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DVD A LA LOUPE


HUNGER GAMES : L'EMBRASEMENT (BLU-RAY)

Lui écrire montana62

Hunger games : L'embrasement (Blu-ray) DVD sorti le 27/03/2014


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Seven7 / Metropolitan Filmexport
Distributeur :
Seven7 / Metropolitan Filmexport

nombre d'entrées :3 140 889
Date de sortie : 27 novembre 2013
Durée : 2h26mn32s


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Nombre de visites :
2900


   

Le Film : 7/10

Résumé : Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark. Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

Avis : Au moment où le 3ème opus sort en vidéo, il est intéressant de faire un petit tour en arrière et plonger dans cette saga issue d'une littérature cross-age qui se porte à merveille. Face à l’incompréhensible succès de la saga twillight, Hunger games tente de redorer le blason d’un genre qui aseptise actuellement certains fondamentaux cinématographiques . Ces derniers peuvent-ils vaincre le dogme de la superficialité ou vont-ils être sacrifiés sur l’autel de la rentabilité du 7ème art ?

L’univers de Suzanne Collins qui se substitue parfaitement à une rome décadente avait délivré dans son 1er opus la vision d’une société qui s’effondre dans ses repères et ses valeurs. Des districts peuplés de travailleurs asservis et sans espoir servent de vivier pour des joutes de gladiateurs afin de rassasier un microcosme élitiste. Ces jeux de cirque sur fond de Koh Lanta rappellent pêle-mêle le prix du danger ou rollerball . Le vainqueur est promis à une vie plus douce et facile, mais pour gagner ce graal, il faut sacrifier la vie des autres concurrents. En défiant le processus de victoire par une tentative de suicide salutaire, katniss et Peeta deviennent les objets d’une « peopolisation outrancière ».

Tel Spartacus, katniss est perçue comme une menace dans cet équilibre de classe sociale bien précaire. Elle s’attire toute la sympathie des districts tout en s’attirant le courroux du pouvoir qui voit en elle le détonateur d’une révolution latente.

La première demi-heure joue la séance de rattrapage du 1er opus, on redécouvre Katniss dans les mêmes conditions, les mêmes lieux et mêmes préoccupations. Si elle bénéficie de certains avantages depuis sa victoire, elle reste sous la menace du président Snow.

On déplore ce long prologue qui semble jouer la montre pour justifier d’une tétralogie largement dispensable. Pour varier les plaisirs, ces 75ème jeux de la rédemption ne se fondent plus vraiment sur la force et l’habilité des combattants mais plutôt sur les alliances permettant de vaincre plus facilement ses adversaires. L’objectif est simple, cette manipulation des règles ne sert qu’à descendre une icône devenue un peu trop populaire et surtout synonyme d’espoir.

Après quelques mises à l’épreuve sentant plus l’exercice imposé voir un copier-coller du 1er volet, on peut enfin rentrer dans le vif du sujet et ouvrir les arènes de la seconde partie bien plus consistante dans sa trame émotionnelle.

Si la férocité des combats semble diluée voir absente dans la majorité des cas, Lawrence utilise l’environnement comme véritable adversaire de ces gladiateurs des temps modernes. Pour le coup, on s’éloigne de l’arène traditionnelle pour s’enfoncer dans un univers plus proche de Lost avec sa faune mystérieuse et dangereuse. Du brouillard empoisonné aux mandrills agressifs, le réalisateur injecte savamment les pièges et réussit à entretenir un suspens de bonne tenue.

Si l’icône de la liberté ne présente aucune faille dans son combat contre les oppresseurs de Panem, il en va tout autrement quand à ses sentiments personnels. On rejoint hélas la difficile équation du triangle amoureux déjà vécu dans Twilight, et ce passage obligé si cher à nos adulescents.

Il reste un épilogue foudroyé en plein vol, ou plutôt sacrifié afin d’entretenir le syndrome tétralogique, procédé commercial redoutablement efficace. Et au vu du box office, l’affaire semble des plus rentables. Même si le budget a pratiquement doublé sur ce second volet, les recettes balaient d’un revers toute suspicion d’échec commercial. Pour une mise de 130 M de dollars, budget déjà très conséquent, les recettes sont presque multipliées par 7. C’est Jennifer Lawrence qui bénéficie avant tout de cette inflation galopante. En effet avec l’apport d’un oscar et de la célébrité entre les 2 opus, son salaire se voit multiplié par 20. Mais il faut bien reconnaitre que la star du film ne laisse que des miettes au casting, tant elle écrase par sa présence et son charisme, cette saga.

Au final cet embrasement s’avère supérieur au 1er opus en musclant un peu plus sa trame et en donnant plus de rythme dans sa partie « ludique ». Il reste malgré tout un même défaut constaté sur le 1er volet, un manque d’équilibre dans sa narration avec des longueurs largement dispensables.

Le prochain volet serait bien inspiré d’instaurer une révolution dans le genre, en gommant pas mal de futilités et en affirmant certains choix. Mais ne boudons pas notre plaisir, ce divertissement reste au dessus de la moyenne et mérite qu’on s’y attarde en attendant avec une impatience contenue la suite.


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Encodage MPEG4-AVC - Format 2.40 - 16/9

Avis : Jo Willems le directeur de la photographie marque son territoire par une sacrée diversité dans sa colorimétrie. En effet dans les districts, on dispose de tons très froids collant parfaitement au contexte. Par contre dans le capitole et l'arène, les couleurs retrouvent une sacrée chaleur. Le piqué tout comme le contraste sont de haute volée, cependant on note tout au long du métrage des plans qui perdent radicalement leur précision voir deviennent carrément troubles. Ce petit détail léger mais visible empêche la note maximale. Il est à noter qu'il existe un coffret avec une copie IMAX amenant un double format. Ainsi la première partie du film se fait en 2.40 (35mm) et une fois qu'on pénètre dans l'arène on passe en 1.78 pour le format IMAX (65mm).


Le Son : 3/3

Détails techniques : Français et Anglais 7.1 DTS-HD Master Audio - Français 2.0 Audiodescription Sous-titres: Français - Sourds et Malentendants.

Avis : Disposer d'une piste HD française en 7.1 est au départ un élément suffisamment inhabituel pour le préciser. Mais quant en plus le bitrate français se permet de doubler en débit la piste anglaise, là on peut presque parler de miracle. Certes à l'oreille, le mixage est plus naturel pour la VO, mais le dynamisme et la précision des effets sont plus nets pour la VF. Dans tous les cas, c'est un véritable feu d'artifice qui est proposé à notre installation autant dans ses effets que sa précision, les coups de canon annonçant la mort de certains compétiteurs en sont une parfaite illustration.


L'Interactivité : 3/3

L'ergonomie des menus :
Sur l’emblème du geai moqueur dans le disque 1 on dispose pour le menu, Film - langues - chapitres au nombre de 24 et suppléments.



Les bonus :

1er disque : 49,43 Go

  • - Les commentaires audio du réalisateur et de la productrice Nina Jacobson.

  • - Les premières images du film sont en fait la fin du tournage, tournées dans les montagnes de Ramapo dans le new jersey par - 12°, après Hawai l'équipe a visiblement souffert du contraste climatique. Francis Lawrence rentre directement au coeur du sujet et de sa libre interprétation cinématographique avec cette scène de chasse ne figurant pas dans le roman. La rencontre de snow et katniss fait l'objet d'un plan-séquence inhabituellement long pour ce genre de film, un moment la scène faisait 8 pages mais réduite à 5 le réalisateur regrette certains passages coupés. La productrice glisse un détail qui a échappé sans doute à pas mal de personnes, en effet on voit le couple revenir de la chasse au prologue et il se met à neiger. Cet événement météorologique signale en fait la présence de Snow, évènement qui stoppera à son départ. Les 10 premières minutes signalent une volonté évidente de détailler les scènes en évitant les traditionnelles couches de pommade. Malheureusement les suivantes deviennent plus fades et inconsistantes avec notamment Nina Jacobson se contentant de faire de l'audiodescription. Hormis l'anecdote des trains d’Atlanta, on apprend pas grand chose sur les 10 minutes qui suivent. La censure menaçant une certaine catégorie du public, on comprend mieux la scène de révolte du district 11 et son édulcoration. On revient également largement sur le gros boulot des décors et des costumes, la notion d’illustrer chaque district en fonction de son économie souffre d’un appui un peu trop complaisant et surtout inutile et la productrice continue son audiodescription. La scène du baiser entre gale et katniss à la 49ème minute nous apprend qu’elle a été tournée à la pré-production, mais il faut bien avouer que la révélation est loin d’être... une révolution ! A l’heure du film, l’anecdote la plus drôle est cette scène de l’ascenseur et cet effeuillage qui va surprendre plutôt agréablement un locataire de l’immeuble. Les commentaires nous rappellent qu’il faut attendre 1h23 pour l’entrée dans l’arène, la piqure de rappel est effectivement très longue. Si les 2 narrateurs s’évertuent à décrire l’adaptation, la partie technique est pour le moment assez sommaire, on apprend tout de même que le 1er plan en IMAX survient à 1h25mn. Ils reviennent ensuite sur les conditions de tournage pas aussi idylliques que prévues malgré un endroit comme hawai. Si les temps morts sont quasi inexistants, on reproche parfois la pauvreté de détails croustillants comme cette scène de dégustation de poisson cru réel. A 2h11, sorti de l’arène, l’IMAX disparait pour laisser place de nouveau au scope anamorphosé.

  • - Ces commentaires servent au final à un décryptage de l’adaptation surtout pour ceux n’ayant pas lu comme moi les romans. On note de la part de Francis Lawrence tout au long de ce bonus un ton assez monocorde loin de la passion de certains commentaires. Le fait que le réalisateur nous laisse dès le début du long générique (9 minutes) seul avec celui-ci, soutient la thèse qu’on est pas très loin de l’exercice imposé.

  • - Pour terminer les bonus de ce 1er disque, on découvre quelques images promotionnelles du film « Need for speed » (2‘03), 6 bandes annonces et un lien internet.

  • 2ème disque : 34,61 Go

  • - On démarre avec le gros morceau, le making of (2h24mn36s) découpé en 9 sujets.

  • - La suite de la saga (11’00) :En guise de pré-production des producteurs aux acteurs principaux, chacun s’efforce à pousser les gens à suivre la suite des aventures de katniss. On espère que cette promotion indispensable s’arrêtera à ce 1er sujet même si la 2ème partie survole un peu le script.

  • - La construction d’un univers (12’55) : Francis Lawrence, Phil Messina (producteur designer) et Jo Willems (directeur de la photographie) à grand renfort de concept art nous dépeignent l’univers du second opus et on suit la mise en place des décors majestueux.

  • - Les acteurs (17’55) : Indiscutablement les acteurs ont l’air heureux de se retrouver. Au rayon des anecdotes, Jennifer Lawrence a du mal à reconnaitre Willow Shields qui a pris depuis le 1er opus 15 cm. L’ennui vient du tapis d’éloges sans fin que nourrissent tous les acteurs y compris Donald Sutherland ce qui, au bout du compte rend ce reportage interminable.

  • - Costumes - maquillage et coiffures (16‘37) : On découvre le boulot formidable de Ve Neill, Linda Flowers et Trish Summerville. Passé les félicitations d’usage, on rentre enfin dans un reportage plus consistant. 40 stations de maquillage, autant pour la coiffure et 20 assistants pour s’occuper chaque jour de 300 personnes, voilà une logistique qui donne une petite idée du projet.

  • - Le tournage à Atlanta (15’12) : Le réalisateur explique son choix pour le district 12 à Atlanta, mais si l’avantage financier est une donnée essentielle à ce choix, certains problèmes comme le bruit des trains environnants tempèrent quelque peu l’enthousiasme. Cet inconvénient est du reste démontré dans une scène de Jennifer Lawrence qui en perd son texte face aux multiples klaxons. Un reportage riche en infos et en images.

  • - Les cascades et les armes (19’43) : On suit l’entrainement intensif des acteurs et de leurs doublures ainsi que les armes factices mais plus vraies que natures utilisées. A voit l’utilisation de la plateforme dans l’arène, on se dit qu’il fallait un coeur bien accroché.

  • - Le tournage à Hawaï (14’26) : Petite ballade exotique à Hawaï où l’environnement prête plutôt à l’oisiveté. Mais au final, le tournage et ses exigences ôtent très vite aux acteurs leurs illusions. On suit avec intérêt dans la seconde partie du reportage un petit cours technique sur le 35mm et l’IMAX 65mm avec pour repère qu’il ne faut pas se fier aux chiffres. En effet avec le 65mm, on dispose de 10 fois plus de résolution qu’en format classique 35mm.

  • - La post-production (27’35) : Normal que pour le plus gros boulot, le sujet soit le plus long. On démarre par le montage et c’est Alan Edward qui se colle au boulot le plus obscur mais le plus important. Là aussi on suit un petit cours de montage enseigné au FINAL CUT PRO. On enchaîne ensuite aux effets sonores, les fans de technique seront aux anges mais même les néophytes devraient apprécier. La transition naturelle se fait sur les effets visuels, un bon effet reste un effet invisible, Alan Edwards précise du reste que ce n’est pas le genre de film ou les effets sautent aux yeux. Après une revue des scènes les plus importantes dans leurs effets, on termine à Londres avec James Newton Howard et la composition musicale. Un reportage d’une densité et d’une grande richesse technique, de loin le meilleur sujet.

  • - La suite des opérations (9’09) : L’enchainement naturel de la fin du making of se fait sur la suite des aventures de katniss, une pré-promotion en somme. On apprend que le script était déjà quasi terminé à la moitié du tournage de l’embrasement. Ce dernier sujet s’il s’avère peu intéressant sur le contenu, ne sert au final qu’à faire les éloges de Francis Lawrence et à le remercier d’avoir bien voulu poursuivre l’aventure. Malgré le peu d’intérêt, écouter les réactions de l’acteur Philip Seymour Hoffman ne laisse pas insensible.

  • - Au final un making of très riche en infos et en images même si on regrette parfois une promotion et une complaisance un peu trop présente.

  • - Au coeur du district 12 - La plaque (2’12) : Un petit reportage uniquement pour le fun

  • - 5 Scènes coupées (4’24) qui n’apportent rien de plus et justifient leurs coupes au montage.

  • - La plaque (0’20)

  • - La gare (0‘22)

  • - Une nouvelle règle (1’41)

  • - L’échange d’enveloppes (1’03)

  • - Finnick fait un noeud (0‘55)

  • Le making of et les commentaires constituent logiquement les morceaux de choix même si les 2 jouent parfois les redondances. Néanmoins avec plus de 5 heures de bonus, il faut saluer l’éditeur de proposer une revue d’ensemble et un bon prolongement du projet.


    Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Le sur-étui au visuel identique à la jaquette propose malgré tout une dorure du plus bel effet. Sur le recto on a bien sur droit à notre héroïne qui semble prête à en découdre. Au verso, on note une ergonomie rationnelle des sujets doublée d’un graphisme très sage. Dans l’ordre le synopsis, un unique visuel du couple katniss-Peeta, un bon résumé des bonus et enfin la partie technique. L’ensemble reste parfaitement lisible grâce à un choix judicieux des couleurs. Enfin en ouvrant le traditionnel boitier amaray bleu, on découvre sagement positionnés sur une des parties les 2 disques



    La sérigraphie

    Lionsgate nous prend à contrepied dans cette double sérigraphie proposée. Ce ne sont pas en effet les principaux protagonistes du film que l'on retrouve mais plutôt des membres d'autres districts sans vouloir trop spoiler. Il s'agit en fait de Johanna et de Finnick. La définition est excellente avec des couleurs flamboyantes qui collent à son titre. Les logos restent sagement groupés, les mentions légales sont par contre un peu plus visibles, heureusement qu'elle occupent le bas de la galette.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (16.5/20)

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