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DVD A LA LOUPE


CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE - EDITION PRESTIGE / 2 DVD (CD + LIVRE)

Lui écrire ninnin4

Charlie et la chocolaterie - Edition prestige / 2 DVD (CD + Livre) DVD sorti le 08/02/2006


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : Warner Home Vidéo
Distributeur :
Warner Home Vidéo

Date de sortie en salle: 13 Juillet 2005
Nombre d'entrées : 4 035 000 env.

Durée du film: 1 h 50 min.
Réalisateur: Tim Burton
Acteurs: Johnny Depp

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Nombre de visites :
4379


   

Le Film : 8/10

Résumé : Charlie est un enfant issu d'une famille pauvre. Travaillant pour subvenir aux besoins des siens, il doit économiser chaque penny, et ne peut s'offrir les friandises dont raffolent les enfants de son âge. Pour obtenir son comptant de sucreries, il participe à un concours organisé par l'inquiétant Willy Wonka, le propriétaire de la fabrique de chocolat de la ville. Celui qui découvrira l'un des cinq tickets d'or que Wonka a caché dans les barres de chocolat de sa fabrication gagnera une vie de sucreries.

Avis :  Etant gamin, j’ai découvert l’univers de Roald Dahl en classe de CM1 où on nous avait fait étudier ce fameux « Charlie et la chocolaterie ». Par la suite, j’ai dévoré tous ces bouquins et une fois que ma cinéphilie s’est mise en place, et ce en rapport avec les illustrations de Quentin Blake contenues dans tous ses bouquins, je ne voyais qu’un Tim Burton pour mettre en image les aventures farfelues du « Bon Gros Géant » ou des « Deux Gredins ». Pourquoi n’avais je jamais pensé à lui pour « Charlie » ? J’avais dans l’idée que cet univers là était trop bonbonbesque et sucré pour lui. Après la vision de l’œuvre, quel résultat peut on en conclure ??

En fait, la véritable question est : est-ce que Burton a vendu son univers gothique au profit d’un plus Walt Disneyen, ce qui serait plutôt ironique quand on sait que ce premier s’est séparé de la maison mère après l’échec commercial de « Taram et le chaudron magique » sur lequel il officiait comme directeur artistique.
De part beaucoup de points très précis, on sait d’avance qu’on se trouve dans un film de Big Tim. Tout d’abord la musique de Danny Elfman est là pour rappeler qu’ils en sont à un nombre incalculable de collaboration. Comme le duo Luc Besson/Eric Serra, ces deux compères ne sont presque rien sans l’autre. Elfman signait déjà la BOF du premier film de Burton, inédit en France mais dont je conseille l’achat en zone 1 : « Pee Wee’s big Adventure » et a toujours su accompagner dans un état de symbiose parfaite les délires visuels de son acolyte. Il a su ici s’adapter à ce nouvel univers en sortant de ses rythmes et orchestrations si particuliers pour les besoins des parties chantées dont chacune à un style différent en fonction des ‘victimes’ des Oompa-Loompas (rock, variété sirupeuse, ….).
Si on se concentre plus précisément sur la mise en scène, on notera de nombreux clins d’œil du réalisateur lui même à ses propres œuvres précédentes. Le générique fait irrémédiablement penser à « Batman » de par son thème musical mais aussi par son déroulement, son montage et ce qu’il montre à l’écran : la grotte et les détails des costumes du Dark Night sont ici remplacés par une chaîne de montage de bonbons et autres confiseries. Autre clin d’œil parmi tant d’autres (que je vous laisserai découvrir par vous-même), est celui destiné à « Edward aux mains d’argent » dans la scène d’inauguration de la confiserie quand Johnny Depp est filmé en contre plongée penchée avec une paire de ciseaux à la main. J’ai vu aussi dans l’attaque des écureuils, un hommage appuyé aux « Oiseaux » de Hitchcock et peu après un à « 2001, l’odyssée de l’espace », ces séquences servant plus le scénario que se voulant parodique. Il offre ainsi à un grandiose spectacle familial l’opportunité d’avoir plusieurs niveaux de lecture. La maison du petit Charlie et son environnement est aussi là pour témoigner que le réalisateur n’a pas perdu de affection pour le gothique : arbre décharné et torturé, cette maison sombre aux murs penchés et aux portes défoncées…tout est là pour rappeler cet univers si particulier, oscillant entre charme désuet des contes enfantins et celui plus effrayant des films d’horreur des années 50 notamment ceux de la célèbre maison Hammer Films. A ce propos, Johnny Depp est une parfaite incarnation de ce point de vue en offrant tour à tour un personnage menaçant sans être vraiment inquiétant, amusant sans toutefois nous amener au grand éclat de rire.
Une fois n’est pas coutume, je m’abstiendrai de séparer dans ma critique la partie scénario et la partie mise en scène tant elles sont imbriquées dans tous les films de Burton et encore plus ici, le scénario nécessitant des tours de force visuels hors du commun si on ne souhaite pas (comme c’est le cas ici) faire appel au tout numérique qui parasite si souvent les films aux grandes ambitions. Leur usage est ici parcimonieux, fort bien intégré (la multitude de Oompa-Loompas, tous identiques mais cependant différenciés) et laissant la part belle aux décors de studios, complètement surréalistes (La cascade de chocolat et ses berges) et permettant aux acteurs de mieux se figurer l’environnement dans lequel ils évoluent. Ceci était à mon primordial d’autant que les acteurs sont pour la plupart débutant. Je tiens d’ailleurs à encenser leur jeu à tous. Ils sont tout simplement formidable. Des grands parents alités aux parents travailleurs, des enfants tous plus capricieux les uns que les autres à ce petit Charlie, déjà entre aperçu dans « Les deux frères » de Jean-Jacques Annaud au jeu tellement naturel sans oublier l’inénarrable Johnny Depp déjà mentionné plus haut, il forme un tout fort réfléchi et qui, comme pour la mise en scène sont là pour répondre à des besoins d’un script qui a tenu à détailler ses personnages. La critique sociale est, une fois de plus chez Burton (rappelez vous « Edward » ou «Mars Attacks » ou encore « Sleepy Hollow ») plus que virulent. Burton n’a pas sa pareille pour transformer ceux qui apparaissent dans tout autre film comme des modèles de la société américaine (beaux, riches, intelligents….) comme de véritable monstres, les enlaidissants dans leurs comportements mais aussi dans la façon de les filmer. L’athlétique gymnaste est ainsi exaspérante de prétention et filmé de telle façon qu’elle en devient beauf dans son jogging, le père sénateur et sa denrée capricieuse sont à baffer, le glouton pourtant allemand est une vision acerbe de l’américanisme obèse et protecteur quant à Mike Tivi et son génial cerveau, il n’en demeure pas moins, tout comme son informaticien de père, un profond crétin particulièrement vilain. Une fois de plus, seuls les ‘monstres’ de la société (comprenez par là les pauvres ou les marginaux par exemple) se révèleront être des personnes ‘saines’. Une sorte de machiavélisme à l’envers….. Il donne à ses personnages le vrai visage de leur âme !
L’histoire quant à elle relève plus pour moi de l’aventure que de la comédie. On passera certes beaucoup de temps à rires des mésaventures des crétins qui visitent la confiserie mais on se surprendra encore plus souvent à s’emporter dans le feu d’une action fort bien menée. La critique sociale est comme je l’ai dit très présente à travers les personnages mais les péripéties qui conduisent Willy Wonka à s’isoler sont une dénonciation de notre société capitaliste, voleuse d’idées et de concepts, destructrice de la propriété intellectuelle.

Vous devez vous dire que ma critique jusque là n’a fait qu’encenser le film et que la note n’est pas en rapport avec ce que j’ai pu dire. Les déceptions viennent plus de mon idolâtrie pour l’œuvre originale et pour Burton en particulier. Je m’explique.
Comme je l’ai dit, le respect du livre est quasi-total. Les chansons, les péripéties, jusqu’au nom même des protagonistes, tout y est. Le design de ces mêmes personnages crée par Quentin Blake, dessinateur officiel de Roald Dahl est en osmose avec la transcription à l’écran faite par le créateur de « Beetlejuice ». Mais, même si j’arrive à faire abstraction des séquences édulcorées (j’ai passé suffisamment de temps je pense à démontrer qu’elle étaient nécessaires au scénar), j’attendais une vision plus personnelle de la part du célèbre réalisateur, comme il l’avait fait avec son célèbre super héros qui tranchait alors avec les représentations entreprises jusqu’alors.
Ensuite, comme pour rallonger son histoire peut être pour rentrer dans des standards de durée, il s’est permis de rajouter une histoire au personnage de W. Wonka, absente (du moins dans mes propres souvenirs) du livre. Elles s’intègrent certes fort bien à l’ensemble, ne déméritent pas par rapport au reste et offrent des moments géniaux pour tout cinéphile qui se respecte (Christopher Lee en père dentiste, empêchant son fils de manger quelques confiserie que ce soit) mais dénaturant par une fin (variant de celle du livre) trop mielleuse l’idéologie même du réalisateur par rapport à ses héros qui finissent toujours seuls. L’idée du traumatisme de l’enfance poussant à se dépasser et qu’un père, malgré des réticences plus ou moins revendiquées sera toujours fier du succès de son fils est une bonne idée mais je pense que faire abstraction de ceci pour se concentrer uniquement sur l’histoire des héros, voire étoffer encore plus les difficultés familiales du petit Charlie aurait été bien plus profitable à ce film. On a reproché à Burton de s’être trop détourné de ses ambitions des débuts à la vision de « Big Fish » en se détournant de ses ‘monstres’ qu’il affectionnait tant mais je pense que c’est avec ce film qu’il marque nettement la scission avec ce qu’il a pu faire jusqu’alors. Mais que ce soit bien entendu, il s’agit là d’une opinion de fan pur et dur.

Il est clair que pour moi, ce film n’est pas le meilleur Burton peut être parce qu’il tranche un peu trop avec l’univers qui ont habité tous ses films. Il y a quand même plus de lui dans cette œuvre que dans sa « Planète des singes », véritable film de commande des studios de la Fox voulant relancer une franchise périmée depuis plusieurs années. Je tiens quand même à spécifier que « Charlie et la chocolaterie » ne démérite pas pour autant. La réalisation est soignée, le respect de l’œuvre originelle presque parfait et les clins d’œil cinéphiliques nombreux et fort bien placés. Il en résulte donc un film familial dans le plus noble sens du terme avec des niveaux de lectures très différents suivant les âges des personnes qui le visionneront. Une fois de plus, la direction d’acteur est excellente et je ne louerai jamais assez la prestation de Johnny Depp. Plus qu’à voir une fois donc, ce film est vraiment à acheter surtout que, comme nous allons le voir, la facture technique de ce très beau coffret est excellente.


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format Video : 16/9 – Ratio : 1.85 :1

Avis : Le master est de haute tenue. Les couleurs sont pimpantes quand elles le doivent, les noirs magnifiques. Pas de défauts de compression à noter ni de tâches ou autre scories. De la HD ?


Le Son : 2.5/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 en anglais & Français– Sous titres : Français, anglais, italiens

Avis : Le top du top en matière de son si bien qu’on en vient à regretter l’absence de piste DTS tant la spatialisation est précise et la dynamique performante. Un véritable délire multi canal qui convient parfaitement aux besoins du film. Edition réussie sur le plan technique !


L'Interactivité : 2.5/3

L'ergonomie des menus :
Les menus du disque 1 sont introduits par la bande annonce des « Noces funèbres », dernier Burton en date et qui sortira au mois de mars. Les menu(en 16/9ème, sonorisés et animés) sont tout simplement superbes. Les titres sont inscrits sur une tablette de chocolat, au centre, et qui subit les traitements des oompa-loompa dans l’usine de Mr Wonka. Typiquement dans l’esprit du film. La lisibilité est plus que parfaite et les transitions tout aussi belles.


Les bonus :

Disque 1 :

  • Simple bande annonce cinéma
  • On ne regrettera pas l’absence de commentaire audio….il n’aurait pas été sous titré !

    Disque 2 :
  • ’Devenir un Oompa-Loompa’ ou comment faire d’un seul acteur une armée de petits bonshommes pygmées.
  • ’L’attaque des écureuils’ est un reportage sur l’entraînement des écureuils trieurs de noix.
  • ’Fantastique Mr Roald Dahl’ est une rétrospective sur la vie du célèbre auteur du livre original.
  • ’La danse des Oompa-Loompa’, module ludique sur les fameuses séquences de comédie musicale.
  • ’La machine à inventions’ permettra aux plus jeunes de créer leurs propres confiseries (virtuelles, cela va sans dire) tout en les faisant tester aux fameux Oompa-Loompas.
  • Petit jeu intitulé ‘A la recherche du ticket d’or’
  • liens internet


  • Disque 3 :
  • Il s’agit en fait du cd de la BO, malheureusement en Vo, nous privant ainsi des pourtant fort bonnes traductions des parties chantées.
  • Une édition assez riche mais qui réjouira plus nos têtes blondes que les fans hardcore des bonus habituels.


    Les Visuels : 0.5/1



    La pochette / Le packaging

    Il y a quand même une amélioration quant au packaging sur ce film part rapport à l’édition prestige de « Batman Begins ». Le contenu reste le même avec un boîtier Pocket pour le cd de la BOF et un amaray double + surétui cartonné pour le film mais on a droit ici à un étui cartonné qui renferme ces deux boîtes ainsi que le livre. Ce surétui est dans des couleurs majoritairement chocolat avec l’affiche du film au centre. On notera qu’il est quand même très fragile (Je viens d’en faire les frais) car peu rigide et épais. Warner pourrait quand même faire des efforts sur ce genre d’édition qui coûte jusqu’à 10€ de plus.



    La sérigraphie

    Les sérigraphies sont très belles dans l’ensemble. Très colorées, elles comprennent le rond central et sont d’excellente qualité d’impression. On regrettera cependant, surtout sur le DVD de bonus, la surcharge de logos rappelant qu’il s’agit d’une galette uniquement destinée à la commercialisation ce qui gâche complètement l’ensemble. Celle du cd de la BOF est particulièrement réussi.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (16.5/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 21/02/2006 à 10:18 par pjolivet : Superbe critique très complète. Une petite remarque sur la phrase qui revient dans plusieurs critique : "On ne regrettera pas l’absence de commentaire audio….il n’aurait pas été sous titré !". Comme certains français, je parle l'anglais... je n'aurais pas regretté un tel bonus ! ;-)
    - le 20/02/2006 à 08:04 par ninnin4 : Oups, excusez moi. Merci de me corriger.
    - le 20/02/2006 à 07:35 par Bruno : Critique quasi-parfaite aussi, sauf un petit point pour moi aussi, le père de Mike Tivi n'est pas informaticien dans le film, mais professeur de géographie ;-)
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