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DVD A LA LOUPE


BANSHEE : SAISON 3 (BLU-RAY)

Lui écrire montana62

Banshee : Saison 3 (Blu-ray) DVD sorti le 06/01/2016


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : HBO
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie : 9 janvier 2015 – 13 mars 2015
Durée : 8h 34mn 58s

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Nombre de visites :
1210


   

Le Film : 8/10

Résumé : Un mois s'est écoulé depuis les morts brutales de Alex Longshadow, M. Rabbit et Emmett Yawners. Hood, Siobhan Kelly et Brock Lotus vengent leur collègue assassiné en exécutant son assassin, permettant à chacun de tourner la page. Mais le retour en ville de Chayton Littlestone, décidé à mener son ancien groupe sur le sentier de la guerre, annonce le retour du chaos sur Banshee...

Avis : En prenant l’identité du futur shérif de Banshee, petite ville en Pennsylvanie, ce cambrioleur et ex-taulard pensait pouvoir y vivre tranquillement pour retrouver son ex petite amie. Hélas pour lui, sa prise de fonction va pendant les 2 premières saisons être synonyme de véritable révolution. Pour cette 3ème saison, on ne parle plus de révolution mais de véritable explosion urbaine. Lucas Hood le shérif « par procuration » dont l’identité reste toujours secrète ne va pas ménager ses efforts pour régler à sa façon la criminalité.

Les 2 créateurs Jonathan Tropper et David Schickler montent d’un cran encore pour cette nouvelle saison (on ne pensait pas cela possible) le trip visuel et font reculer pas mal de frontières pour notre plus grand bonheur.

On retrouve « le shérif » dès les premières secondes dans cette 3ème saison à faire sa propre justice expéditive. Pour ceux qui ne connaissent pas la série, les premiers épisodes de la saison 1 laissaient entrevoir un mix de « Road house » et Walker Texas rangers », à savoir un « justicier » prenant des raccourcis sur les lois à grand renfort de bourre-pifs et rasades de 9mm.

Banshee rassemble à peu près tout ce que la filière criminel peut engendrer dans ce bas monde, parrain local, néo-nazis, ex-taulards, motards-loubards, violeur-frimeurs, bas de plafonds et indiens revanchards.

Heureusement par Hood passe, le criminel trépasse et si possible de la manière la plus violente. Si sur le fond la série plonge dans le profondément bourrin, la forme arrondit grandement les angles en apportant un visuel jouissif à la limite de la virtuosité.

Multipliant le montage parallèle à la limite de l’overdose, c’est dans la férocité des combats que la série puise sa force. Trois épisodes majeurs composent cette 3ème saison.

Tout d’abord l’épisode 3 avec (faux) ce plan-séquence fantastique de 5 minutes qui repousse les limites de l’acceptable. La confrontation entre Nola et Burton, grâce à sa mise en scène dynamique, débouche sur l’un des plus beaux combats auquel le spectateur ait assisté. Bien sûr pour immortaliser ce ballet, il lui fallait un final aussi déjanté que cruel.

L’épisode 5 rend un immense hommage au « Assaut » de Carpenter et reste sans égal le meilleur épisode de la série tant dans sa narration que dans sa beauté graphique. Nous restons quasiment en apnée pendant près d’une heure, ce qui constitue un tour de force pour une série.

Enfin après la violence et le suspens, l’épisode 7 nous plonge en multi-screens dans le monde geek où nous avons troqué notre télécommande pour une bonne vieille manette.

Si chaque épisode dispose de sa ration de morts et de combats, Cinemax n’oublie pas pour autant le sexe. Il faut dire que le casting, surtout féminin, est loin de nous laisser indifférent. On note dans tous les cas, aussi bien pour cette saison que les deux autres, un net avantage de l’esthétique aux dépens de l’artistique.

Sans être fade, indiscutablement le casting n'est pas à la hauteur de sa beauté graphique.

Antony Starr / Lucas Hood rentre un peu trop dans le formatage du héros moderne. Cheveux rasés, barbe de plusieurs jours, si notre héros utilise tous les moyens physiques pour vaincre ses adversaires, on lui reprochera un certain manque d’humour.
Ivana Millicevic : Carrie / Anastasia peut-être la plus badass du groupe qui n’a pas complètement enterré son passé est aussi à l’aise dans le pugilat que dans les corps à corps plus intimes. Malheureusement les deux premières saisons semblent avoir fait le tour du personnage et ses apparitions pour cette 3ème saison sont dans l’ensemble assez fades.
Ulrich Thomsen / Kai proctor mi parrain – mi amish est également plus en retrait dans cette saison. Jouant toujours sur une certaine ambiguïté, il passerait presque pour le gentil de service de cette saison, du moins avant les deux derniers épisodes.
Lili Simmons / Rebecca continue de nous envouter par sa beauté, mais reste plus crédible dans le rôle trouble de la bimbo accro à l’adrénaline que d’assistante-parrain.
Indiscutablement l’acteur qui « déchire » au propre comme au figuré cette saison 3 est l’immense Geno Segers / Chayton Littlestone. Rarement on a vu un tel méchant sur le petit écran, sa cruauté semblant n’avoir aucune limite. Il profite au passage pour se refaire un lifting qui fera date.
En personnage secondaire de luxe, on apprécie les facéties de Hoon Lee / Job qui joue les éternels râleurs et amène au passage les seuls moments de comédie dans cette série.
Enfin Matthew Rauch / Clay Burton en nettoyeur et assistant personnel de Proctor, prend quelques galons en s’offrant notamment un épisode 3 dantesque.

La série propose un générique très original puisqu’il renouvelle à chaque épisode l’illustration de chaque personnage par des photos plus ou moins suggestives. Il est conseillé d’aller également jusqu’au bout de chaque générique de fin, on nous propose en effet une séquence ou quelques plans furtifs faisant office de cliffhanger. Banshee par son contexte ultraviolent et très sexe limite son auditoire, l’interdiction aux moins de 16 ans devrait surtout comporter « attention aux âmes sensibles ». Car rarement une série aura proposé autant de violence condensée par épisode.

Si la trame utilise des ficelles maintes fois empruntées dans le rapport bon et méchant, Banshee marque malgré tout de son empreinte l’univers des séries grâce à son visuel déjanté repoussant les limites du vraisemblable. Attention… la bansheevore vous guette…


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format 1.78 – 16/9

Avis : Une image HD qui rend vraiment hommage au support en proposant un contraste aux petits oignons et une gestion des noirs impeccable. Le piqué n’est pas en reste afin de ne pas perdre une goutte de sang. Le directeur de la photo s’amuse avec les palettes de couleur et reste en accord avec le délire visuel proposé.


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : Anglais - DTS-HD Master Audio, Français et Allemand – DTS 5.1 768 Kbps, Espagnol – DTS 2.0 768 Kbps.
Sous-Titres : Anglais, Français, Espagnol, Allemand, Suédois, Danois, Norvégien, Finnois.

Avis : D’emblée le doublage français incite à se ruer sur la VO car certains personnages ne bénéficient pas toujours de la même qualité (Job/Hoon Lee) et puis cette voie de Geno Segers, à vous glacer le sang ! Mais la mauvaise surprise vient surtout d’une piste DTS bridée à 768 Kbps pour la VF bien pâle face à la VO et son DTS-HD Master Audio. Même si les effets pyrotechniques profitent d’un bon dynamisme ce sont surtout les combats à main nue qui profitent d’un sacré mixage.


L'Interactivité : 1.5/3

L'ergonomie des menus :
Sur des extraits, le menu propose Episodes - Langues - Bonus -


Les bonus :

On retrouve plusieurs modules sur chaque disque

  • Disque 1
  • Episodes
  • 1 - Les Épreuves du feu (The Fire Trials) (50’22)
  • 2 - Serpents et des trucs du genre (Snakes and Whatnot) (46’18)

  • Bonus
  • Aux origines de Banshee (24’25) : on découvre 8 scénettes chronologiques de l’histoire de banshee. Certaines sont reprises dans certains épisodes, d’autres sont inédites. Un bonus franchement fun.
  • Il y a 17 ans : 1ère rencontre entre le couple vedette, la scène est savoureuse car elle joue sur l’ambiguité de Carrie qui cache volontairement qu’elle est la fille de Rabbit.
  • Il y a 15 ans : cette fois-ci on fait la rencontre de Proctor. Un autochtone insiste un peu trop pour racheter une des affaires du parrain local. Ce sont les hommes de main qui vont profiter des moyens expéditifs de Proctor, avec comme toujours une bonne rasade de sang.
  • Il y a 9 ans : 1ère rencontre entre Proctor et Burton son assistant
  • Il y a 8 ans : Rencontre entre le shérif adjoint Brock et Proctor. On devine une des raisons pour laquelle Brock veut coincer impérativement le parrain local et surtout ses problèmes conjugaux.
  • Il y a 5 ans : 1ère rencontre plutôt « mystique » entre un vieux guerrier et les Red Bones. On découvre également Chayton Littlestone.
  • Il y a 4 ans : 1ère rencontre avec Nola et les démons de la drogue. C’est Chayton qui vient la libérer de cet enfer.
  • Il y a 2 ans : rencontre furtive entre Shiobhan et Aimee King dans les toilettes. Ce qui peut paraitre une banale conversation de flics revêt en fait un double sens savoureux.
  • Il y a 6 mois : On retrouve notre héros juste avant sa libération, l’occasion de découvrir un peu sa personnalité. Ses adieux avec son colocataire n’est pas ce que l’on peut appeler des plus déchirants.

  • Aux origines de la saga Banshee (54’33) : Découpé en 2 parties (quelle utilité ?), on retrouve les nombreux flashbacks distillés dans chaque épisode. Par un savant montage on suit effectivement les origines de la série. Sur ce bonus on dispose des commentaires de Greg Yaitaines et Allen Marshall palmer, malheureusement en vo non sous-titré.

  • Making of du début de l’épisode 2 (1’49) : En fait une prévisualisation en image de synthèse du générique avec en surimpression le final rendu. Comme ce générique se permettait de sortir de ses habitudes, cela valait bien ce petit module plus fun qu’informatif.

  • Zoom sur (3’41) : Court résumé des 2 épisodes qui avouons le sert plus de bande annonce et de promotion qu’autre chose.

  • Episode 2 scène coupée (0’28) : scène trop furtive pour démontrer un quelconque intérêt.

  • Commentaires audio épisode 1 en VO non sous-titré

  • Disque 2
  • Episodes
  • 3 - Un recolleur de morceaux (A Fixer of Sorts) (58’14)
  • 4 - La Vie est un cauchemar (Real Life is the Nightmare) (51’45)
  • 5 - Le Jugement du Clan (Tribal) (52’26)

  • Bonus
  • Burton vs Nola stunts (3’49) : on se refait le même combat mais cette fois avec des cascadeurs qui poussent le luxe avec les jets de sang.
  • Burton vs Nola camera movement (0’53) : la répétition du combat permet à ce mini-module de déterminer exactement où vont se placer les 2 caméras.
  • Zoom sur (6’51) : on retrouve les moments forts de ces 3 épisodes. Bien sur le combat entre Nola et Burton, mais aussi entre Lucas et Proctor et pour finir la fin brutale de….
  • Les commentaires des épisodes 3 et 5 en VO non sous-titré.

  • Disque 3
  • Episodes
  • 6 - Un temps pour tuer (Bury the Dead) (49’41)
  • 7 - On n'échappe pas aux Morts (We Were All Someone Else Yesterday) (56’50)
  • 8 - Règlements de comptes (All The Wisdom I Got Left) (48’00)

  • Bonus
  • The Heist (en anglais uniquement) (20’10) : on se retrouve plongé dans l’épisode 7 en mode multiscreen. Revoir pendant 20 minutes la même scène que dans l’épisode n’apporte honnêtement pas grand-chose, surtout qu’il n’y a aucune explication technique.
  • Zoom sur (6’51) : 3 mini modules qui servent plus ou moins de teaser pour les épisodes.
  • Scènes coupées (5’11) : 4 scènes coupées anecdotiques.

  • Disque 4
  • Episodes
  • 9 - À moi la vengeance (Even God Doesn't Know What to Make of You) (45’02)
  • 10 - On finit tous par payer (We All Pay Eventually) (56’20)

  • Bonus
  • Genoa Rehearsal (4’50) : on revoit l’une des scènes finales de cette saison sans les effets spéciaux, sans commentaires il n’y a vraiment pas d’intérêt.
  • Episode 10 – zoom sur (2’22) : encore un mini sujet qui n’amène pas grand-chose en dehors de faire la promo de la future et dernière saison 4.
  • Episode 9 scène coupée (1’44) : sans doute la seule scène qui présente un intérêt où l’on y voit un semblant de relation père-fille entre Lucas et Deva.
  • Sins promo (1’11) : encore une promo qui se base avant tout sur l’esthétique.
  • On termine par les commentaires de l’épisode 10 toujours en VO non sous-titré

  • Le 1er disque laissait entrevoir le meilleur pour les bonus, hélas on déchante par la suite, car la quasi-totalité des modules est vidée de commentaires, se contentant de reprendre quelques scènes. Vu l’importance des combats et des effets pyrotechniques on aurait aimé voir la préparation des acteurs. L’équipe technique passe complètement à la trappe, l’intervention du casting n’est qu’à usage promotionnel et pour clôturer le tout, les commentaires ne sont pas traduits, donc sans une solide connaissance de la langue, cela ne sert pas à grand-chose. Néanmoins, on dispose d’un peu plus de 2 heures de reportages et 5 commentaires pour s’imprégner de l’ambiance générale de la série.


    Les Visuels : 0/1



    La pochette / Le packaging

    On dispose d’un étui au visuel identique au boitier. Très graphique dans sa présentation, le sang abondamment présent sur le recto est loin d’être une fausse indication. Le verso est bizarrement très sage (trop) compte tenu de ce que la série nous propose. On doit se contenter d’un unique visuel présentant notre « héros ». la liste des bonus se taille la part du lion même si le contenu est loin d’être exhaustif. La partie technique garde une bonne lisibilité grâce au choix des couleurs, mais l’ensemble ne constitue pas une grande réussite. En ouvrant le boitier on retrouve au dos de la jaquette notre héros en position d’attaque sur la partie gauche et un descriptif complet sur les 10 épisodes qui composent cette 3ème saison ainsi qu’un rappel plus exhaustif des bonus.



    La sérigraphie

    A l’image de la jaquette, la sérigraphie fait dans le minimum se contentant d’une unique couleur pour tout visuel et affiche ses logos aux quatre coins des galettes. Un packaging peu inspiré au final


    Note Finale : (15/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 05/06/2016 à 18:51 par Noyrac : Il est clair que la saison 4 n'est pas la meilleure, mais ils nous ont tellement ravis avec les 3 premières saisons ...
    - le 05/06/2016 à 16:39 par montana62 : Merci Noyrac pour ton commentaire. Hâte de voir en effet la dernière saison, qui semble d'après ce que j'ai lu, un peu plus faible que celle-ci. Mais il est vrai que cette saison 3 avait mis la barre très haute
    - le 05/06/2016 à 10:47 par Noyrac : Très belle loupe, comme souvent, pour la meilleure saison de Banshee. On peut le dire maintenant que la saison 4, ultime saison, est terminée (tristesse...).
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