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DVD A LA LOUPE


LA MORT EN LIGNE / 2 DVD

Lui écrire ninnin4

La mort en ligne / 2 DVD DVD sorti le 20/04/2006


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : HK Vidéo (Seven7)
Distributeur :
HK Vidéo (Seven7)

Date de sortie en salle: 21 septembre 2005
Nombre d'entrées : 102 000 env.

Durée du film: 1 h 52 min.

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Nombre de visites :
2464


   

Le Film : 8/10

Résumé : Un soir, Yumi est témoin d'un étrange incident. Son amie Yoko reçoit un message identifié comme émanant de son propre téléphone, mais daté de trois jours plus tard. Yoko reconnaît sa voix sur l'enregistrement : un cri d'effroi qui lui glace le sang. Elle raccroche et tente de ne plus y penser. Mais, trois jours plus tard, Yoko meurt à l'heure et dans les conditions exactes du message prémonitoire. Au lycée, un événement similaire se produit quelques jours seulement après la mort de Yoko. Un élève disparaît dans des conditions inexplicables. A chaque nouvel appel, la sonnerie et le message spécifique annoncent une mort certaine à leur destinataire, avec la date et l'heure exacte. Yumi décide d'enquêter. D'autant que sa meilleure amie a elle-même reçu un appel fantôme...

Avis :  Le cinéma fantastique asiatique et plus particulièrement les films de fantômes s’est largement démocratisé en occident et entre chef d’œuvre du genre (« Ring », « Dark Water », « the eye I & II » et d’autres moins réussis « « Ring II », « Ring 0 », « Phone » et des remakes hollywoodiens pas toujours judicieux (« Le cercle » vs « Le cercle II », « The Grudge ») on peut dire que les esprits vengeurs ont le vent en poupe. Entre ça, on trouve encore une multitude de films certes sympathiques, à la réalisation très soignée (« Deux sœurs ») mais au final beaucoup trop sages pour susciter un réel engouement qui mérite d’être prêts à tout pour casser sa tirelire afin de s’offrir le dvd. reste que Takeshi Miike, réalisateur de cette œuvre ne fait rien comme les autres et un peu à l’instar d’un John Carpenter, avec des idées de série B, un budget de série B, une volonté de faire de la série B, il nous inonde (plus d’un film par an au mieux de sa forme) de purs films de série B , complètements barrés, avec des idées à tous les plans, des scénarios abracadabrants, mais au final, nous livre des spectacles complètements jouissifs. Alors vous pensez bien que quand j’ai vu qu’il s’essayait au cinéma d’apparitions surnaturelles, je me suis rué dessus… Mais que reste-t-il au final ??

Ce qui frappe d’entrée au visionnage, c’est l’aspect hyper fini de l’objet sur le plan de l’image, sa photographie hyper léchée, son montage clair et harmonieux, ses longs plans parfaitement cadrés tranchent franchement avec ce que Miike a pu faire jusque là. Je m’attendais à quelque chose de déchaîné, de nerveux au montage presque épileptique et je me retrouve avec un film chiadé au possible qui correspond bien plus aux critères des blockbusters en vogue qu’à une véritable série B comme on pouvait l’entendre. On sera surpris aussi d’observer que le brillant réalisateur prend un temps fou à décrire l’environnement dans lequel évolue l’action. On n’est quand même pas dans « Dolls » de T. Kitano mais Miike, sans appesantir son film, s’attarde longuement sur les regards, les postures de ses acteurs et dans le même temps, glisse dans son métrage des images intrigantes, souvent banales mais dont la fugacité ou la façon dont elles sont cadrées aident à la mise en place d’une ambiance particulière où l’angoisse est plus sourde qu’elle n’est réelle et conduit les spectateurs à avoir des frissons en quasi permanence.
Il en est un peu de même avec les effets spéciaux. Ceux-ci sont disséminés parcimonieusement tout au long du film. Ils sont d’une excellente qualité et sont bien plus à base de maquillages traditionnels que d’effets numériques et contribuent ainsi à donner une ambiance ‘réelle’ du danger. Les morts sont toutes horribles, filmées de façon regardable, sans montage épileptique, privilégiant la performance des acteurs à se contorsionner où à simuler la souffrance et entre chaque, il arrive à nous glisser des images d’une rare poésie qui rejoindrai un peu celle déprimante des films de Chan Woo-Park (« Sympathy for Mr Vengeance », « Old Boy »). Ceci illustre bien le fait que pour ce film, T. Miike est sorti de son cinéma habituel, cinéma décontracté, déchaîné et furieux pour livrer un blockbuster appliqué, je pense un film de commande et cela se confirme avec le scénario, bien plus dosé, tempéré qu’à l’accoutumé chez ce réalisateur barré.

Le rythme est clame, lent dirais je même au point que pendant les premiers ¾ d’heure, on se demande où le film veut nous amener et ce qu’il va apporter de plus au genre déjà surexploité depuis le début de ce millénaire tant tout cela sent le réchauffé et que surtout rien ne se passe. En fait, de façon intelligente, le metteur en scène prend le temps de nous faire nous attacher aux personnages, de nous faire découvrir leur vie. Ainsi, ce qu’on peut prendre comme sous intrigue inutile au début du film, devient comme indispensable dans la manière de réagir de l’héroïne dans la seconde moitié du métrage. Ce qui fait surtout la force du script, c’est sa manière de monter progressivement dans l’horreur et la terreur et surtout d’éviter les ellipses scénaristiques pour arriver de façon crescendo à une dernière bonne ½ heure d’ambiance continue et insupportable qui ne vous descotchera pas jusqu’à la toute fin qui n’est pas celle que le spectateur attendra.
Ensuite, jamais le spectateur n’est pris pour un idiot. Pas de rebondissements prévisibles ¼ d’heure avant, pas de raccourcis scénaristiques pour privilégier l’action à la réflexion. Ce film est avant tout une enquête d’une victime potentielle et d’une personne qui cherche à comprendre pourquoi un de ses proches est mort et pour cela, il fallait agir comme un film policier. Mais là où « Phone » (voir ma loupe d’il y a quelques moi déjà sur ce film, édité par la même boîte par ailleurs) se perdait à force de vouloir trop mélanger les genres policiers et fantastique, ce film réussit à nous faire croire, au moins autant que « The Eye » que les deux peuvent se marier et aboutir à quelque chose de cohérent et surtout de compréhensible.
De plus, le film nous propose une réflexion intéressante sur les médias et le jusqu’au boutisme dont il peuvent faire preuve pour obtenir de l’audimat. La critique de ce système est acerbe et sans tomber dans la gaudriole, il illustre bien les mentalités actuelles faite de mysticisme, de télé réalité en fait bien virtuelle, de ce voyeurisme qui habite chacun de nous dés qu’il s’agit de contempler des cadavres, de voir du sang ou d’assister à la souffrance d’un autre. Ce point est un atout majeur, qui augmente l’intérêt de cette seconde moitié du métrage et en fait sa vraie seule originalité avec ce dont je vais parler ensuite.
Pour finir, je parlerai rapidement de la fin (c’est original ça, tiens). Savamment dosés, les effets d’horreur sont bien présents sont toutefois tomber dans l’excès. Ils répondent à un résultat logique de ce qui a précédé et on retiendra surtout une fin extraordinaire. Je ne me permettrai pas d’en parler plus longuement tant c’est elle qui finira de vous achever après ces presque 2 heures de tension et de sursauts mais elle apporte quelque chose de différent et rapproche, je trouve, ce film de « Shining…et on ne peut pas dire que ce soit une insulte.

En conclusion, on peut aisément classer ce film parmi les plus honnêtement réussis du genre. Les fans de Miike auront certainement du mal à reconnaître la patte si particulière de leur idole, les autres, amoureux du cinéma fantastique asiatique ou non, apprécieront un film honnête, bien réalisé, au scénario qui ne les prendra par pour des cons à force de rebondissements aussi incongrus que téléphonés (hé, hé, la bonne blague) et à l’interprétation dans la bonne moyenne. Pour les amateurs de frissons, qu’ils soient rassurés, ils n’en manqueront pas. Bon film donc, mais qui manque un peu d’originalité pour se démarquer de ses illustres prédécesseurs largement classés dans les chefs d’œuvre du genre que sont « Ring » ou « The Eye».


L'Image : 2.5/3

Détails techniques : Format Video : 16/9 – Ratio : 1.85 : 1

Avis : Formidable master, très bien encodé, au piqué exceptionnel et à la compression des plus pointues. Il est cependant regrettable qu’il subsiste quelques rares points blancs. Supportable certes mais quasi inacceptable pour un film aussi récent.


Le Son : 3/3

Détails techniques : Dolby Digital 5.1 en français & japonais, DTS (mi-débit) en français et japonais – Sous titres : Français

Avis : Comme tous ses films récents, HK video nous gratifie des pistes 5.1 DD et DTS sur toutes les versions. La compression et la dynamique sont excellentes, la spatialisation aussi sur toutes les versions disponibles. Les plus cinéphiles préfèreront la VO DTS, surpuissante et parfaite mais le doublage correct n’empêchera pas les francophiles de se diriger sur la fort honorable Vf DTS.


L'Interactivité : 2/3

L'ergonomie des menus :
Superbes menus 16/9ème, extrêmement sobres, correspondant à ce qui se fait habituellement chez cet excellent éditeur. Ils sont animés par des images chocs du film sur toute la hauteur de la page, et sont sonorisés par des extraits de la BOF. Excellente lisibilité.


Les bonus :

Disque 1 :

  • 8 Bande annonce de la collection HK.


  • Disque 2 :
  • Making of
  • Interview très plates des acteurs et du réalisateur
  • Emission ‘spéciale’ correspond à l’émission de TV qui se trouve dans le film est ici présentée dans son intégralité…un peu comme un film à l’intérieur du film.
  • Tournée de promotion au japon. Bonus que je trouve inutile par excellence car trop formaté et où les interlocuteurs manient trop la langue de bois.
  • Montage alternatif de la fin du film qui correspond bien plus au style de Miike mais qui tranche car versant beaucoup plus dans la dérision
  • Bandes annonces et teasers du film.

  • Soit un total de 110’ de suppléments auxquels il faut ajouter un livret de 20 pages, glissé aux côtés du digipack dans le surétui qui renferme quelques données supplémentaires et les filmographies des principaux responsables du projet. On remarquera cependant que bonus sont souvent bien plus intéressants pour les films anciens que pour les récents que celui ci ou « New Police story ».


    Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Une fois de plus, HK video nous gratifie d’un superbe digipack avec surétui cartonné de toute magnifique beauté. Majoritairement noir, il est orné de photos du film que ce soit à l’intérieur comme à l’extérieur. Quant au surétui, la face est illustré part la très sobre affiche où ne sont écrits que le titre au milieu, le nom du réalisateur en bas et l’intitulé ‘édition collector limitée’ en haut. Un bel exemple de sobriété et un bien bel objet que voilà.



    La sérigraphie

    Une fois n’est pas coutume chez cet éditeur, les ronds centraux des galettes sont imprimés. Elles complètement l’arrière plans du coffret et sont on ne peut plus sobre ne laissant apparaître en plus des titres respectifs que le logo jaune de la marque et deux trois données judicieusement placés sur un côté où rien d’autre ne figure.


    Note Finale : (16.5/20)

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