DVD & Blu Ray Les blogs
Tous DVD Blu-ray

Compte DVDpasCherien
login

 | Inscription | Mot de passe ?

DVD A LA LOUPE


EVEREST - EDITION STEELBOOK (BLU-RAY)

Lui écrire montana62

Everest - Edition steelbook (Blu-ray) DVD sorti le 02/02/2016


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Universal Pictures Video
Distributeur :
Universal Pictures Video

Nombre d'entrées :898 175
Date de sortie : 23 septembre 2015
Durée : 2h01mn10s

Achat du DVD : Comparer les prix avec le moteur

Nombre de visites :
1543


   

Le Film : 7/10

Résumé : Inspiré d'une désastreuse tentative d'ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l'homme ait connues. Luttant contre l'extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l'épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.

Avis : Entre les franchises et les remakes, le « Based on true story » (basé sur une histoire vraie) n’en finit plus de colmater les innombrables brèches et pannes scénaristiques.

Dame nature continue d’être une source inépuisable pour le 7ème art, bien plus en tout cas que ses réserves naturelles. Nous nous retrouvons donc sur le plus connu des sommets au monde, pour vivre l’épisode tragique d’une double expédition.

Le tourisme de l’absurde ?

Le tourisme montagnard bat son plein en cette fin du XXème siècle, mais se faire le toit du monde relève un peu plus que de la randonnée ascensionnelle. On est surpris, moyennant une petite fortune, de voir le monde se bousculer pour pouvoir participer au périple.

Ascension et adaptation constituent la première partie de l’œuvre, l’occasion est donnée d’en prendre plein les yeux sur ces montagnes vertigineuses. On fait également connaissance des équipes qui ont hâte d’en découdre, chacun ayant une bonne raison d’épingler sur son tableau de chasse ce point culminant de l’Asie.

Cette première heure survole également l’activité lucrative d’opérateurs de l’extrême, l’engouement est tel, qu’il provoque embouteillages et tensions lors des ascensions. On a bien compris que l’Everest reste un élément naturel capricieux, imprévisible et surtout dangereux.

Une fois ces consignes enfoncées à grands coups de piolets, la météo peut commencer son travail de sape et ouvrir les portes de l’aventure. On rentre de plein pied dans le jeu des pronostics, à se demander qui va redescendre ou qui va rester figer pour la postérité dans la chaîne de l’Himalaya, à condition de ne pas avoir consulté le récit « Tragédie à l’Everest » de Jon Krakauer.

Ce drame humain superbement photographié par Salvatore Totino laisse cependant une certaine frustration. On a l’impression que Baltasar Kormakur par pudeur s’enferme trop dans la réalité des faits. On suit ainsi méthodiquement les différentes étapes des victimes dans une relative indifférence, le réalisateur semblant s’en tenir au combat inégal de l’homme et la nature.

Le casting de l’absurde ?

Ce choix est parfaitement louable dans le contexte, mais dans ce cas pourquoi avoir choisi un tel casting ? Car ce qui marque avant tout l’aventure, c’est cette incroyable transparence des personnages qui n’amènent aucune plus-value à l’œuvre. Jason Clarke, Jake Gyllenhall, Josh Brolin, Michael Kelly, Sam Worthington, tout ce parterre hollywoodien nous enfume comme cette scène de méditation dans le temple. Ils sont loin d’être mauvais, mais on a la désagréable sensation de se dire que des acteurs amateurs auraient fait l’affaire. Keira Knightley et Robin Wright très (trop ?) en retrait assurent le boulot, mais force est de constater que la star unique reste l’Everest.

D’un budget relativement « sage » (55 millions de dollars), le succès ne doit pas la rentabilité à son pays d’origine, puisque ce dernier dépasse à peine les 40 Millions, sans doute un scénario trop noir pour un film d’aventure. C’est plutôt vers le reste du monde que le projet trouve un relatif succès avec 200 Millions au total. En France, on parlera d’accueil correct sans plus avec moins d’1 million de spectateurs. Comme quoi le label « basé sur une histoire vraie » n’est pas garant de succès.

A trop vouloir coller à la réalité aux dépens de son casting, la réalisation maitrisée accouche d’un "documentaire" aux images sublimes mais terni par une émotion et des motivations qui laissent de glace.

Au final derrière son avalanche de compassion, ce film glisse sur les temps morts mais flatte d’un peu trop près les exploits de l’homme et son égo… ïsme…


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format 2.40 - 46,37 Go

Avis : Dès les premiers plans du sommet du monde, le ton est donné avec sa formidable précision. On savoure le piqué tout comme la profondeur à donner le vertige comme sur ce pont suspendu. Le contraste est royal, on notera enfin, mais cela n’a rien à voir avec le support, que les images en studio sont parfois trop visible tant la précision est au rendez-vous.


Le Son : 3/3

Détails techniques : Anglais, Français Dolby Atmos – Anglais True HD 7.1, Français, Allemand True HD 7.1 - 1152 Kbps, Espagnol, Italien DD 640 Kbps, Hindi, Turc DD 448 Kbps
Sous-Titres : Anglais, Français, Espagnol, Allemand, Hindi, Italien, Portugais, Turc, Arabe, Danois, Néerlandais, Finnois, Islandais, Norvégien, Suédois.

Avis : La piste Atmos est proposée pour les 2 versions et devrait ravir les heureux possesseurs du système. Car déjà le HD proposé fourmille de précisions dans son mixage et ses effets. La VO sort vainqueur aux poings grâce notamment à un encodage non bridé, mais la VF s’en sort très bien également et n’a pas à rougir de la comparaison. Jamais la tempête n’a été aussi présente aux portes de notre salon, le vent et le froid d’une précision redoutable procurent une délicieuse sensation auditive. Un top audio !


L'Interactivité : 1.5/3

L'ergonomie des menus :
Sur des extraits du film, le menu propose des sigles et pas tous significatifs (bonus). Dans l’ordre on retrouve Le film - Les chapitres au nombre de 20 - Bonus - Langues - Sous-Titres


Les bonus :

5 modules composent les bonus

  • Course vers le sommet – Le Making-of d’Everest (10’59) : Un titre trompeur pour un reportage qui se focalise avant tout sur les conditions du tournage et le casting qui se charge de faire la traditionnelle promotion du film. Après avoir suivi les commentaires, on n’apprend pas grand-chose, le réalisateur revient sur les lieux du tournage notamment Val Senales et la température polaire qui y règne avec ses – 30°. Les migraines liées à l’altitude sont péniblement vécues mais Baltasar Kormakur impose visiblement sa loi en démontrant que si lui peut le faire , le reste de l’équipe aussi. Pour le reste en dehors des paysages magnifiques, pas grand-chose à retenir.

  • Apprendre à grimper (4’42) : David Breashears et David Cotter consultants du film ont participé à cette expédition dramatique, cela impose forcément le respect de la part de l’équipe et notamment du casting. Les 5 minutes se consacrent comme le 1er sujet à l’environnement et ses dangers latents. Les acteurs ont découvert une pratique qu’ils ne connaissaient pas, on suit un début d’avalanche, nous sommes bien dans le contexte, mais cela ressemble plus à une promo d’excursion.

  • Une montagne de travail (5’13) : On se retrouve au studio Pinewood et on découvre le décor imposant du sommet de l’Everest. Le sujet trop court reste cependant passionnant pour peu d’être passionné de la technique avec ces décompositions d’images réelles et plans numériques. Enfin un sujet digne d’un making-of.

  • Aspirer à l’authenticité – La véritable histoire (6’47) : Le module met en présence des protagonistes de l’expédition de 1996 ainsi que la femme de rob. Cet hommage poussé à la limite du pathos (les larmes de Beck Weathers) sert sans doute la promo du film mais reste superficiel à mon goût. Entendre dire que cet épisode tragique a permis de sauver son mariage et qui si c’était à refaire, il le ferait me laisse vraiment songeur. Repousser les limites humaines est une chose, les admettre en est une autre.

  • On termine par ce qui semble être le plus gros morceau : Commentaires de Baltasar Kormakur :

  • Tout d’abord il faut attendre une bonne minute pour entendre les premières paroles afin de se convaincre que l’on a bien sélectionné les commentaires. Baltasar Kormakur tient à souligner que sa version se rapproche au plus près de l’authenticité de cette triste aventure grâce à des cassettes enregistrées. La dizaine d’auteurs ayant écrit sur le sujet avec sa propre version n’a visiblement pas eu accès à ces enregistrements.

    Dans le rayon des anecdotes techniques, la première scène où l’équipe embarque a été réalisée en fait à Londres dans un immeuble sensé être un aéroport en Nouvelle-Zélande, on voit ainsi un reflet d’avion décollant sur la vitre, c’est un ajout tout simplement. Il fait une rapide présentations des acteurs présents dans cet hôtel sensé se situer au Népal, alors qu’il se trouve en fait en Italie. Il justifie son choix de la présentation directe des personnages sur place, plutôt que de détailler chaque famille et d’allonger inutilement le récit.

    Dix-sept minutes de passées, 2 choses se détachent clairement, Baltasar emploie un langage scolaire pour décrire les images et ne s’éparpille pas en contemplation de son équipe. L’attitude à ce moment-là est parfaitement cohérente avec son œuvre, on est dans le documentaire.

    Il revient sur les conditions physiques nécessaires ainsi que tous les maux subis pour tenter l’escalade. Les camps de base ne se trouvent pas réellement sur l’Everest mais sur un glacier à Val Senales entre la frontière autrichienne et italienne, l’occasion d’entendre une anecdote sur l’interdiction d’atterrir en hélicoptère sur la partie autrichienne car interdit.

    A la demi-heure, il ne fait plus aucun doute que le réalisateur a définitivement opté pour commenter la véritable histoire au travers des images proposées, ne se préoccupant pas le moins du monde des acteurs ou de son équipe, puisqu’ils les appellent par le véritable nom des personnages.

    Il faut attendre la 37ème minute pour que le réalisateur parle enfin de son casting, il commence par Michael Kelly interprétant Krakauer, et de sa nouvelle renommée après le tournage de House of Cards 3.

    Si on peut s’étonner de certaines « libertés » prises par Kormakur comme les lunettes relevées à très haute attitude, l’explication est on ne peut plus rationnelle, la raison vient d’une meilleure identification des personnages, car derrière la barbe et le gros blouson, bien difficile de s’y retrouver.

    Comme petite anecdote, on s’aperçoit que l’arrivée au sommet se fait pile poil à 1h00 de film.

    Les minutes s’égrènent, il est clair qu’au vu des commentaires du réalisateur, le "d’après une histoire vraie" n’est pas usurpé. Nous suivons presque minute par minute l’évolution de la tragédie dans son strict déroulement, mais à bien y regarder de près les 2 font quelque peu redondance. Car au final, cela ressemble plus à de l’audiodescription que des éléments techniques du tournage.

    Pour sortir quelque peu du récit, on apprend qu’au final les femmes ont plus de facilité à gravir les hautes montagnes, car ce n’est pas le muscle qui prime, au contraire, mais plutôt la capacité pulmonaire. Faire l’ascension de l’Everest demande un tel effort, qu’il faut 1 an de récupération pour retenter éventuellement l’aventure.

    A 1h14, le réalisateur précise que le plan de Jake Gillenhaal a été tourné à – 30° et que l’acteur ne porte aucun maquillage (les poils de ses narines, les cils et l’oreille interne sont véritablement gelés).

    On se demande dans tous les cas si pour lui, refaire cette tragédie a été plus importante que l’équipe qui a permis de la réaliser, car le réalisateur ne se souvient même plus du nom de son monteur son (Glenn Freemantle) tout juste se souvient-il de son prénom et qu’il jouait mal au ping-pong.

    Après la scène d’adieu du couple, vient celle du sauvetage en hélicoptère et ses véritables interrogations. Non pas de remettre en cause la bravoure de ce pilote prêt à sacrifier sa vie pour en sauver une autre mais bien de son utilité afin que certains aventuriers voulant satisfaire un caprice de riche, fassent prendre des risques intolérables aux autres.

    Baltasar Kormakur signe et persiste dans son entreprise à vouloir être le plus exhaustif et le plus précis possible de cette tragédie humaine (bêtise humaine ?). Il ne cherche à aucun moment à remettre en question ce tourisme de l’extrême, ni à juger de l’attitude des protagonistes bonne ou mauvaise. L’altitude, le froid, le danger sont des arguments suffisamment recevables pour ne pas être juge des décisions prises.

    Son film tout comme son commentaire restent ainsi neutre, juste un témoignage visuel et audio qui enfonce des portes ouvertes. Mais le froid n’empêche pas d’avoir un avis bien tranché sur la question et surtout certaines interrogations. Pourquoi un tel casting ? Dans le froid et la tempête, les alpinistes emmitouflés sont méconnaissables. Encore une fois, Le casting féminin est justifié même s’il est sous employé mais pour le reste…

    Au final ces commentaires n’apportent strictement rien, tant le déroulement s’effectue à la manière d’une audio-description. Son casting est à peine effleuré et son équipe technique passe purement à la trappe à commencer par Salvatore Totino. Et comme pour enfoncer le piton, Baltasar Kormakur nous plante carrément à 1h52 du film, aux premières photos du générique, soit 9 minutes avant la fin. Devant cet exercice imposé, pas sûr que cela réconcilie l’acheteur avec ce type de bonus.

  • Pour l'ensemble des bonus on dispose de 27 minutes assez fades constituant le making-of (en dehors du 3ème module), mais le cahier des charges pour la promo est lui assuré. Les commentaires ne font que s’intéresser à la véritable tragédie, oubliant l’équipe ayant participé au tournage. On baigne donc de bout en bout dans le reportage historique.


  • Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Le boitier steelbook propose un visuel neutre, sans vedette apparente en dehors de son générique, en accord avec l’histoire et le film, la nature malmenant l’homme. On reprochera comme trop souvent cette feuille volante scotchée par une pastille qui permet de détenir les éléments techniques au verso. La 1ère partie est plutôt réussie avec son lot généreux de photos et un synopsis et des bonus lisibles. C’est plutôt dans la seconde partie que ça se gâte un peu, avec une pub ultraviolet un peu trop présente comme les mentions légales. La partie technique se voit reléguer tout en bas de page et oublie surtout une bonne partie de ses informations (langue, sous-titres). En ouvrant le boitier, on retrouve un double visuel sur le franchissement d’une crevasse et l’homme en difficulté. A droite se place la galette et on dispose enfin d’un code permettant de se procurer une copie numérique.



    La sérigraphie

    On retrouve le même visuel que l’intérieur du boitier steelbook, la définition est excellente, malheureusement Universal pollue l’ensemble en le noyant de logos. Positionner ces logos au bas de la galette ne demandait pas des trésors d’imagination, d’autant que les mentions légales se faisaient discrètes.


    Note Finale : (15/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 17/03/2016 à 08:12 par surfeur51 : Merci pour cette critique. Everest est un film que jj'hésitais à acheter, car je craignais l'aspect un peu "documentaire" que tu soulignes d'ailleurs. Mais je me laisserai probablement tenter lors d'une promo intéressante...

    si vous souhaitez poster un commentaire : connectez-vous


    Achat du DVD :

    Retour à la fiche de l'éditeur de ce DVD

    Aller plus loin

    Nous contacter
    Signaler un bug
    Partenariat | Affiliation
    Souscrire aux fils RSS
    Facebook-Rejoignez nous

    DVDpasCher.net Tous droits réservés © 1998-2020