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DVD A LA LOUPE


LADY VENGEANCE - EDITION COLLECTOR / 3 DVD

Lui écrire ninnin4

Lady vengeance - Edition collector / 3 DVD DVD sorti le 08/06/2006


Cliquez pour voir la jaquette en haute-définition

Editeur : HK Vidéo (Seven7)
Distributeur :
Seven7 / Metropolitan Filmexport

Date de sortie en salle: 16 novembre 2005
Durée du film: 1 h 55 min.

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Nombre de visites :
2950


   

Le Film : 9/10

Résumé : Geum-ja, une belle jeune fille, devient un personnage public lorsqu'elle est accusée de l'enlèvement et du meurtre d'un garçon de 5 ans. Ce crime atroce obsède les médias. Geum-ja passe aux aveux et est condamnée à une longue peine de prison. Elle va consacrer ses 13 ans d'enfermement à la préparation méticuleuse de sa vengeance contre son ancien professeur Mr. Baek...

Avis :  Dans le monde du cinéma, il y a peu de réalisateurs qui peuvent se vanter d’avoir leur univers qui leur sont propre et d’un film à l’autre, capables de le reproduire sans jamais s’auto plagier ou être redondant. En France, nous avons à ce titre Jean-Pierre Jeunet, au style inimitable, 100 fois reconnaissable et qu’il arrive à imposer même au sein d’un film Hollywoodien tel que « Alien IV : résurrection ». En Corée du sud, il y a Chan Wook Park qui en l’espace de 4 films successifs et d’un segment du glauquissime film à sketches « 3 extrêmes » a réussi à se hisser sur le rang international des réalisateurs reconnus et a acquis une notoriété mondiale à la fois critique et publique avec « Old Boy » qui se trouve être la quintessence de son art de prédilection. Ce dernier est le deuxième volume de la trilogie de la vengeance amorcée par le réalisateur avec « Sympathy for Mr Vengeance » et qui se termine avec le film qui nous intéresse ici.

. La méthode proprement dite de Chan Wook park, c’est un savant mélange de génie dans tout faire. Ce type est littéralement un génie visuel et depuis « J.S.A », il s’applique tout au long de ses films à composer une image unique, cadrée d’une façon qui n’appartient qu’à lui, mettant en valeur des parties incongrues que auxquelles personnes d’autres n’auraient songé comme un quart de visage, des pieds. il compose chaque plan de façon très photographique et privilégie le cadrage dynamique et la saturation volontaire de certaines couleurs comme pour mieux les faire exploser dans des environnements généralement très sombres (appartements aux tapisseries très chargées) où délabrés (école désaffectée). Se produit alors une sorte d’alchimie entre des éléments très minéraux et d’autres plus organiques et personne ne peut rester insensible (dans le bon ou dans le mauvais) à ces images
Ses scénarios, surtout dans cette trilogie là, traite de violence exacerbée et d’amours impossibles. Déjà dans « J.S.A », l’amitié prohibée entre soldats ennemis vous prenait aux tripes (bien plus que le conte gentillet de « Joyeux Noël ») mais depuis, toute sa thématique est basée sur la relation duelle ennemie/amie au sein d’un même binôme. Et quand il n’arrive pas à se faire entretuer deux personnages, il leur fait provoquer un inceste programmé 15 ans auparavant. Mais il ne faut pas prendre le réalisateur Park pour un provocateur inutile. Chaque sujet de film est traité pour coller à des phénomènes réels. Ainsi, « J.S.A » parlait de la guerre fratricide des deux Corée, « Sympathy for Mr Vengeance » s’embarquait dans les affaires de kidnapping et « Old Boy » traitait de la rumeur et coupait court en tournant au désastre familiale. En voulant ancrer ses histoires dans la réalité d’aujourd’hui, C.W.P amplifie l’effroi des situations et associé à la qualité des images précitées, de chacun de ses films, vous en ressortirez bouleversé.
Chan Wook Park mettant tous nos sens à rude épreuve, il ne faut pas oublier le travail sonore. Tout l’environnement phonique est déjà hyper chiadé, n’hésitant pas à augmenter l’action en plaçant des sons hors champs (pour notre plus grand plaisir home cinéphilique) mais surtout, surtout, ce sont ses B.O.F qui sont à chaque fois à tomber par terre. Depuis « « Mr Vengeance » et surtout dans « Old Boy », il privilégie des musiques largement occidentalisées. Sans chercher à) tomber dans le techno pop débilos, il préfère inclure dans ses films des morceaux de musique classique et plus particulièrement des morceaux de cordes qui par leur côté strident mais pourtant mélodieux, finissent de mettre nos nerfs à rude épreuve un peu comme l’avait fait Darren Arronovski sur son sublime « Requiem for a dream ». De même, en instaurant pour chaque personnage titre un thème bien spécifique, il finit de rendre inoubliable une bande originale sur un film asiatique, ce qui n’est pas peu dire !!!!.

Alors, qu’en est il de ce film qui malgré le succès au cinéma, sur la croisette et en dvd de son prédécesseur « Old Boy » n’a pas rencontré grand succès auprès du public mais aussi des critiques qui se sont retrouvées très partagées, entre coup de cœur et déception majeure.
A première vue, ce film s’insère dans la droite lignée de ceux précités. L’impact visuel est toujours aussi fort et ne parlons pas de celui émotionnel tant le sujet traité est dur et bien présent dans nos sociétés actuelles. On remarquera quand même de Chan Wook Park a ici, au niveau de l’image, privilégier le graphisme pur et dur à la mise en valeur visuelle par les couleurs. Le travail de cadrage est bien toujours là mais tout d’abord, la caméra est bien plus statique que sur dans ses œuvres précédentes s’adaptant ainsi à la multitude des personnages rencontrés et plaçant plus l’héroïne dans son environnement urbain et humain que ne le faisait « Old Boy » où la caméra presque suggestive, suivait pas à pas les traces du héros, nous imposant un point de vue quasi unique. Je parlais il y a quelques lignes d’un aspect plus graphique et cela se concrétise par un impact visuel tout aussi important malgré une desaturation volontaire de l’image qui s’amplifie tout au long du film pour arriver à la fin, du moins sur la director’s cut à du pur noir et blanc.
Certains partis pris de mise en scène peuvent aussi rebuter quelques personnes. Fortement inspirée par la nouvelle vague française des années 60 et Jean-Luc Godard en particulier, CW.P n’hésite pas faire ses personnages s’adresser directement à la caméra comme pour communiquer en direct à la caméra. Détournant la voix off présente tout au long du film et recalant les actions dans leur contexte, ces apartés nous interpellent directement et comme il s’agit la plupart du temps des personnages secondaires, nous oblige à s’intéresser à leur sort et au final, nous avons vraiment l’impression d’assister à une œuvre chorale.
Un petit mot sur l’interprétation tout simplement exceptionnelle et qui égale largement celle de « Old Boy ». En plus d’un nombre incroyable de guest stars provenant de ses précédents films, on retrouve l’incroyable Choï Min Sik (méconnaissable » dans le rôle de la crevure, d’autant plus rebutant que son aspect extrêmement humain (il est instituteur) cache des actes odieux. La mention spéciale revient tout de même à la belle Lee Young-Ae qui impose un personnage tellement ambivalent (alternant un côté angélique et un autre purement démoniaque) qu’il est au final difficile de s’attacher vraiment à elle tant son aspect calculateur fait froid dans le dos.
Ce qui fait la particularité de ce film par rapport aux 2 autres, c’est qu’il se place du côté féminin….pour le pire et pour le meilleur. Car Chan Wook park n’a pas plus cherché à humaniser son personnage et la gente quasi féminine qui l’entourent. C’est d’ailleurs cette particularité que le rend moins accessibles que ses prédécesseurs, c’est que les femmes peuvent y être au moins aussi mauvaises (voire plus) que les hommes, d’un machiavélisme rare, se faisant passer pour une sainte pendant des années au sein d’un établissement pénitentiaire tout en montant une vengeance sourde dont les outils seront des âmes damnées quelle aura pris soin de choisir selon leur utilité et les ralliant à sa cause en les sauvant (de façon radicale) des sévices qu’elles enduraient. Oui, ici les femmes sont des garces, violentes, capables des pires atrocités comme le viol et le meurtre mais qui dissimulent ces vices sous des charmes indéniables et un véritable jeu de l’innocence.
Enfin, ce qui finit de rendre ce film insupportable, c’est bien sûr la violence brute qui l’habite, ça me dirait vous, il y a un grand nombre de films qui la traitent de façon plus ou moins réussie mais, même si certaines longueurs se font un peu ressentir par moment lors de la préparation de la vengeance, il faut avouer que la qualité de la mise en scène et surtout du montage finissent par la rendre quasi insupportable. D’autant plus quand celle-ci traite de la mort d’enfant, thème Ô combien difficile surtout par les temps qui courent et pour lequel rien ne nous est épargné sans toutefois tomber dans le voyeurisme poissard.

Chan Wook Park, par ce film, termine sa trilogie de la vengeance amorcée avec « Sympathy for Mr Vengeance » et dont le point d’orgue, le chef d’œuvre instantané est le deuxième opus intitulé « Old Boy ». Son travail de mise en scène est tout aussi remarquable et même si quelques petites longueurs se font sentir environ aux ¾ du métrage, vous serez scotchés par la qualité visuelle de l’ensemble, par l’interprétation tout simplement divine de Lee Young Ae et de Choï Min Sik. Néanmoins, l’univers féminin mais sordide qu’il décrit et le fait divers qui sert de source à la trame scénaristique ainsi que l’hyper violence sèche et à l’état brute rendent peut être ce film un peu moins accessible au grand public que les deux précédents. En reste néanmoins un excellent film…mais pour ce brillant réalisateur, il me semble que dorénavant, il faudra passer à autre chose pour éviter de tourner en rond.


L'Image : 3/3

Détails techniques : Format Video : 16/9 – Ratio : 2.35:1

Avis : Perfection absolue pour le master qui ne souffre d’aucun défaut. Malgré la multitude de pistes sonores disponibles, la compression est de haut vol, sans aucun artefact et au grain totalement absent. Un top image sur toute la longueur du film !!!


Le Son : 3/3

Détails techniques : 5.1 Dolby Digital et DTS en français & coréen– Sous titres : Français

Avis : Le doublage est très bien fait surtout pour les personnages principaux. Alors pourquoi ne pas se précipiter sur la piste DTS française qui brille par sa précision et son dynamisme. La DD est aussi très bonne. Les puristes préfèreront la Vo DTS à l’aspect moins post doublé.


L'Interactivité : 2.5/3

L'ergonomie des menus :
Superbes menus 16/9ème, extrêmement sobres, Ils incluent dans la partie inférieure les titres de chaque page, dans la partie supérieure défilent en décoloré et sur fond blanc, entourées par les portraits des deux protagonistes principaux des images symboliques du film. Au milieu et tout en haut, sont inscrit les titres français en rouge et en grosse taille sous titré du titre original en plus petit. Excellente lisibilité avec de belles transitions effectuées part un fil barbelé


Les bonus :

Disque 1 :

  • Version cinéma.


  • Disque 2 :
  • Version director’s cut du film
  • Présentation de cette version par le réalisateur
  • Commentaire audio par le réalisateur et l’actrice principale
  • Commentaire audio par le réalisateur et l’équipe du film


  • Disque 3 :
  • Making of commenté par l’assistant réalisateur
  • Interviews de 5 membres de l’équipe et qui à mon goût sont bientôt promotionnelles
  • Le style de Lady Vengeance regroupe des interviews de l’équipe technique et sur ce qu’ils ont apporté au film
  • Scènes alternatives commentées par le réalisateur
  • Présentation du film à Venise
  • Diaporama et galeries d’affiches
  • 4 bandes annonces de la collection HK


  • Une édition au contenu plutôt conséquent mais qui ne brille par forcément par son intérêt, les interviews recueillies étant beaucoup trop conventionnelles. On appréciera par contre les commentaires audio et la disponibilité dans des conditions quasi identiques de la version ciné et de celle du réal….et puis, il y a le packaging !!!


    Les Visuels : 1/1



    La pochette / Le packaging

    Waouhhh! Quelle beauté ce coffret. S'il est vrai qu'on perd l'effet collection avec les anciens boîtiers déjà bien beaux, on peut dire que les derniers parus (The Blade, New Police Story...) sont de pures merveilles. Ici, on appréciera un très beaux digipack 3 volets inséré dans un solide surétui majoritairement blanc aux côtés d'un petit livret complémentaire. Quasi aucune inscription, des tons homogènes sur toute la surface du boîtier, c'est vraiment la grande classe!

    [ Voir le Top Packaging pour ce DVD ]



    La sérigraphie

    Voilà trois sérigraphies qui respirent l'odeur de sainteté. En plus de se montrer impeccable en terme de qualité d'impression (mate) et de définition, elles illustrent toutes trois l'héroïne avec une sorte d'auréole derrière la tête mais dans des positions légèrement différentes (face, 3/4...) On regrettera que la mention parfaite ne soit pas atteinte à cause de texte légale certes bien placé et écrit fin mais un peu trop volumineux par sa quantité.

    [ Voir le Top Sérigraphie pour ce DVD ]


    Note Finale : (18.5/20)

    Commentaires concernant cette critique

    - le 24/06/2006 à 10:23 par asiafan : Je n'ai pas vu le film de peur d'assister à un Old Boy 2 tant les thèmes se ressemblaient: ta critique à l'argumentation toujours irréprochable (et ne dévoilant jamais le film, ; ) ) me prouve que j'ai eu tort. Dommage qu'il n'y ait pas un disque pour la BO.

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