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DVD A LA LOUPE


9 SONGS - EDITION 2005

Lui écrire surfeur51

9 songs - Edition 2005 DVD sorti le 04/10/2005


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Editeur : Wild Side Vidéo
Distributeur :
MGM

Date de sortie en salle : 02 Mars 2005
Durée du film : 1 h 09 min.

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Nombre de visites :
3769


   

Le Film : 6/10

Résumé : A Londres, durant l'automne 2003. Lisa, une étudiante américaine, rencontre l'anglais Matt lors d'un concert de Black Rebel Motorcycle Club à la Brixton Academy. C'est le coup de foudre immédiat, le point de départ d'une histoire d'amour sensuelle et charnelle. Une histoire passionnée qui durera un an et se conclura pourtant par une rupture sans appel.

Avis :  Quand il décida de réaliser "9 Songs", Michael Winterbottom voulait à la fois faire un film sur les concerts rock et décrire les rapports amoureux d'un couple sur le plan sexuel d'une manière qui sonne vrai, après avoir constaté que ce que la littérature s'autorise depuis longtemps est toujours traité dans le cinéma traditionnel de façon timide, voire hypocrite. Cette réflexion lui était venue lors de la lecture de "Plateforme", de Michel Houellebecq et l'on voit Lisa lire des passages érotiques de ce roman durant le film. Vue la filmographie du réalisateur britannique, qui ne se cache pas de rechercher des expériences cinématographiques nouvelles, on ne peut lui reprocher d'avoir voulu faire un film racoleur. Et si "9 Songs" est loin d'être un grand film, le scénario étant répétitif et assez monotone, ce film restera dans la petite histoire du cinéma grand public comme le premier montrant sans restriction ni simulation l'activité amoureuse d'un couple.

Le scénario est bâti sur les souvenirs de Matt, un géologue qui se trouve en expédition au Pôle Sud après une liaison qui a duré un an avec Lisa. Dans la solitude glacée de l'Antarctique, il se remémore les soirées où ils assistaient ensemble à des concerts de rock, et il se rappelle leurs instants d'intimité. Le film est l'occasion de voir plusieurs groupes musicaux se produire dans des salles londoniennes, le tournage ayant lieu en direct caméra à l'épaule, ce qui donne l'impression pour le spectateur d'être au cœur du public, mais par contre ne permet pas vraiment de mettre les chanteurs en valeur, par manque de vues en plan rapproché. Les groupes de rock que l'on retrouve sur scène sont Black Rebel, Von Bondies, Elbow, Primal Scream, Dandy Warhols, Super Furry Animals, Franz Ferdinand et Michael Nyman.

Les scènes de sexe sont bien évidemment à l'origine des polémiques ayant accompagné le film à sa sortie, l'intention non dissimulée du réalisateur étant bien de poser le problème de la représentation à l'écran de l'activité la plus intime d'un couple, d'une façon qui corresponde le plus possible à la réalité. Il s'appuie sur deux acteurs peu connus, Kieran O'Brien et Margo Stilley, qui durent surmonter leurs inhibitions pour se livrer sans retenue devant la caméra. Winterbottom souhaitait évidemment se démarquer du cinéma pornographique où le sexe est représenté d'une façon caricaturale, sensée correspondre aux fantasmes masculins et présentant la femme comme un jouet lubrique uniquement destiné à satisfaire le mâle. Dans "9 Songs", les deux partenaires sont sur un même pied d'égalité, et leurs rapports se passent comme dans la plupart des couples, sans manifestations sonores exagérées ni prouesses acrobatiques. Margo Stilley, avec ses petits seins et sa silhouette jolie mais assez ordinaire, se démarque également des actrices du porno et permet au réalisateur de donner une tonalité très réaliste à l'activité sexuelle du couple, voire de Lisa toute seule quand elle se livre à une séance de plaisir solitaire visiblement non simulée. Il y a peu de musique de fond pendant ces scènes où les chuchotements, frémissements et gémissements, assez feutrés, font beaucoup pour l'intensité érotique du film. Les prises de vue sont crues, mais sans vulgarité, et les cadrages, sans rien cacher, évitent les gros plans déplacés. Si le spectacle ne s'adresse évidemment pas aux enfants et jeunes adolescents, il n'y a aucune raison pour le réserver aux plus de 18 ans, et la censure a une fois de plus montré qu'elle avait une bonne longueur de retard sur les mœurs, semblant moins prompte à s'offusquer de la violence que d'une activité pratiquée par la quasi totalité de l'humanité, d'autant plus que la mise en images de rapport protégés peut avoir un effet bénéfique non négligeable.

Il est dommage que l'expérience de Winterbottom n'ait pas fait l'objet d'un scénario plus abouti, rendant le film moins répétitif. Il est par ailleurs symptomatique de constater qu'il est difficile de juger des qualités d'acteurs de O'Brien et Stilley dans la mesure où ils ont peu l'occasion de montrer leur savoir-faire dans ce domaine. Le film étant très court, le réalisateur aurait pu l'étoffer en montrant la vie sociale de ses deux personnages et en étudiant plus profondément leur caractère, et en particulier le fait que Matt semble plus amoureux de Lisa que Lisa ne l'est de lui. Lisa apparaît ainsi comme égoïste, et l'on aurait aimé mieux comprendre ses motivations pour repartir aux Etats-Unis. Le film y aurait beaucoup gagné, ainsi que la démonstration que voulait faire son auteur en le tournant. Il reste maintenant à voir si cette voie ouverte sera suivie d'autres expériences et si d'autres réalisateurs voudront insérer dans des films grand public des scènes réservées jusqu'à présent à un cinéma parallèle.


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format Vidéo : 16/9 - Ratio : 1.85:1

Avis : Le film a été tourné en caméra numérique sans éclairage complémentaire, ce qui donne un aspect particulier à l'image, globalement de bonne qualité, avec des couleurs dans des tons pastels pour les scènes d'intimité, et des éclairages violents lors des concerts. Les contrastes sont bons, ainsi que la définition. Il n'y a pas de défauts apparents du à la compression. Sur le plan artistique, on regrettera que les scènes de concert n'aient pas mieux mis en valeur les artistes, et on appréciera le tact et la retenue des cadrages lors des scènes de sexe qui permettent de tout montrer sans choquer. Le film a d'ailleurs reçu le prix de la meilleure photographie au festival de San Sebastian.


Le Son : 2/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 en Anglais - Sous-titres : Français, imposés.

Avis : C'est surtout lors des concerts que la bande son révèle toute sa puissance, et on a vraiment l'impression d'être dans la salle, avec une ambiance très enveloppante. Attention au niveau sonore qui peut rapidement faire réagir le voisinage. La bande son est par contre beaucoup plus discrète lors des ébats entre Matt et Lisa, avec une prépondérance pour des bruits plus subtils. Si l'absence de VF sur un DVD est en général regrettée, il faut bien reconnaître que ni les scènes de concert, ni celles de sexe, n'ont besoin d'une traduction. Il est par contre inadmissible que l'on ne puisse pas faire disparaître les sous-titres.


L'Interactivité : 1.5/3

L'ergonomie des menus :
Les menus sont animés et sonorisés. Le film n'est découpé qu'en 9 chapitres, insuffisant même pour un film qui ne dure qu'un peu plus d'une heure.


Les bonus :

Les bonus sont relativement peu nombreux, et seules les interviews apportent un plus.

  • L'équipe du film : Interviews de Michael Winterbottom (7 minutes), Kieran O'Brien (8 minutes) et Margo Stilley (14 minutes). Winterbottom explique ce qu'il a voulu faire avec ce film, considéré comme une nouvelle expérience cinématographique. Les acteurs ne s'appesantissent pas beaucoup sur la difficulté de tourner des scènes touchant aussi profondément leur vie intime, mais évoquent les réactions médiatiques et celles de leur entourage. Margo Stilley revient aussi sur le personnage de Lisa, qu'elle juge comme "une salope égoïste". Au total, ces interviews sont intéressantes mais ne remplacent pas un vrai making of, même si l'on apprend que le film a été tourné avec des moyens minimaux. Des filmographies succinctes sont présentées sous forme de pages fixes et muettes, pour chacune des trois personnes interviewées.
  • Bande-annonce et teaser, en 4/3
  • A propos de 9 Songs : Une vingtaine de pages de texte au format 16/9, fixes et muettes, donnant des informations sur le film, les acteurs, les conditions du tournage. Le fond n'est pas inintéressant, mais la forme est rudimentaire et même franchement rébarbative.
  • L'album du film : Galerie de photos en 16/9, présentées sous forme d'un diaporama
  • 9 Songs VIP : accès direct aux 9 chansons, permettant aux amateurs de rock de zapper les ébats de Matt et Lisa. L'éditeur n'a apparemment pas osé proposer l'option inverse…

  • Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Boîtier amaray transparent, le visuel étant la reprise de l'affiche du film, centré sur le nombril de Lisa, les doigts de Matt recouvrant son bas-ventre. Une façon assez pudique d'illustrer le film sans provoquer.



    La sérigraphie

    La sérigraphie présente les visages de Matt et Lisa lors d'une scène extraite du film. La photographie est volontairement très fortement contrastée, mais la qualité de l'impression, qui inclut le rond central, est très bonne. Les mentions légales et les logos divers sont réalisés avec une certaine discrétion.


    Note Finale : (13/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 30/12/2005 à 14:12 par Tyler : A mes yeux, un film très ennuyeux et fort peu convaincant. De plus, ce n'est pas le premier film à montrer des scènes de sexe non simuléés puisque le film "Les idiots" de Lars Van Trier le faisait déjà... Ces scènes ne dégagent d'ailleurs pas grand chose sinon un profond sentiment d'inutilité... Un film vain.

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