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DVD A LA LOUPE


JOHN WICK (BLU-RAY)

Lui écrire montana62

John wick (Blu-ray) DVD sorti le 05/03/2015


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Seven7 / Metropolitan Filmexport
Distributeur :
Seven7 / Metropolitan Filmexport

nombre d'entrées :401 448
Date de sortie : 29 octobre 2014
Durée : 1h41mn31s

Achat du DVD : Comparer les prix avec le moteur

Nombre de visites :
2558


   

Le Film : 5.5/10

Résumé : Depuis la mort de sa femme bien-aimée, John Wick passe ses journées à retaper sa Ford Mustang de 1969, avec pour seule compagnie sa chienne Daisy. Il mène une vie sans histoire, jusqu’à ce qu’un malfrat sadique nommé Iosef Tarasof remarque sa voiture. John refuse de la lui vendre. Iosef n’acceptant pas qu’on lui résiste, s’introduit chez John avec deux complices pour voler la Mustang, et tuer sauvagement Daisy…
John remonte la piste de Iosef jusqu’à New York. Un ancien contact, Aurelio, lui apprend que le malfrat est le fils unique d’un grand patron de la pègre, Viggo Tarasof. La rumeur se répand rapidement dans le milieu : le légendaire tueur cherche Iosef. Viggo met à prix la tête de John : quiconque l’abattra touchera une énorme récompense. John a désormais tous les assassins de New York aux trousses.

Avis : Keenu Reeves, l’un des plus monolithiques acteurs du 7ème art, nous promet dans ce prologue un des pires nanars de l’année 2014. Aimer il ne sait pas faire, alors pleurer une épouse, autant dire que c’est mission risible.

A peine remis de ses émotions, le mauvais sort semble s’acharner sur lui, d’autant qu’il perd dans la foulée sa voiture et voit son petit chien très propre se faire assassiner. Devant tant d’ondes négatives, on se dit que la meilleure thérapie est soit l’automutilation ou le fou rire. C’est vers la seconde solution que je me dirige et me donne encore 5 minutes le bénéfice du doute. Heureusement, c’est à ce moment précis que l’acteur décide de se débarrasser de cette facette. Il réajuste son faciès mono-expressif pour notre plus grand salut, et retrouve toutes ses sensations en croquemitaine.

Pour un premier film, David Leitch et Chad Stahelski cascadeurs de métier, se mettent en tête d’aligner autant de cadavres que de minutes que compte le film. Le premier gun fight dans l’appartement de John Wick démontre un bon savoir faire et fixe surtout les limites que nous devons nous imposer. L’intervention d’un policier s’inquiétant du voisinage achève toute notion de vraisemblance et bon gré mal gré nous nous laissons embarquer dans ce jeu vidéo grandeur nature.

Les victimes de Wick tombent comme des mouches dans ce roman graphique adapté et il est difficile de s’accrocher aux personnages. Seul le parrain local et son stupide fils arrivent à passer l’heure du film, mais il faut bien avouer qu’ils sont plus doués dans le jeu à éviter les balles que celui d’acteur.

En dehors d’un script « mononeuronique », on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer, les coups pleuvent autant que les balles dans une mise en scène très fluide. Le côté badass ravira les amateurs du genre.

Je m’en excuse par avance mais au risque de spoiler outrageusement, ayant flingué tout ce qui était vivant sur un kilomètre carré et n’ayant plus grand-chose à dire, le film se termine comme il a commencé : dans un immense fou rire !

Ce jeu vidéo cinématographique permet grâce au second degré d’amortir les dialogues d’une incommensurable platitude. Si la première partie affiche quelques moments jubilatoires de gun fight et de belles chorégraphies de «gun-fu » , on regrette dans la seconde avec l’entassement des cadavres un aspect répétitif qui donne au métrage une bonne dizaine de minutes inutiles.

Keenu Reeves l’hermétique est égal à lui-même, le trépané du sentimentalisme, le napalmé du rire fait au fond l’affaire et vient partiellement effacer de monuments nanars qu’il traine depuis quelques années. Willem Dafoe tient la corde pour le pire acteur 2014, et on regrette qu’Ian McShane et Adrianne Palicki soient sous-employés.

Au vu du script… ou plutôt de la page blanche, les grandes firmes se sont sauvées, on peut donc parler de budget squelettique avec 20 millions de dollars comparé aux productions américaines mastodontes actuelles. Cependant l’entreprise s’avère rentable en engendrant 3 fois la mise, comme quoi un bout de ficelle et du carton amuse autant que certains jeux électroniques. La France ne s’est pas franchement emballée totalisant tout juste 400 000 spectateurs.

Au final la force de John Wick est d’assumer pleinement son statut de série B en évitant de se prendre au sérieux. Dans ce mono-plaisir badass à ne pas mettre sous tous les yeux, on se met à rêver d’une œuvre mieux écrite aux acteurs plus expressifs. Mais de là à imaginer une suite…


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format 2.35 - 16/9 - Disque 38,60 Go

Avis : Jonathan Sela, le directeur de la photographie, s’amuse à souligner grossièrement l’état d’esprit de John Wick. Quand celui-ci va mal on frise le monochrome comme cette scène d’ouverture au cimetière. Par contre quand il sort les armes, les couleurs retrouvent tout leur éclat. On apprécie le contraste et une bonne maitrise des scènes nocturnes, notamment dans la boîte de nuit. On note cependant sur pas mal de plans des soucis de précision (13‘40, 23‘05), mais c’est plus un problème de focale que d’encodage. Enfin le piqué est excellent sans être exceptionnel. Une copie qui n’est pas loin de la note maximum.


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : Français et Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 - Français et Anglais en Audiodescription
Sous-Titres : Français

Avis : A l’image du film, on a droit à une bonne bande-son de bourrins. Le 4x4 qui vient s’empaler doucement sur le béton m’a littéralement surpris, le caisson n’a même pas eu le temps de s’échauffer. Les gun fight étant nombreux, notre système s’amuse à suivre les trajectoires, c’est fluide et ultra dynamique, la musique parfois métallique vient de temps en temps parasiter l’ensemble. Le doublage est bon pour les rares dialogues, les 2 versions sont égales en bitrate. Sans faire dans la finesse, l’ensemble rend hommage à notre home-cinéma avec une certaine jubilation. Attention aux voisins !


L'Interactivité : 2/3

L'ergonomie des menus :
Sur des extraits du film derrière le titre, le menu propose Film - Versions - Chapitres au nombre de 16 - Suppléments -


Les bonus :

On démarre pour ces bonus avec les commentaires de Chad Stahelski et David Leitch

Après une rapide présentation des réalisateurs, on apprend qu’ils connaissent Keanu Reeves depuis 10 ans, l’intro sur ce SUV percutant la borne en béton s’est faite par 3 degrés sur le chantier naval de Brooklyn. A la base ils ont tourné plusieurs scènes d’intro mais ont au final choisi de laisser planer le mystère, on apprend également que la première bobine durait 2h20.

Comme dans les bonus ils font de nouveau le parallèle au film « Mon nom est personne », il est question également de post-synchronisation pour la scène du cimetière à cause du bruit de la pluie qui couvrait les paroles. Les premières minutes démontrent que Chad et David ne se prennent pas trop au sérieux tout en voulant donnant un maximum d’informations techniques comme les focales utilisées.

Ils parlent également ouvertement de placement de produit d’un alcool remplacé au dernier moment, d’un rail de travelling visible (19’50) ou même d’un plan raté de l’acteur qu’ils ont quand même gardé mais qui semblent les obséder ???

Ils passent également en revue leur équipe technique et notamment le costumier Luca Mosca et le directeur de la photo Jonathan Sela. Revoir ces commentaires permet également de compter les victimes, rien que pour la scène de l’appartement de Keanu, on en est déjà à 13.

A la 47ème minute ils avouent s’être inspirés d’une célèbre scène de « Léon » où on voit le tueur sortir de l’ombre. A la 53’40 du film après avoir regardé les bonus, on reconnait très furtivement une apparition de Jonathan Eusebio le chorégraphe des combats. Toutes les disciplines de combat sont citées, notamment le kyokushinkai. A la sortie du red circle à la 55ème minute on dénombre pas moins de 30 victimes dans la boîte de nuit, avec les 13 de l’appartement cela fait 43 tués pour 55 minutes.

On retrouve une vieille connaissance, le médecin de service qui officie sur Keanu n’est ni plus ni moins que le maître des clés dans Matrix 2. Une anecdote croustillante nous est également donnée sur la superbe Adrianne Palicki qui s’est mise en ménage depuis le film avec la doublure de Keanu Reeves.

A 1h02mn, on ne dénombre que 6 morts dans l’église-banque et fait rarissime, 1 blessé qui se fera tué au final 45 secondes après. Dans les 2 minutes qui suivent après le décès brutal d’un résident neutre et la séance de gun-fight dans la rue, on ajoute 11 victimes de plus dans la tirelire ce qui fait à cet instant précis 62 tués pour 66 minutes.

Au fur et à mesure que les cibles tombent on a même droit aux prises exactes effectuées, il faut se rappeler que ceux qui dirigent le film sont d’anciens cascadeurs et rompus à pas mal de disciplines. L’évasion au total coûte 12 hommes de plus y compris un personnage clé ce qui donne provisoirement un score de 74 à la 77ème minute.

Les 2 réalisateurs continuent de s’amuser comme des fous sur leur 1er commentaire et permet de garder un aspect très fun à l’exercice imposé. On s’amuse à entendre au fur et à mesure des courtes répliques qui sont égrenées dans le film un des réalisateurs préciser « Encore une fois, on a opté pour un style minimaliste ». Etait-ce besoin de le préciser ?

On s’aperçoit que le placement produit tourne à plein régime, aussi bien dans le film que dans les commentaires, vu le budget initial, on imagine qu’ils ont du payer pas mal de factures. A l’annonce de la marque de voiture utilisée, une info (intox) est lancée rapidement sur un John Wick 2, aie aie aie.

Décidemment sur les face à face Keanu et Willem Dafoe, il n’y a pas moyen d’avoir un peu de calme et encore une fois on a droit à de la post-synchronisation. Toujours pour un souci de budget, il semble que les réalisateurs aient fait dans le multitâche, à commencer par celui d’accessoiriste.

Ils terminent ces commentaires dans la dérision notamment à la vu d’Eva Longoria comme productrice, qu’ils n’ont jamais vu mais remercient au passage pour son chèque. Le résultat final est de 84 victimes pour 101 mn de film effectif.

Au final grâce à un second degré, ces commentaires passent plutôt vite même si à la moitié du film ils commentent plus l’action que le tournage. Cependant derrière une certaine désinvolture, on sent leur bagage technique bien étoffé et les éclairages ainsi que les focales n’ont pas beaucoup de secret pour eux. Ce roman graphique, leur 1er film, est une bonne mise en bouche pour ces 2 réalisateurs, il faut juste que pour le prochain, ils aient la main moins lourde sur l’action mais un peu plus sur le script.

  • Faut pas faire ch*#% John Wick (15'17) : Au vu de ce reportage, une chose st sûre, Keanu Reeves a vraiment payé de sa personne. Pendant 4 mois, il s'est entrainé 5 jours par semaine et 8 heures par jour pour maitriser le ju-jitsu, la conduite et un art spécifique au film le « gun-fu ». Le résultat se voit à l’écran, toutes les cascades sont faites par l’acteur et donnent forcément plus d’impact à l’action. Si le sujet frise l’overdose de mêmes scènes, cela reste spectaculaire et démontre qu’un film ne se fait jamais sans douleur, comme l’attestent l’impressionnante batterie de bleus qu’arbore l’acteur principal.
  • La cavalerie arrive (11’58) : Le sujet fait office de préproduction, Keanu tenait au projet et soumet le projet aux 2 réalisateurs. On s’amuse à voir la lecture du script de toute l’équipe, car au final les acteurs n’ont pas grand chose à dire entre 2 coups de feu toutes les secondes. Au passage on se rassure que Keanu Reeves sait rire et sort de cette enveloppe monolithique qui lui colle tant à la peau. On fait ensuite le tour du casting, là on rentre plus dans le domaine promotionnel et on apprend peu de choses au final.
  • Deux hommes, un destin (6’19) : Chad et David étaient cascadeurs et seconds réalisateurs sur pas mal de tournage. On a donc droit à une revue de détail limite CV où pendant 6 minutes tous les protagonistes s’évertuent à nous dire qu’ils sont formidables. Un sujet dispensable limite hors-sujet.
  • Le code de conduite des tueurs (5’18) : Tout se résume dans ce fameux hôtel, lieu de détente et surtout de neutralité où aucun écart est accepté sinon gare aux conséquences. Les pièces d’or font figure de carte de crédit et permettent d’accéder à des services particuliers liés à leur activité. Un sujet fun mais pas trop utile.
  • Le red circle (6’26) : Le sujet traite des plans séquences effectués dans la boîte de nuit. Une nouvelle fois l’occasion de voir les multiples chorégraphies et le plus intéressant la scène tournée et à l’écran de manière synchronisée. Un peu répétitif, comme le film du reste mais l’enchainement des plans évite tout temps mort.
  • La face obscure de New York (6’00) : Petite visite touristique dans les quartiers mêlant traditionnel et contemporain. A entendre l’équipe, les lieux font partie intégrante du film, mais très honnêtement vu l’action non stop qui se déroule, on a pas vraiment le temps de jouer les touristes.
  • Un peu moins d’1 heure pour ce making-of qui fait logiquement la part belle à l’action. Le sujet se nourrit d’innombrables scènes de combats avec comme pour le film un certain côté répétitif. Mais on peut néanmoins apprécier la grande implication de Keanu Reeves dans le projet ainsi que la décomposition de certaines scènes, cette fluidité que l’on retrouve dans le film. On regrettera, mais c’est un peu le problème des bonus américains, cette promo latente et omniprésente qui pollue certains sujets et donnent aux acteurs ce côté superficiel dommageable.

  • On termine par 4 bandes annonces en VF ou VO et le lien internet de la firme
  • Les bonus proposés jouent la complémentarité entre les commentaires et les images du making-of. Malgré un script squelettique, les informations sont nombreuses, le tout étant fait de manière très dynamique. On reprochera un côté promo, parfois répétitif mais l’ensemble se laisse voir avec un certain plaisir.


    Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Le boitier steelbook se veut à l’image du film très graphique, mais on peut reprocher un titre envahissant un peu trop le visuel. Au verso, une fiche couvre une seconde image du personnage central et c’est dommage car celle-ci est nettement plus réussie que sur le recto. Sinon la fiche est un modèle d’ergonomie, tout est clairement découpé, image, synopsis, générique et la partie technique bien lisible grâce à un choix drastique des couleurs. En ouvrant le boitier, on retrouve une nouvelle fois John Wick dans ses oeuvres à gauche et le générique à droite avec sa galette.



    La sérigraphie

    La sérigraphie reprend le personnage central avec un éclairage à la Dr Jekyll - Mister Hyde. Le titre reste toujours aussi envahissant mais se positionne à la droite du héros. Tous les logos nombreux et mentions légales sont en bas de la galette pour gêner le moins possible ce qu’il reste du visuel.


    Note Finale : (13/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 28/09/2015 à 11:57 par kenshiro : Merci à toi pour tes loupes toujours intéressantes
    - le 28/09/2015 à 10:48 par montana62 : Tu as raison de parler de l'hôtel, c'est un oubli de ma part et effectivement une bonne trouvaille du film. Même si ma note est dure pour un divertissement, je reconnais pouvoir revoir un jour ce film pour le côté fun. Dans tous les cas merci pour ton commentaire
    - le 28/09/2015 à 09:19 par kenshiro : Perso j'ai passé un bon moment devant ce film en le prenant pour ce qu'il est une série b décérebrée. Y a quelques bonne idées (l’hôtel par exemple) mais je te rejoins sur l'entassement des cadavres qui devient un peu long.
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