DVD & Blu Ray Les blogs
Tous DVD Blu-ray

Compte DVDpasCherien
login

 | Inscription | Mot de passe ?

DVD A LA LOUPE


TUER N'EST PAS JOUER - EDITION SPéCIALE

Lui écrire surfeur51

Tuer n'est pas jouer - Edition spéciale DVD sorti le 07/03/2001


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : MGM
Distributeur :
MGM

Date de sortie en salle : 16 Septembre 1987
Nombre d'entrées : 1 955 500

Durée du film : 2 h 10 min.

Achat du DVD : Comparer les prix avec le moteur

Nombre de visites :
3785


   

Le Film : 8/10

Résumé : Au cours d'un exercice d'entraînement, James Bond et les autres agents de la section 00 doivent tenter de pénétrer les installations radar de la base militaire de Gibraltar. Bond ne tarde pas à s'apercevoir que quelqu'un ne joue pas le jeu. L'agent 004 vient de tomber du haut d'une falaise, sa corde d'escalade a de toute évidence été coupée. 007 prend en chasse le meurtrier qui s'enfuit à bord d'une Jeep, mais la voiture quitte la route et tombe dans la mer, le tueur emportant, dans sa tombe marine, le secret de ses motivations…

Avis : Ce quinzième épisode des aventures de James Bond voit Timothy Dalton remplacer Roger Moore dans le rôle de l'agent de sa Majesté. Ce changement marque aussi une évolution du style, le réalisateur John Glen accentuant l'orientation qu'il avait déjà donné à la série dans "Rien que pour vos yeux", avec un ton plus noir que la moyenne des films avec Roger Moore, se rapprochant de l'ambiance des romans de Ian Fleming. Timothy Dalton ne tournera que deux épisodes, qui ne connurent pas le même succès que les films précédents, pourtant ceux-ci sont parmi les meilleurs de toute la série, avec une intrigue élaborée, et un abandon presque total de scènes parodiques, même si l'humour reste présent. L'action, l'exotisme et le charme sont toujours là, et les moyens mis en œuvre assurent un spectacle prenant et divertissant.

Timothy Dalton incarne un Bond très différent de son prédécesseur Roger Moore, plus cynique et moins parodique, dans un style plus proche de celui de Sean Connery, avec un peu moins de prestance en smoking, mais un peu plus de réalisme quand il cherche à se fondre dans la foule, et avec des réactions plus émotives. C'est Maryam d'Abo qui apporte la note de charme, incarnant Kara Milovy, une violoncelliste tchèque qui dénote un peu dans la galerie des Bond girls : plus femme-enfant que femme fatale, elle est naïve sans être nunuche, et reste une des héroïnes les plus pudiques de la série, avec une touche de romantisme dans son amour pour Bond dont on n'a pas l'habitude. D'abord manipulée par le général russe Georgi Koskov, lui-même trahissant son pays au profit d'un trafiquant d'armes, Brad Whitaker, elle apportera un soutien très actif à 007 dans sa lutte contre ces deux hommes, lutte compliquée par l'intervention des services secrets russes qui cherchent à comprendre ce qui se passe. Les scènes d'action sont nombreuses, avec quelques passages classiques renouvelés de manière assez originale (la course poursuite sur des pentes neigeuses, et la poursuite en voiture sur un lac gelé). Au niveau des gadgets, on remarquera une Aston Martin encore plus sophistiquée que celle de "Goldfinger". Les séquences sur la base soviétique en Afghanistan, et l'attaque des moudjahidin contre celle-ci sont à la fois spectaculaires et dépaysantes. Si le prologue, tourné à Gibraltar, est lui aussi réussi, on pourra regretter un combat final entre 007 et Whitaker manquant un peu de spectaculaire, sorte de jeu du chat et de la souris rappelant le duel de "L'homme au pistolet d'or". On peut aussi regretter des méchants un peu trop ordinaires, le général Koskov (Jeroen Krabbé) ne semblant pas bien dangereux, et Brad Whitaker (Joe Don Baker) apparaissant peu à l'écran. Le caractère le plus marquant est Necros, l'homme de main de Koskov joué par un Andreas Wisniewski assez sinistre. Au niveau des personnages récurrents, on notera l'apparition de la charmante Caroline Bliss qui remplace Lois Maxwell dans le rôle de Monneypenny, et qui compense un peu le faible nombre de jolies filles de cet épisode, si l'on exclut les naïades aperçues rapidement autour de la piscine privée du général Koskov. Quant au général russe Gogol, il fait là sa dernière (brève) apparition, l'acteur Walter Gotell ayant des ennuis de santé l'empêchant de tenir un rôle plus consistant. Il est remplacé dans le scénario par le général Pushkin, joué par un excellent John Rhys-Davies.

Malgré un scénario solide, le dernier faisant encore référence à la guerre froide entre l'Est et l'Ouest, cet épisode connaîtra un succès en retrait par rapport aux épisodes précédents. Lors de sa sortie, cela avait été mis sur le compte du remplacement de Moore par Dalton, effet confirmé par le film suivant. Mais quand on regarde aujourd'hui l'ensemble de la série, il faut admettre que la période Dalton est qualitativement excellente en terme d'équilibre scénario, action-spectacle, et qualité du casting et de la réalisation. Peut-être simplement la succession pendant 25 ans de 15 films bâtis sur le même modèle avait fini par émousser l'intérêt du public, la fréquentation en salle restant néanmoins à un niveau qu'envieraient de nombreux autres films à gros budget. Quelquefois décrié, et souvent méconnu, "Tuer n'est pas jouer" mérite néanmoins une place excellente dans la galerie des films de James Bond.


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 2.35:1

Avis : Le master est de bonne qualité, sans les défauts de pellicule si fréquents dans les premiers épisodes. La définition est excellente, avec des couleurs vives et contrastées. La compression ne présente pas de défauts très notables. Sur le plan artistique, le film bénéficie de tournages dans des lieux très variés (Tanger, Gibraltar, Autriche, Italie, les scènes sensées se passer en Afghanistan ayant été tournées au Maroc à Ouarzazate et en Californie), et d'effets spéciaux spectaculaires lors des scènes d'action.


Le Son : 2/3

Détails techniques : Dolby 5.1 en Anglais, Dolby surround en Français, stéréo en Italien- Sous-titres : Français, Anglais, Italien, Hollandais.

Avis : La VF surround est un petit peu moins percutante que la VO remasterisée en 5.1, mais permet néanmoins de profiter d'un spectacle sonore notable, surtout pendant les scènes en Afghanistan, où l'on peut apprécier le travail du caisson de basses. La dynamique est bonne et les dialogues toujours parfaitement audibles. La musique est toujours due à John Barry, mais c'est sa dernière prestation, par ailleurs excellente, sur une série qu'il aura profondément marqué de son empreinte (à noter que c'est lui-même qui apparaît en chef d'orchestre dans la séquence finale du film). Cette musique est bien mise en valeur et soutient parfaitement l'action.


L'Interactivité : 2/3

L'ergonomie des menus :
Menus animés et sonorisés, sur un modèle normalisé pour tous les films de la série, mais parmi les moins réussis sur le plan esthétique. Le film est découpé en 32 chapitres et on peut changer de pistes audio et sous-titres sans repasser par le menu.


Les bonus :

La nature des suppléments est semblable aux autres titres, les documentaires étant présentés en 4/3 VOst.

  • Commentaires constitués par le montage d'interviews d'une douzaine de personnes, dont le réalisateur John Glen et Maryam d'Abo, avec David Naylor, un spécialiste des films de Bond, faisant les transitions . Ces commentaires, pourtant assez intéressants, ne sont malheureusement pas sous-titrés.
  • Les coulisses de "Tuer n'est pas jouer". Making of de 33 minutes constitué d'interviews assez récentes et de documents d'époque (les interviews de Dalton). Comme d'habitude on apprend de nombreuses anecdotes sur le tournage, la première partie étant consacrée à la recherche d'un nouvel acteur pour interpréter 007.
  • "Ian Fleming, le créateur de James Bond". Reportage de 43 minutes commenté par Patrick Macnee et Christopher Lee, et consacré à la vie de l'auteur des romans dont furent tirés les scénarios des premiers films. On y voit de nombreuses interviews de proches, et de Fleming lui-même, et de son frère, mais on n'y parle pas beaucoup des romans eux-mêmes.
  • Clip vidéo de a-ha qui reprend la chanson du générique, ainsi qu'un petit making of de ce clip, de 3 minutes, avec un commentaire de John Barry, mais pas vraiment inoubliable….
  • Scène inédite - Le tapis volant, où Bond utilise un tapis pour une cascade lors d'une poursuite sur des toits. A la limite du burlesque, il est heureux que cette scène n'ait pas été retenue dans le montage final
  • Une bande annonce en 16/9, et deux teasers en 4/3.

  • Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Boîtier amaray noir contenant un livret de 8 pages, avec photos, anecdotes et liste des chapitres. Le visuel est centré sur James Bond, debout et visant avec son célèbre Walther PPK, avec en arrière plan une énorme explosion. Ce visuel est réalisé dans un souci de cohérence avec le reste de la série, la tranche du boîtier étant conçue pour figurer un 007 suivi de son pistolet sur l'ensemble des DVD.



    La sérigraphie

    La sérigraphie représente l'intérieur d'un canon de revolver, le rond central figurant la bouche, allusion évidente à la scène d'ouverture précédent le prologue. Le titre du film est indiqué dans les langues disponibles en audio, les textes légaux et logos sont discrets. Ce graphisme est identique pour tous les disques de la série. La couleur pour "Tuer n'est pas jouer" est un dégradé de jaune et marron.


    Note Finale : (15/20)

    Commentaires concernant cette critique

    il n'y a pas encore de commentaire sur cette critique

    si vous souhaitez poster un commentaire : connectez-vous


    Achat du DVD :

    Retour à la fiche de l'éditeur de ce DVD

    Aller plus loin

    Nous contacter
    Signaler un bug
    Partenariat | Affiliation
    Souscrire aux fils RSS
    Facebook-Rejoignez nous

    DVDpasCher.net Tous droits réservés © 1998-2020