffisant largement à eux même. En supprimant un support, on pourrait ainsi voir baisser les prix ou alors un « gros effort » sur le packaging pourrait être fait.


    Note Finale : (15.5/20)

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