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DVD A LA LOUPE


LE HOBBIT : LA BATAILLE DES CINQ ARMéES (BLU-RAY 3D + BLU-RAY + COPIE DIGITALE) - ÉDITION BOîTIER STEELBOOK

Lui écrire montana62

Le Hobbit : La bataille des cinq armées (Blu-ray 3D + Blu-ray + Copie digitale) - Édition boîtier SteelBook DVD sorti le 22/04/2015


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

nombre d'entrées : 4 848 676
Date de sortie : 10 décembre 2014
Durée : 2h24mn38s

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Nombre de visites :
3022


   

Le Film : 6.5/10

Résumé : Atteignant enfin la Montagne Solitaire, Thorin et les Nains, aidés par Bilbon le Hobbit, ont réussi à récupérer leur royaume et leur trésor. Mais ils ont également réveillé le dragon Smaug qui déchaîne désormais sa colère sur les habitants de Lac-ville. A présent, les Nains, les Elfes, les Humains mais aussi les Wrags et les Orques menés par le Nécromancien, convoitent les richesses de la Montagne Solitaire. La bataille des cinq armées est imminente et Bilbon est le seul à pouvoir unir ses amis contre les puissances obscures de Sauron.

Avis : s>Le seigneur des anneaux avec la trilogie de Peter Jackson a plus ou moins ravi les fans de Tolkien. Mais l’énorme succès commercial a poussé le réalisateur a prolongé un filon qui semblait loin d’être tari.

Basé sur un roman unique « The hobbit », Jackson réussit à étirer au maximum le préquel avec une nouvelle trilogie où nous retrouvons Bilbon Sacquet entouré de 13 nains.

N’étant pas un fan irréductible de la première saga, le premier opus  « le hobbit » confirmait mes doutes quant à l’intérêt (en dehors du financier) de vouloir à tout prix faire le lien entre les deux trilogies. La désolation de Smaug remontait heureusement le niveau avec une mise en scène plus alerte et un final suffisamment dense pour attendre avec une certaine impatience l’épilogue et cette bataille des 5 armées.

Hélas, à trop vouloir étirer l’élastique scénaristique, la dilution de l’intrigue guette le spectateur. Et tous les espoirs fondés sur le 2ème épisode s’étiolent à mesure que la grande bataille s’annonce.

Certes l’attaque du dragon annonce lors du prologue un déchainement d’effets spéciaux (un peu trop visible parfois) mais déjà l’émotion n’est pas au rendez-vous. Le suspens tombe en cendres comme les habitations de Lacville et nous assistons passifs à cette destruction programmée. Le film découpé en 2 disques en raison de la 3D annonce même d’inquiétantes longueurs pour la première partie, les personnages sont lisses et le ressort dramatique ne fonctionne pas.

Alors que la grande bataille s’engage sur la 2ème partie avec les mange-terre, vision détournée des vers géants du célèbre "Dune" de Lynch, le constat semble évident, c’est du déjà vu ! Même si l’adaptation bouleverse quelque peu les forces en présence en injectant du troll et de l’orc, on assiste toujours aussi passivement au déroulement des combats. C’est très spectaculaire et bon nombre de spectateurs devraient y prendre plaisir, mais à l’image de pas mal de blockbusters ces dernières années, cette avalanche de CGI finit par faire patiner l’entreprise. L’impact des images étant diminué par le manque de surprise, l’émotion sur-fabriquée de Jackson n’en est que plus agaçante.

La bataille des 5 armées s’adresse avant tout aux nostalgiques du seigneur des anneaux non repus de combats démesurés, un domaine où le réalisateur a fait ses preuves. Malheureusement la dynamique retrouvée dans la désolation de Smaug s’est vite essoufflée sur cet épilogue qui semble avoir tout misé sur ses effets en délaissant les personnages.

Si Martin Freeman (Bilbon) et Richard Armitage (Thorin) sauvent les meubles en gardant un intérêt tout relatif à l’intrigue, Ian McKellen (Gandalf) s’essouffle et a bien du mal à suivre l’entreprise. Luke Evans (Bard l’archer) est purement bradé, l’idylle entre Evangeline Lilly (Tauriel) et Aidan Turner (Kili) en laissera plus d’un sur la touche et que dire du livide et transparent Orlando Bloom.

Peter Jackson connait les ficelles du profit tout comme Lucas ou Cameron. Orchestrant d’une main de maître les sorties de ses œuvres (version cinéma + version longue) nul doute que les profits seront aussi énormes que l’émotion surjouée qui a inondé les 2 sagas. Cette « trilogie-préquel » a dans tous les cas ravi ses investisseurs puisqu’elle engendre pratiquement 3 milliards de dollars dont 955 Millions rien que pour ce 3ème épisode. En France avec près de 5 millions d’entrées, le film fait figure de succès, même si on reste à plus de 2 millions en dessous de la moyenne de la première saga.

Sa nouvelle rhétorique en 3 actes constitue au final une pâle copie de la saga initiale. Si la maitrise technique est bien présente pour ce spectacle formaté grand public, l’intérêt économique prévaut largement sur l’intérêt artistique. Il est plus que temps pour le réalisateur de quitter cette hexalogie et de passer à autre chose.

Au final factice résume assez bien ce dernier opus et l’impression.


L'Image : 3/3

Détails techniques : Disque 2D 37,78 Go - 3D Disque 1 (32,05 Go) - Disque 2 (27,52Go) - Format 2.40

Avis : Découpée en 2 parties, cette 3D non native au format 2.40 peut laisser quelques regrets. Pour la première fois en ce qui me concerne, les windows conflicts sont vraiment visibles. Si la profondeur est aussi sublime que la terre du milieu, on regrette parfois un manque d’immersion. Avec l’attaque du dragon qui affiche des effets trop visibles et en plus une lisibilité parfois moyenne, heureusement le réalisateur se rattrape dans les grands espaces. Les jaillissements ne sont pas si démonstratifs, tout au plus quelques flocons et braises qui sortent significativement de notre écran ainsi que quelques flèches. Mais avec un tel spectacle, on était en droit de s’attendre à un véritable feu d’artifice. Sinon, aucun reproche bien sur d’un point de vue technique. La précision est fantastique surtout dans le piqué, la profondeur est abyssale et la gestion des noirs est dans l’ensemble excellente. L’étalonnage des couleurs ne pourra s’apprécier à juste titre plein


Le Son : 3/3

Détails techniques : 2D Anglais et Français DTS-HD Master Audio 7.1 - Italien et Chinois DD 5.1 448 Kbps
Sous-titres : Anglais, Français, Italien, Néerlandais, Chinois.

Avis : En ouvrant le boitier, on a à première vue la désagréable surprise de retrouver l’œuvre tronçonnée sur 2 disques. Cependant ce regret s’estompe rapidement quand on découvre que la VF dispose d’une piste HD 7.1. Certes la VF dépasse rarement les 3 Mbps alors que la VO dispose du double mais ne lésinons pas, c’est un véritable top démo en effet. Rarement les surrounds ont été aussi impliqués avec une telle précision. Le doublage jouit d’un mixage tout aussi précis et le caisson à l’image des trolls fait gravement le boulot. Indiscutablement dans le top 10 des films que j’ai pu voir à ce niveau. Si Warner nous a longtemps privé de pistes HD dignes de ce nom, avec une telle copie, on ne peut qu’applaudir.


L'Interactivité : 1/3

L'ergonomie des menus :
Sur des extraits du film on découvre pour le menu Démarrer le film - Chapitres au nombre de 41 - Langues et Bonus.


Les bonus :

Sur le Disque du film on a un petit reportage la Nouvelle Zélande : pays de la terre du milieu - partie 3 (6’07) : On a droit à une belle ballade en Nouvelle-Zélande, les images sont superbes certes, mais pas mal de chaines de télévision nous proposent la même chose. Donc pour un bonus c’est très léger.

  • Sur le disque bonus (5,29 Go) on dispose de 5 sujets

  • Le recrutement des 5 armées (11'39) : Ce reportage sert à nous faire découvrir le quotidien des figurants au milieu des stars. Certains meurent plusieurs fois dans le film, on discerne plusieurs catégories dont le stade ultime est celui du figurant principal, cela consiste juste en fait à avoir un bout de réplique ou un premier plan de la caméra. En dehors de cela rien de bien consistant.


  • L'intégrale de la terre du milieu une saga en 6 parties (9'54): le sujet ne fait figure que de piqure de rappel et ne sert qu'à rétablir les liaisons des 2 trilogies par quelques extraits.


  • Une aventure de 17 années (8'59) : Tout est dit dans le titre, de courts extraits de tournage et les réactions des acteurs principaux résument cette sacrée entreprise. On sent les acteurs tristes de se quitter mais une aussi une certaine lassitude de l'équipe vu le temps qu'il a demandé. Les grands fans y verront une sacrée nostalgie de quitter cette odyssée, les autres ne verront pas grande utilité d'un tel reportage.


  • Le dernier adieu - les coulisses (11'18) : Premier vrai bonus instructif où on voit Billy Boyd interpréter la chanson du générique. Au travers de ce reportage on peut voir l'incroyable précision demandée puisqu'au bout du compte, il aura fallu 15 jours pour boucler la chanson et 430 prises. La recherche de la perfection étant telle, que l'acteur-chanteur devra jusqu'à décomposer chaque phrase de multiples fois afin de remixer la meilleure de chaque. Enfin à l'image de la série, une nouvelle fois on a droit aux grands adieux de chacun avec une surcharge d'émotion devenant un peu lassant.


  • Clip (4'21) : On retrouve en fait la chanson de Billy Boyd qui sert de bande annonce à la série.

  • On termine par la bande annonces de la désolation de Smaug version longue.

  • Moins d’1 heure pour dévoiler les dessous de ce dernier épisode c’est peu mais près d’1 heure pour dire adieu à la terre du milieu c’est long. Cette gigantesque bande annonce éclaire un peu plus l’entreprise juteuse que représente l’héxalogie. On ne sait pas trop s’il faut saluer le génie de Jackson ou son immense clairvoyance commerciale. Dans tous les cas des bonus bien pauvres et décevants.


    Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Le boitier est superbe, représentant sur le recto l’attaque de Smaug sur Lacville. Sur le verso, on retrouve Bilbon avec l’anneau et par dessus une fiche collée avec tous les éléments techniques dans une lisibilité moyenne surtout pour la partie audio. En ouvrant le boitier, on retrouve nos 4 galettes bien séparées et parfaitement distinctes + un code UV pour acquérir la copie numérique. En retirant les galettes, on découvre les dégâts occasionnés par Smaug avec cette ville en feu.



    La sérigraphie

    On reste franchement sur notre faim avec une sérigraphie identique pour les 4 galettes et plutôt pauvre. De plus les logos sont éparpillés polluant ce qui peut l’être du visuel. Warner reste à ce niveau constant dans son dédain des collectionneurs.


    Note Finale : (14/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 07/05/2015 à 14:52 par surfeur51 : Je te rejoints entièrement dans ton analyse. Cette trilogie aurait gagnée à être plus dense (2 films de 2h30?), et plus fouillé au niveau des personnages. Les scènes d'action spectaculaires, c'est bien quand c'est en support d'un scénario qui tient en haleine, mais ça devient lassant quand c'est le principal ressort du film.
    - le 05/05/2015 à 16:17 par nicofeel : Il est vrai que c'est affaire de goût, mais je trouve la trilogie du Hobbit bien plus intéressante que la deuxième trilogie Star wars, où les effets spéciaux sont souvent très laids. Je parle même pas de Twilight, saga que je trouve mièvre au possible. Mais bon je ne suis la cible idéale : c'est plutôt les adolescentes. Quant à Hunger games, que dire quand on connaît Battle royale (que j'ai revu récemment)... Bref, tout ça pour dire que la saga du Hobbit est certes moins bonne que le Seigneur des anneaux mais ça reste (pour moi) un divertissement de bonne voire très bonne tenue.
    - le 05/05/2015 à 07:18 par montana62 : C'est vrai que je ne suis pas un grand fan de jackson, mais honnêtement je me suis ennuyé et à chaud je pensais même mettre un 6. La désolation de Smaug m'a bien plus emballé mais cette trilogie à l'image de la seconde de Star wars se préoccupe plus du tiroir caisse que d'étoffer son scénario. Cette maladie d'étirer les franchises à l'extrême gangrène au final le divertissement, twillight, Hunger games figurent parmi les champions de la dilution scénaristique et quand on sort la loupe on s'aperçoit que les séries prennent le même chemin (walking dead avec des saisons 4 et 5 soporifiques). Merci dans tous les cas pour vos commentaires.
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