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DVD A LA LOUPE


2001 : L'ODYSSéE DE L'ESPACE

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2001 : L'odyssée de l'espace DVD sorti le 25/09/2001


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie en salle : 27 Septembre 1968

Durée du film : 2 h 23 min.
Réalisateur: Stanley Kubrick

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Nombre de visites :
5692


   

Le Film : 9/10

Résumé : Sur la Terre de la préhistoire, un monolithe étrange apparaît, provoquant la confusion chez les singes... Plusieurs milliers d'années plus tard, dans un espace colonisé et aseptisé, l'astronaute Bowman va vivre la plus grande aventure de tous les temps, lors d'un voyage vers Jupiter, et se trouver confronté à l'immortalité.

Avis : Film de science-fiction ayant entièrement renouvelé le genre, "2001, Odyssée de l'espace" est avant tout une fable philosophique sur la destinée de l'homme, et qui garde une bonne partie de son mystère après un épilogue très ouvert. En adaptant le roman d'Arthur C. Clarke, Stanley Kubrick nous offre une oeuvre visuellement époustouflante, mais aussi par moment exaspérante de lenteur, scientifiquement très juste (Kubrick a pris conseil auprès des ingénieurs de la NASA qui préparaient alors les premières missions Apollo vers la lune), jusqu'à un final onirique noyé dans une flamboyance de couleurs, où l'on s'interroge sur la vie et la mort.

Ce film ne montre pas d'extraterrestres, il n'y a ni batailles ni actions spectaculaires, juste la description d'une mission scientifique vers Jupiter avec les dangers liés au vide spatial et aux dérèglements des machines construites par l'homme. Les vaisseaux spatiaux et les stations en orbite restent crédibles presque trente ans après la sortie du film, alors que la date à laquelle était censé se dérouler cette histoire d'anticipation est maintenant dépassée. Par contre tout ce qui concerne l'informatique embarquée a terriblement vieilli, ce qui ne retire rien à la menace potentielle due aux agissements d'un ordinateur déréglé. Curieusement, ce sont les costumes civils des personnages et les décors de la station, qui se voulaient futuristes en 1968, qui semblent aujourd'hui les plus décalés, donnant un petit côté désuet à certaines scènes. Kubrick fait preuve dans ce film de la précision légendaire de sa réalisation, avec beaucoup de recherche esthétique et une science des cadrages consommée. L'utilisation d'effets visuels spéciaux était tout à fait extraordinaire pour l'époque, alors que l'on ne disposait pas des technologies numériques. Les accents des morceaux de musique classique, comme "Le beau Danube Bleu", soutiennent des images majestueuses et ajoutent à la poésie de l'ensemble. A part Keir Dullea (qui joue le Commandant Bowman, et trouve là le rôle de sa vie), les acteurs comptent moins que l'espace lui-même et l'ordinateur HAL, qui sont les deux autres vedettes du film (on notera que HAL correspond à IBM décalé d'une lettre dans l'alphabet, en hommage aux ingénieurs qui ont conseillé Kubrick).

Le film est constitué de trois parties (intitulées "A l’Aube de l’humanité", "Mission Jupiter" et "Au-delà de l’infini"), de durées très inégales, avec pour lien la présence d'un mystérieux monolithe de pierre noire. La première se situe au moment de la préhistoire quand les singes commencent à découvrir l'usage des armes à travers un os de mammifère qui va servir d'assommoir. On assiste ensuite au long développement de la mission scientifique vers Jupiter, avant la dernière partie, un final hors du temps et de l'espace ouvrant sur une réflexion philosophique. Ce final est déroutant car il pose beaucoup plus de questions qu'il n'en résout et a été à l'origine de la déception des spectateurs qui n'ont pas aimé le film. Mais par ses effets visuels sans équivalent à l'époque, et les questions qu'elle suscite, cette fin donne une touche unique à une oeuvre qui se serait certainement banalisée au fur et à mesure de la réalisation effective des missions spatiales. Il est à noter que certaines questions trouveront une réponse dans le film "2010, l'année du premier contact", réalisé en 1984 par Peter Hyams, toujours en adaptation d'un roman d'Arthur C. Clarke.

Film culte par excellence, intemporel et fascinant, ce monument de l'œuvre de Kubrick reste unique en son genre, et devrait être vu par tout cinéphile, même si son rythme d'une rare lenteur et le mystère de son scénario ne permettent pas d'assurer que tous l'apprécieront.


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 2.21:1

Avis : Très belle image, restaurée à l'occasion de la ressortie du film en salles en 2001. Les contrastes sont profonds, le noir de l'espace mettant en relief la luminosité des astres et des engins spatiaux. Les couleurs sont vives, avec la séquence flamboyante de la plongée vers le monolithe de Jupiter. La définition est parfaite, et la compression numérique a été gérée de manière presque optimale, avec quand même un peu de fourmillement dans les aplats sombres. La photographie, due à Geoffrey Unsworth, est absolument somptueuse.


Le Son : 2/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 en Français et en Anglais - Sous-titres : Français, Anglais, Italien, Néerlandais...

Avis : Bien que remasterisée, la bande son reste surtout frontale, avec peu d'effets arrières et une utilisation modérée du caisson de basses, sauf dans la partie finale. Le scénario ne se prête pas à des effets sonores sophistiqués, par contre les partitions classiques de Richard et Johann Strauss, et de Aram Khatchatourian donnent une grande majesté au ballet des engins spatiaux. Les dialogues, très peu nombreux, se détachent parfaitement sur le fond musical.


L'Interactivité : 0.5/3

L'ergonomie des menus :
Menus fixes et muets. Le film est présenté comme au cinéma, avec ouverture et entracte, consistant tous deux en des passages musicaux sur fond d'écran noir. Le changement de couche pendant l'entracte passe ainsi totalement inaperçu.


Les bonus :

L'interactivité est réduite au strict minimum, sans aucun supplément qui nous permettrait de découvrir le tournage de ce film, chose malheureusement habituelle pour les films de Kubrick.

  • Bande annonce américaine, en 16/9 recadrée en 1.85/1. Comme le fond est uniquement musical, il n'y a pas besoin de sous-titrage. Le film est découpé finement en 32 chapitres, et on peut changer de langue et sous-titres à la volée.

  • Les Visuels : 0/1



    La pochette / Le packaging

    Boîtier carton Warner, avec la liste des chapitres imprimée sur le volet intérieur. Le visuel reprend le dessin réalisé pour l'affiche du film, représentant la station spatiale en orbite terrestre.



    La sérigraphie

    La sérigraphie reprend le visuel de la pochette, avec une impression très fine donnant des détails précis de l'image, le rond central n'étant malheureusement pas imprimé. Le titre est imprimé deux fois (VO et VF), et les logos sont de taille conséquente, ce qui surcharge le tout de manière pas très heureuse.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (14/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 28/08/2006 à 14:28 par Vance : Beau travail. Bien sûr, j'aurais donné 10/10 (voire 11/10 !) pour le film, mais je suis assez d'accord avec le reste. La pauvreté du packaging laisse espérer d'un beau coffret à la hauteur de ce monument.

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