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DVD A LA LOUPE


PULP FICTION - EDITION COLLECTOR 2003 / 2 DVD (+ CD)

Lui écrire Gaulhenrix

Pulp fiction - Edition collector 2003 / 2 DVD (+ CD) DVD sorti le 02/12/2003


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Wild Side Vidéo
Distributeur :
Universal Pictures Video

Date de sortie Cinéma : 26 Octobre 1994
Nombre d'Entrée en salle : 2 820 000

Durée du film : 2 h 25 min.

Acteurs: Harvey Keitel Uma Thurman John Travolta Bruce Willis

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Nombre de visites :
17169


   

Le Film : 9.5/10

Résumé : Résumer « Pulp Fiction » relève de la gageure dans la mesure où le scénario a pour origine plusieurs nouvelles, écrites par Tarantino et son ami Roger Avery, fondues en une seule dont la structure refuse toute chronologie. Pour simplifier (?), on dira que deux tueurs sont chargés de récupérer une mallette. Ce qu’ils font à l’issue d’un véritable bain de sang. Puis ils sont obligés de se débarrasser, non sans difficulté, du corps d’une de leur victime tuée accidentellement dans leur voiture. Par la suite, ils évitent un carnage dans un restaurant. Puis l’un des deux tueurs, Vincent, est chargé de distraire la femme de son patron, Marsellus, avant de la sauver d’une surdose d’héroïne. Il enchaîne sur une nouvelle mission qui consiste à liquider Butch, un boxeur qui essaie d’escroquer Marsellus. Ce dernier est violé par des sadiques mais sauvé par Butch, qui obtient de Marsellus, en guise de récompense, la promesse de pouvoir s’enfuir en toute impunité.

Avis : Il faut, en premier lieu, signaler que le titre « Pulp Fiction » s’explique par la mode des « Pulp Magazines », sortes de romans populaires à bon marché proposant des récits policiers dans les années 1930. Ce sont d’ailleurs des personnages simples saisis dans leur quotidien ordinaire qui constituent la matière même du film. La filiation avec les Pulp Magazines est donc bien réelle, ne serait-ce que dans l’évocation du combat de boxe truqué – un classique de la littérature policière d’alors et le sujet de nombreux films « noirs » des années 1950. Simplement, les temps ont changé et l’univers présenté est forcément contemporain par les décors (le Jackrabbitt Slim’s rétro du concours de twist) et les nouvelles « distractions » (trafic de drogue plutôt que commerce lié à l’alcool).
Cet univers populaire d’aujourd’hui est celui de gens simples dont les préoccupations et le discours sont désarmants par leur côté inapproprié et toujours décalé par rapport aux normes habituelles ou attendues. C’est ainsi que l’on assiste à une – inénarrable – longue discussion passionnée sur les différents noms du Big Mac selon les pays. Plus étonnant encore, à la suite du « miracle » qui épargne Vincent et Jules sur lesquels on a tiré à bout portant, se développe une discussion argumenté sur Dieu, dont la nature sérieuse, voire métaphysique - mais complètement hilarante, car elle est tout à fait inattendue - ne peut que fasciner le spectateur.
Ces personnages hauts en couleurs nous sont d’ailleurs présentés – c’est à noter – allant par deux. Que l’on songe aux nombreux « couples » qui peuplent le film. Comme si le réalisateur s’ingéniait en effet à faire se croiser des associations binaires. Il met en scène de très nombreux couples d’homme et de femme : deux paumés amoureux Pumpkin (Tim Roth) et Honey Bunny (Amanda Plummer) ; Marsellus Wallace ( Ving Rhames), un dangereux truand, et sa femme Mia (Uma Thurman) ; Lance (Eric Stoltz), le revendeur de drogue, et Jody (Rosanna Arquette), sa femme ; un boxeur déchu, Butch (Bruce Willis) et sa compagne française, Fabienne (Maria de Medeiros), touchante de fragilité naïve ; Jimmie (Quentin Tarantino), enfin, qui ne cesse d’évoquer le retour de sa femme à son domicile. Mais, en parallèle, le réalisateur présente des binômes : un duo de tueurs Vincent Vega (John Travolta) et Jules Winfield (Samuel L. Jackson) et deux abominables sadiques, dont aucune présence féminine ne vient adoucir le quotidien. Aucun solitaire ne traverse vraiment le film : même Koons (Cristopher Walken) se rattache à la famille de Butch dont il assure en quelque sorte la pérennité à travers la transmission de la bague ; quant à Mr Wolf, il s’en va accompagné d’une présence féminine. Par ailleurs, les quatre amis du début sont tués. Bref, tout se passe comme s’il n’était de vie heureuse qu’à deux (homme + femme), dans et par l’amour. Mais, précisément, il faut que le couple soit accordé par la tendresse et l’attention réciproque. Si l’on observe les destins des différents personnages, il faut bien admettre que seuls les deux couples (Butch/Fabienne et Pumpkin/Honey Bunny) se tirent d’affaire pour la seule raison qu’ils sont amoureux l’un de l’autre. Les autres couples vivent dans la difficulté : Marsellus et Mia ne s’aiment pas (on ne les voit pas ensemble) et sont châtiés par le viol et la drogue ; Lance et Jody vivent dans l’artifice, la dispute et la drogue. Deux dernières preuves du rôle essentiel de l’amour pourraient être trouvé, d’une part, dans la relation qui aurait pu se nouer entre Vincent et Mia si Vincent avait su affronter Marsellus pour concrétiser l’attirance qu’il ressent pour elle (se retrouvant seul, Vincent sera éliminé) et, d’autre part, dans la décision que prend Jules de renoncer à tuer et de protéger – c’est-à-dire d’aimer - son prochain. Cet amour lui épargnera sans doute une mort violente.
S’il est un sens au film, c’est assurément celui véhiculé par la référence récurrente à la Bible (Ezéquiel 25 – Verset 10) de Jules et l’évolution de ce personnage : de l’amour divin à l’amour humain. Dans ce Los Angeles qui dessine une moderne Tour de Babel où les hommes se côtoient sans véritablement communiquer, se comprendre ou s’aimer, et qui rappelle même les antiques Sodome et Gomorrhe du sexe, de la sodomie, de la drogue, des meurtres, le personnage qui a l’apparence d’un Christ – ô combien dérisoire -, (Lance), est celui qui distribue aux hommes de l’héroïne (et non les pains de Jésus) dans une sorte de confusion totale des valeurs (Vincent assassine sans le moindre état d’âme, mais est choqué parce que la peinture de sa voiture a été rayée). Le Salut ne touchera que ceux (« Heureux les simples d’esprit », professe la Bible) qui ont le courage d’une Foi qui permettra leur Rédemption. Ce miracle qui sauve les deux tueurs, seul Jules a su l’interpréter comme un Signe divin.
C’est qu’en effet l’univers de Tarentino, contrairement à ce que pourrait laisser croire les apparences, n’est pas celui d’un cynique ou d’un nihiliste. Dans « Pulp Fiction », en dehors des deux sadiques qui représentent le Mal - d’ailleurs éliminés pour notre plus grand plaisir de spectateur - rares sont ceux qui sont entièrement méchants : le terrible Marsellus, au final, montre son sens de la justice ; de son côté, l’inquiétant Jules est capable de s’élever (!) jusqu’à Dieu et de philosopher. Surtout, la romance (Cf. « True Romance » dont Tarantino a écrit le scénario) entre Butch et Fabienne, voire entre Pumpkin et Honey Bunny, colore de rose ce film ô combien noir. Bref, la Grâce divine est présente au cœur même de cet univers du Mal, et l’incroyable histoire de la montre passera alors pour la métaphore par excellence qu’elle est : cachée dans l’anus (= la trivialité), la montre symbolise pourtant la fidélité, l’amitié et l’amour familial, par essence nobles. On proposera de même une explication à la lueur qui irradie de la fameuse mallette dès l’instant qu’on l’ouvre : ne s’agirait-il pas de ce signe d’une espérance lumineuse que nous recherchons tous tout au long de notre vie ?
Mais la plupart des personnages du film agissent selon un réflexe tout animal et l’instinct semble leur tenir lieu de pensée. Il faut donc les raisonner comme le montre la longue et patiente discussion de Mr Wolf (Harvey Keitel) aux prises avec les deux tueurs pour le nettoyage de la voiture ensanglantée ou encore le discours sur le miracle qu’adresse – vainement – Jules à Vincent. Bref, Tarentino nous présente des personnages dont l’humanité est incertaine (Vincent, le premier Jules et les deux sadiques) ou, au contraire, très affirmée (cf. les rapports sentimentaux très étroits qui unissent Butch et son amie et l’attitude de Jules après sa rédemption), mais qui sont tous susceptibles de trouver le bonheur ou, du moins, de s’engager sur le bon chemin.
Ce décalage entre la réalité prosaïque et celle du film, qui définit certains des personnages ou qui rythme les dialogues, fait naître chez le spectateur une double réaction de fascination et de distanciation. Chaque séquence est si élaborée et si forte émotionnellement que l’on est constamment « pris » par ce qui se déroule à l’écran. Mais, à l’inverse, certaines scènes sont si désopilantes que l’on se retrouve dans la position de l’observateur. Dès lors, il nous appartient, prenant le recul nécessaire, de tirer la leçon de ce qui nous est montré.

Ce sentiment incertain que le spectateur éprouve, partagé qu’il est entre adhésion et répulsion, est renforcé par un travail évident sur les notions d’espace et de temps dans le film.
Jouant sur l’espace, Tarentino multiplie les lieux de l’action (le restaurant, un bar, les cinq différents appartements, le Jackrabbit, le taxi, le motel, le magasin, la voiture, la maison) limitant délibérément l’unité de lieu à la seule ville de Los Angeles, filmée en extérieurs à de rares moments et toujours réduite à une rue ou un jardin. Pour autant, chaque séquence s’inscrit dans un espace qui lui est propre, mais la plupart du temps cet espace est confiné et limité à un intérieur, ce qui installe un véritable huis clos. Le propos est clair : la vie que l’on mène est pour le moins étriquée, étouffante et sans perspective véritable, en dehors des activités immédiatement utilitaires et matérielles du quotidien. Aucune échappatoire à cet enfermement ne semble même envisageable. Ainsi la tension entre les personnages est-elle sans cesse – quoi qu’il se passe – à son extrême. On notera même qu’un lieu – le magasin du sadique – peut devenir, à l’occasion, une sorte de labyrinthe, métaphore d’une véritable exploration des enfers de l’âme humaine.
Une exacerbation qu’accentue le double travail de Tarentino sur le temps dans un film qui se déroule du matin au milieu de la journée. D’une part, il fait éclater le classique déroulement chronologique. S’il s’agit bien d’une seule histoire qui concerne une douzaine de personnages, le refus de la chronologie et l’entrecroisement de trois récits met face à un puzzle qu’il s’agit de reconstituer, de sorte que le spectateur est sans cesse surpris, sollicité et se doit de déchiffrer et – surtout – d’interpréter ce qu’il voit. On rappellera à ce propos que la scène initiale dans le restaurant qui présente le couple de paumés se situe avant le générique et qu’ensuite chaque passage d’un récit à l’autre est signalé, à partir d’un fondu au noir, par des inscriptions qui jouent le rôle des titres de chapitres d’un livre. Par ailleurs, on peut remarquer que lorsque l’histoire s’achève (après que Butch a sauvé Marsellus, il s’enfuit à moto avec Fabienne), le film se poursuit par un double retour en arrière qui nous renvoie au prologue du pré-générique dans le restaurant où se trouvent Pumpkin et son égérie, Honey Bunny. Paradoxalement, le film semble être construit sur une boucle – il commence dans un restaurant et se termine dans ce même restaurant - alors qu’en fait, du strict point de vue de la chronologie du récit, il s’achève bien avant cette pseudo fin, à peu près aux trois-quarts du film, avant que n’apparaisse l’inscription « The Bonnie situation ». Cette histoire dé-construite relève, à l’évidence, d’un propos délibéré, de la part de Tarentino, de nous séduire plutôt par son univers, ses personnages et leur mise en situation « extraordinaire » au sens propre du terme pour mieux cerner le destin qui les attend. Un destin que le spectateur se doit de comprendre
D’autre part, dans cet espace confiné évoqué ci-dessus et déjà propice à faire naître une extrême tension, il dilate délibérément la durée de chaque séquence pour mieux faire éclater, brutalement, le déferlement de l’émotion ou de la violence qui se traduit toujours en un paroxysme, qu’il s’agisse de la scène de la surdose de Mia dans l’appartement étroit de Lance ou du viol de Marsellus dans l’arrière-boutique du prêteur à gages.

Précisément, la force de « Pulp Fiction » réside également dans les scènes de bravoure imaginées par un Tarentino inspiré. Sauf à reprendre une grande partie du film, il faut bien opérer un choix… sans doute arbitraire. On proposera donc trois séquences significatives. Deux sont associées par le style : celle de la surdose d’héroïne de Mia et celle du viol de Marsellus. Avait-on jamais filmé des situations aussi extrêmes - à couper le souffle - avec un tel art de la mise en scène doublé d’un réalisme le plus crû ? Ce faisant, il refuse toute ellipse et dissèque ce que l’on montre rarement au cinéma. Quant à la troisième – le concours de twist au Jackrabitt – elle associe atmosphère, décor, couleurs, gestuelle des acteurs et musique rock pour composer un moment magique d’anthologie en ce que nos souvenirs enfouis font quelque part écho à la mémoire collective de toute une époque.
Il faut d’ailleurs rappeler à ce propos que la musique du film n’est pas une musique originale mais qu’elle est entièrement faite de reprises de morceaux musicaux des années 60 à 70 préexistant au film. Images fortes et musiques familières, étroitement associées, confèrent dès lors au film une grande part de son pouvoir d’attraction. On pourrait ajouter qu’il enrichit son film de références cinéphiliques en un hommage appuyé au cinéma et à la culture qu’il aime. Le couple des deux tueurs étranges et inquiétants, et la mallette qu’ils doivent récupérer – et dont le contenu restera à jamais secret – citent clairement le « En quatrième vitesse » (1955) de Robert Aldrich, récemment sorti en Dvd. Pourtant cet hommage n’a rien de servile mais innove par rapport aux classiques du genre : où Aldrich – et la plupart des films « noirs » de toutes les époques - privilégiait le rythme soutenu et la vitesse dans l’action, Tarentino installe, tout au contraire, la lenteur en dilatant la durée de chaque séquence, et, en particulier, en allongeant systématiquement les ineffables propos des dialogues. Enfin, le mélange – unique – des tons rappelle le scénario-collage de trois récits entre eux, et fait de « Pulp Fiction » un objet malin et inclassable. Qu’il s’agisse des moments de bravoure, des scènes incroyablement dramatisées, du burlesque, du second degré ou de la violence distanciée par l’humour noir et la dérision, Tarentino nous conduit au septième ciel de son cinéma, un cinéma pour le moins original qui joue sur les codes du film « noir », qui est fait pour procurer du plaisir au spectateur (grâce à l’élimination des deux sadiques et à la fin heureuse qui « sauve » les deux personnages les plus empathiques du film, Butch et Fabienne) et qui doit être dégusté tel un mets savoureux… ». Pulp Fiction », en effet, ne ressemble à nul autre film et – il faut le rappeler - a été célébré par une Palme d’Or au Festival de Cannes en 1994.


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L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format : 16/9 - Ratio 2.35:1

Avis : Ce nouveau master (entièrement remasterisée en Haute Définition) est largement meilleur que celui de la précédente édition de Polygram Video. La première impression concerne la compression et elle n’est pas entièrement favorable. En effet, des blocs de compression subsistent sur certaines scènes. Fort heureusement, on admire les couleurs à la fois plus justes (par exemple, la robe de Honey Bunny qui tirait vers un bleu mauve indistinct s’avère franchement mauve), plus nuancées et plus chaudes (l’édition précédente offrait une image aux tonalités vraiment froides). Sur le même plan positif, on note des contrastes plus tranchés. On notera que si la définition de l’image, de grande qualité, ne bénéficie pas du procédé du edge enhancement (filtre qui améliore la perception des détails), elle ne présente pas les désagréments de cette technique employée pour l’édition précédente (halo qui souligne les contours). En découle une image légèrement moins définie mais plus agréable à l’œil. Il semble, enfin, que l’image ait été légèrement recadrée (rognée sur la gauche, mais agrandie en haut et en bas). Dans l’ensemble, donc, une image meilleure mais encore imparfaite.


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 Anglais et Français & DTS 5.1 Anglais - Sous-titres : Français et Français pour malentendants

Avis : On regrette, une fois de plus, que la VF ne propose pas de DTS. Dans la VO DTS, on constate une belle présence et une bien plus grande précision des voies arrière en ce qui concerne surtout la musique et, à un degré moindre, les bruits ambiants (conversations en fond de salle, rumeurs de la ville, etc.) que dans les autres versions. Les voix, par contre, révèlent dans certaines scènes une certaine résonance (peut-être voulue par Tarentino) . La VO et la VF Dolby Digital, ne présentent pas cette caractéristique: les voix sont claires sans résonner. On notera, pour les coups de feu, une dynamique impressionnante dans la VF.


L'Interactivité : 3/3

L'ergonomie des menus :
Sur une musique rock (en 5.1 !) trépidante et ponctuée de coups de feu défile un flux d’extraits parlant du film. Puis s’affiche l’image du Menu. Sur un lit jonché d’oreillers et de coussins est posé un magazine qui porte le titre de « Pulp Fiction ». Sur la couverture on voit Mia allongée, un révolver à la main, et un écran qui montre des scènes du film.
Le Menu occupe le bas de la couverture. Il est à noter que l’accès au choix des pistes audio se sélectionne en cliquant sur un magnétophone zoomé dont les bobines tournent. L’inscription « Plus de Pulp » permet de visionner le film agrémenté de commentaires écrits qui s’inscrivent au bas de l’image à l’écran. Ces renseignements sont passionnants et indispensables pour mieux saisir chaque détail du film. Un accès direct au film – sans repasser par le Menu - est possible.
Sur le même décor de chambre, un magazine ouvert – qui rappelle le livret contenu dans le boîtier – s’ouvre et offre ses pages agrémentées de dessins façon BD. Ce magazine s’ouvre de lui-même et feuillette les pages avant de fixer deux doubles pages offrant les différents chapitres. La conception et la réalisation sont remarquables ! L’ensemble des chapitres (24) occupent quatre doubles pages. Sur chaque double page sont inscrits six chapitres titrés et illustrés de scènes animées du chapitre concerné. Le tout sonorisé. A noter que l’on peut avoir accès à la sélection des pistes audio directement. Le retour au Menu s’effectue par le même défilement spontané des pages du magazine, mais à l’envers !


Les bonus :

Sur un fond musical de guitares rock survoltées, défile une série de plans successifs des acteurs pris sur le vif de leur travail jusqu’à ce qu’apparaisse la salle du Jackrabbit Slim’s et, en gros plan, son juke-box. Sur le côté droit , Vincent et Mia twistent sur la scène au son du « Never can tell » de Chuck Berry. Des cartons fixés en guise de menus du juke-box annoncent les très nombreux suppléments.

  • Autour du film
    - Le tournage : Pour l’essentiel, le reportage est centré sur le concours de twist au Jackrabbit Slim’s. Une seconde séquence est montrée : celle de la rue où Butch arrive en auto. En tout, trente et une minutes.
    - La galerie-photos : Limitée à trois photos, la galerie-photos porte bien mal son nom
    - Cinq scènes coupées : Elles sont présentées par Tarentino qui justifie qu’elles aient été raccourcies. Et on ne peut qu’être d’accord avec lui lorsqu’il explique que, plus courtes, elles correspondent davantage au rythme du film. Il est à noter que malgré son débit de paroles torrentueux, la durée de son intervention donne parfois l’impression d’être presque aussi longue que la durée de certaines scènes ! L’ensemble dure 25’.
    - Le point de vue du dealer : Cette scène reprend l’incroyable dialogue entre Vincent et Lance qui s’inquiète de l’état du monde alors qu’il tient un sachet d’héroïne à la main !
    - Vincent et Mia : Cet extrait ajoutait à la scène du film un questionnaire posé par Mia à Vincent (Exemple : « Etes-vous pro Elvis ou pro Beatles ? ») pour mieux le connaître, pendant qu’elle le filmait. Le passage est intéressant et n’aurait pas été inutile dans le film.
    - Esmeralda et Butch : Cette séquence, déjà trop longue dans le film et peu justifiée, a été justement réduite.
    - Monster Jo et Raquel et Jackrabbit Slim’s : Ces deux dernières scènes apparaissent également plus à leur avantage dans le film que dans cette version longue.
  • Interview du designer et de la décoratrice
    C’est le designer qui prend la parole. Il évoque principalement le style « googie » de Los Angeles pour expliquer sa conception du « Jackrabbit Slim’s » et de l’appartement de Mia. Il précise que l’essentiel des décors (Jackrabbit, appartement, sous-sol du magasin des sadiques, etc.) se trouvait réuni dans un même bâtiment.
  • Les bandes-annonces
    On nous propose la bande-annonce anglaise, allemande, japonaise et française ! Surtout (promotion oblige !), la bande-annonce de « Kill Bil » volume 1 est présentée pendant 2’26 : c’est très efficace.
  • A propos de Tarentino
    - Palme d’Or-Cannes 1994 : Il s’agit de la remise de la Palme d’Or assurée par Jeanne Moreau traduisant les propos américains et présidé par ce cher Clint Eastwood, alors Président du Jury. Mais nous avions déjà tous vu ces 4’à la TV.
    - The Tarentino connection : Il s’agit d’un commentaire (25’) lu d’un ton monocorde sur l’univers de Tarentino (objets qui peuplent ses films ; références cinéphiliques, détails autobiographiques, etc.). Il s’agit de renseignements et d’anecdotes qui se trouvent sur le livret joint au coffret. Voici quelques titres qui donnent une idée plus détaillée de l’ensemble : Vincent Vega / Pumpkin et Honey Bunny / La vue du coffre / Les fringues / Big Kahuma burgers / Red apples / Miroirs /Les toilettes / Bonnie / Le sabre / Fruit brute cereale / Cherry nova / Square. Il est inutile de visionner ce supplément si l’on a lu le livret.
    - The Charle rose show : Il s’agit du passage de Tarentino dans une émission TV d’entretiens. Elle est intéressante par sa durée (une bonne heure) et, bien sûr, par ce que dit le réalisateur sur lui, son cinéma et le monde.
  • Documentaire
    Trente minutes sont consacrées à des propos tenus sur Tarentino par des amis, des acteurs du film et par des commentaires de Tarentino lui-même.
  • Filmographies
    Il s’agit des traditionnelles filmographies acteur par acteur. Une photo de l’acteur et un carton sur lequel s’affichent les films dans lesquels ils ont tourné occupent alors un écran fixe.
  • Spots TV
    Pendant cinq minutes défilent des messages TV. Peu utile…
  • Si l’on dispose d’un DVD ROM, une possibilité de nouveaux suppléments est offerte.
    Sur l’image du Menu, en cliquant sur ce qui se révèle être – par un effet de zoom - la fameuse montre du film, au pied du juke-box (la voix de Koons-Christopher Walken se faisant entendre), un nouveau Menu complémentaire permet d’accéder au scénario de « Pulp Fiction » et, simultanément, à la scène correspondante : c’est du plus haut intérêt pour les cinéphiles. Sont également proposés des fonds d’écran et un économiseur d’écran.
  • Il faut signaler qu’un CD regroupant cinq des morceaux musicaux du film est proposé. On se demande ce qui a présidé à ce choix et l’on déplore qu’il ne soit pas plus complet. Cette demi mesure est bien discutable, d’autant plus que les titres proposés sont loin d’être les meilleurs de la bande originale!


  • [ Voir les Bonus Cachés pour ce DVD ]

    Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Le film est présenté dans un superbe coffret de couleur noire, très sobre et élégant, qui est censé imité un livre en cuir. Le titre, sur la couverture, s’inscrit en lettres dorées discrètes et est accompagné au centre d’un pistolet en filigrane. Sur la tranche, on retrouve le pistolet en haut, le titre au milieu et le logo de l’éditeur en doré. Sur la quatrième de couverture, s’inscrit le passage d’Ezéquiel cité par Jules en lettres dorées. Vu de côté la ressemblance avec un livre est parfaite dans la mesure où le carton couleur sable est strié de fines rayures plus sombres qui imite la tranche des pages. Un très bel objet !
    Lorsqu’on ouvre le coffret, il se déploie en deux parties. A gauche, s’affiche Butch et Mia ; à droite, Vincent et Jules. Puis les deux parties se déploient en quatre volets dans une couleur sable nuancé de brun qui évoque un vieux parchemin. Sur la partie de gauche, dans une encoche (sur laquelle s’inscrit la définition du mot « Pulp ») est glissé un livret de quarante pages dont la couverture reprend l’affiche du film et de l’édition DVD précédente. Les deux volets centraux exposent respectivement le DVD 1 (le film) et le DVD 2 (les Bonus). La partie de droite offre un CD audio de cinq des titres de la bande-originale du film.
    L’ensemble, mis à plat, révèle les quatre volets avec, pour illustration en fond, un montage très réussi : les personnages s’inscrivent sur le double décor du restaurant relié à celui d’une rue de Los Angeles. Une magnifique composition !

    [ Voir le Top Packaging pour ce DVD ]



    La sérigraphie

    L’image reprend les couleurs rouge orangé de l’affiche et expose Mia armée d’un pistolet sur le modèle des actrices de James Bond. Si la sérigraphie est de qualité, on peut déplorer un rond central surdimensionné. Mentions légales et logo sont heureusement assemblés et assez discrets.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (18.5/20)

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