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DVD A LA LOUPE


THE REVENANT (BLU-RAY + DIGITAL HD)

Lui écrire montana62

The revenant (Blu-ray + Digital HD) DVD sorti le 01/07/2016


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : 20th Century Fox
Distributeur :
Fox Pathé Europa

Nombre d'entrées : 3 783 833
Date de sortie : 24 février 2016
Durée : 2 h 36

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Nombre de visites :
596


   

Le Film : 8.5/10

Résumé : Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

Avis : Certains films puisent leur légende dans le tumulte du tournage, l’irascibilité de ses stars ou la démesure dans ses dépassements budgétaires. The revenant déboule sur les écrans tout auréolé de prix et de superlatifs flatteurs, mais ce flot de louanges débouche t-il vraiment sur un chef-d’œuvre annoncé ?

Alejandro Gonzales Inarritu nous plonge d’emblée dans un premier plan-séquence d’une cruauté sèche et sidérante de véracité. L’immersion dans ces contrées sauvages passe par un face à face humain où l’enjeu est une fois de plus la cupidité. Le second face à face, plus viscéral, est cette fois la confrontation avec un grizzly qui ne permet pas au plantigrade d’approcher d’un peu trop près sa progéniture.

En à peine plus d’un quart d’heure, le réalisateur a troqué les vicissitudes du monde moderne à celui d’un monde sauvage où les règles de conduite sont bien éloignées de notre univers.

C’est donc au travers de grandes libertés narratives sur le célèbre trappeur américain Hugh Glass, qu’Inarritu va mélanger les genres pour sublimer le «survival», s’inspirant au passage du convoi sauvage (1971) de Richard C. Sarafian.

Si Gravity ou 127 heures forçait le trait sur l’abnégation humaine, ici la survie se mêle dans un premier temps étroitement avec la vengeance. Mais Inarritu ne peut se contenter d’étaler la loi du talion sous ses plus bas instincts. Le chemin de croix qu’endure le trappeur se transforme peu à peu en parcours initiatique de rédemption jusqu’à la renaissance.

A grands renforts de métaphores ou de visions « malickiennes », le réalisateur détourne l’objectif personnel au profit d’inspirations philosophiques. Et c’est sans doute là que le film s’éparpille perdant au passage l’intensité du départ, s’enfonçant même par moment sur quelques longueurs dispensables.

La nature peut donner mais aussi tout vous prendre, ceux que vous tuez peuvent vous sauver. Le film prend ainsi plusieurs directions, l’écologie, le racisme, la cupidité. Mais on peut reprocher parfois certaines incohérences ou scènes inutiles comme ce remake de Rambo et ce grand saut dans les arbres.

D’un point de vue esthétique, le film choisit parfaitement son camp. Pour les humains, on oscille entre la crasse hygiénique ou guerrière. Pour dame nature, la vision omniprésente symbolise la pureté, seul le sang humain vient souiller la quiétude des lieux. Mais au final qui sortira vainqueur des deux forces en présence ?

The revenant est un film qui s’est fait au forceps, accouché dans la douleur dû aux choix artistiques très drastiques du réalisateur et de son directeur de la photo Emmanuel Lubezki. L’option lumière naturelle a contraint à réduire le nombre d’heures de tournage par jour, allongeant de ce fait la durée, le coût et chamboulant les plannings de l’équipe.

Pour beaucoup ce film est avant tout LE film de Léonardo DiCaprio. L’acteur s’est énormément investi physiquement, entre les bains glacés, les températures polaires ou le foie cru réellement ingurgité. Les sujets du film, l’implication dans son combat écologique, sa performance physique ont fini par avoir raison de l’académie qui a enfin consenti à lui décerner l’oscar du meilleur acteur. Et pourtant… avec une filmographie quasi inattaquable, on a plus l’impression que la statuette récompense l’ensemble de son œuvre. Car si d’un point de vue physique les limites ont été une nouvelle fois repoussées, il ne faut pas oublier la performance, certes plus contenue, mais formidable de Tom Hardy. De regards fuyants en lâcheté contenue, il développe toute la panoplie du salopard plus bête que méchant, essayant de justifier ses actes et tout ceci dans un jeu « minimaliste » d’une précision d’orfèvre. L’attribution de l’oscar pour le meilleur second rôle n’aurait pas été une injustice.

Derrière ce duo « monstrueux », Will Poulter réussit à marquer les esprits par un jeu construit sur l’émotion, indiscutablement il a gagné des galons pour l’avenir.

The revenant, taillé pour l’oscar, a reçu une pluie de nominations, 12 au total (réalisateur, acteur, photo, second rôle, décors, costumes, maquillages, son, montage, montage sonore, effets visuels). Il ne récoltera au final que 3 statuettes, réalisateur, acteur et bien sur pour la sublime photo d’Emmanuel Lubezki. Pour les effets visuels, il y avait certes de sérieux prétendants, mais l’attaque de l‘ours reste un grand moment cinématographique par ses effets invisibles mais diablement percutants.

Malgré un budget qui a complètement dérapé à 135 millions de dollars, les producteurs ont finalement soufflé voyant les recettes s’envoler à près de 530 millions. Les français ont massivement participé aux péripéties de Léonardo avec près de 3,8 millions de spectateurs.

Avec un sujet qui s’effeuille par moment et quelques longueurs franchement dispensables, The revenant ne mérite pas le statut de chef d’œuvre incontesté. Mais le film, en s’appuyant sur des scènes phares comme celle du grizzly, épaulé par des acteurs au top de leur forme et sublimé par la photographie, rentre indiscutablement dans la catégorie des grands films. Il serait vraiment dommage de passer à côté.


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format 2.40 – 16/9 compatible 4/3 – Disque 46,12 Go

Avis : La projection Laser 4k m’avait laissé en salle un magnifique souvenir et bonne nouvelle, le support Blu-ray rend un superbe hommage à la HD. La première scène de chasse met tout le monde d’accord, le contraste est royal et le piqué est d’une merveille de précision. Les multiples fonds blancs n’entachent pas la qualité visuelle et on se régale bien sur de la photographie d’Emmanuel Lubezki. Le support devrait très facilement se classer dans les plus belles copies de 2016 et constitue sans le moindre doute un top démo.

[ Voir le Top Image pour ce DVD ]


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : Anglais : 7.1 DTS-HD Master Audio – Français : 5.1 DTS 768 kbps – Tchèque 5.1 DD 448 Kbps – Turc 5.1 DD 448 Kbps
Sous-titres : Anglais, Français, Néerlandais, Turc, Tchèque, Slovaque

Avis : La piste Atmos en salle était également un ravissement que ce soit dans la fureur des combats, le souffle du grizzly, les bruits de la nature et cette superbe bande originale de Ryuichi Sakamoto. Le 7.1 HD en VO rend également un superbe hommage au mixage d’une précision d’orfèvre. Les surrounds ne jouent pas les potiches et affichent fièrement une présence quasi-omniprésente. La VO permet également d’apprécier les multiples dialectes et ce sacré accent de Tom Hardy. Il fallait malheureusement une ombre au tableau, elle vient comme d’habitude d’une piste VF soldée en 5.1 DTS, certes le résultat est plus que correct et devrait satisfaire sans soucis ceux qui ne sont pas équipés d’un Home-cinéma. Mais pour les puristes, en dehors du choix du doublage, cela reste inacceptable de sacrifier une fois de plus la VF, les pistes turques et tchèques étaient-elles nécessaires ? Pour la VO, la note est bien sur maximale.


L'Interactivité : 2/3

L'ergonomie des menus :
Sur quelques extraits du film on dispose comme menu Lecture du filmConfigurationRecherche 24 chapitres – Bonus. Le choix de la couleur pour le menu n’est pas vraiment approprié, l’ensemble se fondant dans le blanc de l’image rendant parfois certains menus invisibles.


Les bonus :

Deux bonus figurent au menu, un making of et une galerie de photos.

  • On commence par Un monde invisible – Les coulisses du film (44’04) : C’est par une citation de Goethe qu’Inarritu démarre ce making of « Le poète savait peut-être ce qu’il voulait écrire, mais il ne saura jamais ce qu’il a écrit ». Reprenant à son compte cette citation, il évoque l’écriture et l’adaptation de ce trappeur, basé sur des faits réels, certes, mais des évènements et personnages sont complètement fictifs. Cette liberté se traduit en fait par une volonté du réalisateur de déplacer le sujet, la survie pour la vengeance, pour mettre en avant le comportement humain qui pille sans restriction ce que la nature nous offre. Au fil des générations et de l’industrialisation, le climat ne cesse de nous mettre en garde sur nos excès. C’est donc vers ces excès que le réalisateur structure son film, et fait prendre conscience à son personnage central, que la vengeance une fois assouvie ne réglera pas les vides de sa vie.

    Le reportage que l’on suit avec une grande attention, ne concerne que très peu le film en fait. Il se penche sur le peuple indien à qui on a retiré ou plutôt volé toutes ses richesses, les eaux polluées où il est devenu impossible d’y pêcher, même de s’y baigner, le barrage qui a refoulé encore un peu plus loin cette nation de ses terres. Les extraits de film ne sont en fait que prétexte pour nous plonger un peu plus dans le problème quotidien de ces indigènes.

    Afin d’enfoncer un peu plus le clou dans les gros problèmes écologiques qui attendent les générations futures, le tournage s’est interrompu 5 mois à cause du manque de neige. Il a donc fallu se rendre en argentine pour retrouver un climat hivernal.

    On ne peut que saluer ce reportage poignant, qui cible notre mode de vie vampirisant les richesses de la terre aux dépens de peuples qui ne peuvent même plus vivre décemment.

    Maintenant on est forcé d’être déçu de ne pas disposer d’autres bonus permettant d’avoir des informations réelles concernant le film, l’attaque du grizzly aurait notamment mérité un développement à la hauteur de la scène.

    Au final, bravo pour ce très beau reportage, mais vraiment dommage qu’aucun autre bonus ne soit consacré au tournage.

  • On termine par une galerie de photos en HD

  • Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    L’étui présente le même visuel que le boitier où on voit un DiCaprio le regard sombre, revenir de l’enfer pour assouvir sa vengeance. Le verso présente « sa cible », Tom Hardy, le regard fuyant ou plutôt inquiet. L’ergonomie des menus est sans faille, tout est parfaitement lisible grâce à un bon choix des couleurs. La partie bonus est forcément réduite, la partie technique est incomplète en ce qui concerne la partie audio. En ouvrant le boitier, on retrouve la galette sur la droite et à gauche, un code permettant de disposer une copie digitale



    La sérigraphie

    Il y a presque du « Moïse » dans la posture de DiCaprio avec ce bâton, un retour aux sources et aux valeurs réelles pour donner pleinement à la renaissance plutôt qu’un revenant. Le visuel se démarque donc du boitier, on appréciera également le positionnement et surtout le regroupement de tous les logos au bas de la galette.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (17/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 09/09/2016 à 17:51 par montana62 : Comme toujours tes analyses s'avèrent judicieuses, faire partager ma passion du cinéma :)
    - le 09/09/2016 à 08:46 par surfeur51 : Que dire sur ce blu-ray au microscope quasiment parfait ? Juste un grand merci de nous faire partager ainsi ta passion pour le cinéma.

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